mercredi 21 avril 2010

Le capital investissement et le financement des PME

par Didier Testot

Sur la Web TV www.labourseetlavie.com, le débat économique "L'Economie en VO" s'est intéressé au capital investissement. Après une année 2009 en forte baisse dans ce secteur comment les acteurs du secteur investissent dans les entreprises ? 
Dans la première partie, nous avons également évqué la stratégie et les perspectives pour la Bourse.  Avec trois invités : Matthieu Grouès Directeur des Gestions chez Lazard Frères Gestion qui détaille la stratégie de sa maison pour 2010, et deux invités dans le capital investissement :
Charles Letourneur Co-fondateur d'Alven Capital et Bernard Pullès Associé chez OTC Asset Management. 


Dans la deuxième partie, nous abordons le rôle du capital investissement.
Comment les produits ISF sont venus alimenter ce marché ?  Comment les entreprises sont-elles sélectionnées ? Quel accompagnement pour les chefs d'entreprises ? De quelle manière se font les nouvelles entrées dans les entreprises ? Comment la crise a changé les relations entre entreprises et investisseurs ? 

Enfin, dans la dernière partie de l'Economie en VO, quelles perspectives sur les marchés financiers ? Réponse avec Matthieu Grouès Directeur des Gestions chez Lazard Frères Gestion.
Comment évolue la stratégie d'investissement ? Dans le capital investissement, les dossiers sont dans les cartons. Le marché s'est ouvert aux Etats-Unis encore faiblement. Quelles sont dans ce domaine les perspectives 2010 ? Comment les nouvelles règles prudentielles pour les investisseurs institutionnels vont-elles modifier le secteur ? Charles Letourneur Co-fondateur d'Alven Capital et Bernard Pullès Associé chez OTC Asset Management reviennent sur ces thématiques.
A l'heure ou les PME cherchent des capitaux, L'Economie en VO est un miroir de ce que font certains investisseurs et de la manière dont ils accompagnent les entreprises.



lundi 19 avril 2010

Goldman King of the World pour combien de temps ?

par Didier Testot
Goldman Sachs sous le feu des attaques de la SEC a fait trembler les marchés financiers.
Même si la charge est rude : "Goldman fraud charges trigger possible wider crackdown", cette histoire typiquement américaine nous rappelle d'abord tout le poids que représente cette banque d'affaires dans les échanges sur les marchés financiers du Monde.
Dans un marché des fusions et acquisitions qui a baissé retrouvant des niveaux de 2003, en raison de la crise financière, c'est Goldman Sachs qui est la première banque conseil en fusions et acquisitions sur douze mois glissants selon Mergermarket cité régulièrement par l'Agefi Hebdo.  
Oui la crise a bien eu lieu pour Goldman Sachs mais pour elle c'est déjà fini, pas pour ceux qui aujourd'hui sont victimes du système lié à cette bulle des subprimes et la création de produits plus exotiques les uns que les autres.
Goldman Sachs s'est défendu dans une lettre aux actionnaires contre les accusations selon lesquelles elle a profité du sauvetage d'AIG par l'État, et parié contre des clients auxquels elle vendait des actifs risqués liés à l'immobilier. C'est le jeu.
Un dossier à suivre pour les investisseurs et les autorités, tellement le poids de Goldman Sachs sur les marchés est essentiel. 
Selon la tournure prise par ce dossier, les régulateurs pourraient agir dans tel ou tel sens ; pour l'instant, les banques dans leur ensemble patissent des agissements reprochés à Goldman Sachs. 
Comme JP Morgan et feu Lehman Brothers, Goldman Sachs doit faire face à la défiance d'investisseurs désireux de changer de modèle. Jusqu'où sont-ils prêt à aller ?
Selon cette réponse, les deux "sorcières" capables de faire ou de défaire n'importe quel marché ou de destabiliser un Etat, pourront continuer de mettre en oeuvre leur "savoir-faire" ou devront changer de modèle.
A ce propos une excellente animation (en anglais) du dossier par le Wall Street Journal

dimanche 11 avril 2010

Automobile : Après l'accord Renault Nissan avec Daimler AG

par Didier Testot

L'annonce d'un accord de partenariat le 7 avril entre l'Alliance Renault Nissan et Daimler AG a fait l'objet d'une conférence de presse des deux pdgs Carlos Ghosn et Dr. Dieter Zetsche, Président du Conseil d'administration de Daimler AG et Directeur de Mercedes-Benz Cars. Les deux pdgs ont vanté les mérites de cette coopération pour convaincre les investisseurs de sa nécessité.

(photo media.renault.com)

Comment comprendre cette nouvelle coopération ? Quelles conséquences pour Renault Nissan et Daimler AG ? Comment évolue ce marché automobile ?

C'est l'objet de l'entretien vidéo avec Pierre Boucheny Responsable de la Recherche Kepler Capital Markets et spécialiste de ce secteur automobile.

Vidéo à voir ici: auto

lundi 5 avril 2010

Quand la Fed dévoile ses actifs

par Didier Testot

On l'a souvent dit cette crise économique et financière est hors norme par son ampleur mais aussi par sa forme, au point qu'il a fallu plusieurs mois, sous la demande d'avocats, de membres du Congrès et de l'agence Bloomberg notamment, pour que la Réserve Fédérale américaine (celle de New York) dévoile enfin ses actifs.
Des actifs issus du sauvetage de Bear Stearns et de AIG. De la transparence au plus haut niveau des autorités monétaires, est-ce trop demander ? Cette transparence intervient de nombreux mois après la catastrophe, on comprend mieux pourquoi.

"As part of extending support to specific institutions, under section 13 (3) of the Federal Reserve Act, the Board of Governors of the Federal Reserve System in 2008 authorized the New York Fed to facilitate lending to three limited liability companies—ML, ML II and ML III. ML was formed to facilitate the merger of The Bear Stearns Companies, Inc. and JPMorgan Chase. The New York Fed extended credit to ML to acquire certain assets of Bear Stearns", peut-on lire sur le site de la Fed de New York.


La Fed a donc acheté des actifs "toxiques" pour faciliter la fusion des deux banques d'affaires. C'est le contribuable américain qui a bien sauvé Wall Street, pour ceux qui auraient encore des doutes, et ce dans le plus grand secret jusqu'à aujourd'hui sur la nature des actifs.

Un coup d'oeil aux fichiers mériterait davantage de commentaires de professionnels pour les identifier (extraits des Maiden Lane LLC Holdings) :






Voilà donc "quelques" lignes d'actifs qu'on trouve aujourd'hui dans le bilan de la Fed de New York. 


Instructif, à mettre dans les manuels d'histoires économiques ! En espérant qu'elle (la Fed) saura trouver l'occasion de revendre ces actifs "toxiques" au cours des prochains mois. A défaut cela voudrait dire qu'elle aussi a pris des risques inconsidérés comme les banques qu'elle a voulu sauver. Inimaginable, impensable à ce stade ! La crise financière nous conduit à nous méfier des certitudes. A suivre.