mercredi 31 décembre 2008

Au delà d'un CAC40 en baisse de 42%

Retour sur une folle année boursière, mais peut-être et surtout au delà d'un indice boursier qui perd 42%, sur un changement de comportement des acteurs économiques. Jusqu'au mois de septembre 2008, les entreprises et les financiers vivaient presque normalement leur année certes parsemée de crises diverses, mais toujours surmontables ou surmontées.
Mais la faillite de la banque d'affaires géante, Lehman Brothers, abandonnée par Henri Paulson, ancien de Goldman Sachs, les hasards n'existent pas, aura conduit l'ensemble du système financier et de ses acteurs à penser que le modèle dominant pouvait s'écrouler, comme en son temps le Mur de Berlin. Pendant plusieurs années, la Bourse, et la plupart des indices donnaient satisfaction à ceux qui y avaient investi. Et comme l'immobilier avait lui aussi flambé, il était rare de trouver des critiques, des remarques sur l'exhubérance des marchés, car la croissance économique, tirée par les pays émergents, était au rendez-vous. Dans ces conditions, par beau temps, sans nuages à l'horizon, commencer à se préparer à la tempête peut paraître absurde, et rares sont les capitaines qui sont prêts à l'accepter.
C'est pourquoi c'est finalement tard dans l'année 2008 que les entreprises (en dehors des banques) ont reconnu un ralentissement d'activité et des marges.
Vous avez peut-être comme moi entendu aussi ces anecdotes sur des particuliers fortunés voulant retirer à tout prix leur argent de la banque dans laquelle ils se trouvaient, comportement de panique ou intuitions sur l'année 2009 ?
Des leçons devraient être tirées de cette crise financière, boursière, économique, mais comme souvent le comportement humain est à la base de celles-ci, changer l'homme est un trop vaste programme. Quand on lit les commentaires de sénateurs Démocrates, affirmant qu'ils ne savent pas où se trouve l'argent du plan Paulson, et que les banques américaines bénéficiaires ne souhaitent pas donner plus d'informations, on comprend aisément qu'il ne faut pas se faire d'illusions.
La crise trouvera toujours des acteurs capables malgré leurs turpitudes avérées de s'en sortir au détriment d'autres qui devront faire face aux dégradations de la conjoncture et donc de la situation des entreprises.
S'en accomoder n'est pas obligatoire, trouver des régulateurs efficaces voire préventifs est souhaitable, une action de long terme consisterait aussi à élever le niveau de connaissance économique, ce qui donnerait plus de clés de compréhension des phénomènes de bulles et de ses conséquences. Car rien ne dit qu'une autre bulle n'arrivera pas plus vite que prévu, et nous devrons bien vivre avec.
Finalement, on peut penser au développement durable. Les catastrophes climatiques ne pourront pas êtres évitées, car les dégâts que l'homme a causé à la nature sont déjà avérés, cela n'empêche pas qu'il faut trouver les moyens d'économiser l'énergie et de réduire les gaz à effet de serre, pour éviter le pire.
Bonne année 2009, soyez créatifs, imaginatifs, l'important est de ne jamais désespérer.
Didier Testot