dimanche 1 mars 2009

Au delà de la semaine

par Didier Testot.
Le commentaire au jour le jour de l'actualité, j'ai eu l'occasion de le pratiquer il y a 18 ans dans le quotidien la Tribune. Commentaires sur les marchés financiers, coup de fil aux gérants et autres spécialistes des marchés pour faire une synthèse de l'actualité financière.
Internet nous a donné aussi cette possibilité à travers les blogs. Si cet exercice est intéressant, il est souvent répétitif pour la Bourse.
Si l'on s'arrête un instant (pour des vacances, pas le temps d'écrire, etc..), on voit que rien n'a changé, au contraire.
Les plans américains ou européens de relance de l'économie se succèdent, les entreprises de leur côté continuent à serrer les boulons, et au final les Etats prennent le contrôle de fait ou de droit des banques. En France, c'est l'un des conseillers du Président Nicolas Sarkozy, François Pérol, énarque, qui va diriger la deuxième banque du pays issue de la fusion des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires. Cela crée forcément des remous en France, mais est-ce vraiment original ? François Pérol rejoint d'autres patrons de banque passés par des cabinets ministériels comme Michel Pébereau (BNP Paribas), Daniel Bouton (Société générale)...Certes ceux qui attendaient une rupture en France vont à nouveau manger leur chapeau, mais comme ce mot a vocation à rester dans les placards de l'Histoire française, oublions-le comme une mauvaise pub qui a vieilli rapidement.
Reste donc la situation économique qui s'aggrave, Citigroup qui va sans doute être partiellement nationalisée (The Wall Street Journal), un euphémisme pour dire simplement que la première banque américaine est à bout de souffle et que seule l'intervention de l'Etat américain peut y changer quelque chose. L'indigestion d'actifs toxiques aura eu raison des "meilleurs" banquiers.
Pas la peine d'évoquer la descente aux enfers de quelques poids-lourds du CAC40 sur des rumeurs d'augmentation de capital, même si certains dirigeants d'entreprises doivent se poser la question de l'efficacité de leur communication financière : quand les investisseurs n'écoutent plus, il faut chercher où est la faille.
Une semaine, c'est pas grand chose, mais c'est suffisant pour souffler avant à nouveau de replonger dans un quotidien dont on cherche à ce jour une lueur d'espoir.
Depuis de nombreuses années, je la trouve pour ma part dans les entrepreneurs qui tout en étant conscient que la période est particulièrement difficile, voire inédite, trouvent matière à développer leurs entreprises, loin des polémiques, avec le soucis de la pérennité de leurs investissements.
Bref au delà de la semaine et du court terme, il faut voir plus loin pour avancer.

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