jeudi 5 février 2009

Escroquerie au Japon : Hara qui rit pas

par Didier Testot.
On serait tenté de dire "on vit une époque formidable" avec humour pour toutes les découvertes d'escroqueries en tout genre, mais pour ceux qui découvrent la vérité, l'humour passerait mal.
La dernière escroquerie en date, au moment ou j'écris ces quelques lignes, nous vient du Japon. D'après une dépêche de l'AFP, Kazutsugi Nami, c'est son nom, chef de l'entreprise de literie L et G en faillite, était "devenu au fil des ans un véritable gourou pour les investisseurs qu'il enrôlait". Il a été arrêté ce jour à Tokyo en même temps que 21 collaborateurs, toujours selon l'AFP. La technique de M. Nami ? Du classique.
Il promettait des rendements annuels de 36% aux investisseurs qui lui confiaient leur argent. 36% rien que çà.
Et l'AFP mentionne qu'il "avait également mis en circulation une monnaie virtuelle, baptisée "enten", combinaison des deux idéogrammes signifiant "yen" et "paradis", qu'il prétendait vouloir transformer en devise mondiale unique"(...). Ces "enten" étaient utilisables dans plusieurs hôtels, bazars et magasins en payant avec son téléphone portable, ou bien sur des sites de vente en ligne."
Voilà le tableau ; après les émules de Madoff aux Etats-Unis, le Japon s'y met aussi...Reste que la meilleure citation est à mettre sur le compte de Kazutsugi Nami lui-même cité par l'agence Jiji et que rapporte l'AFP : "Je suis la victime la plus à plaindre. Personne n'a perdu autant que moi. Vous devriez savoir que les hauts rendements s'accompagnent de hauts risques". Oui vous devriez savoir, en ces temps économiques difficiles, après l'euphorie des années folles, les investisseurs japonais ou pas, devraient le savoir : plus le rendement est grand, plus le risque est grand. Merci à ce monsieur de nous le rappeler ! A chaque fois, ceux qui ont oublié cette règle de base, en ont subi les conséquences.
Avec la multiplication des fraudes à l'échelle du Monde, due sans doute à l'attention portée par les médias à ces sujets en temps de crise, il faudrait peut-être suggérer la création d'un musée de l'escroquerie financière, avec les portraits des anciens et la possibilité d'y faire son entrée pour les escrocs révélés durant ces années de crise, et dont nous ne connaissons à ce jour pas encore le nom.


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