mardi 26 avril 2011

Y-a-t-il une nouvelle bulle sur les valeurs technologiques ?

par Didier Testot

Débat économique « l'Economie en VO » : Y-a-t-il une nouvelle bulle sur les valeurs technologiques ?

La Web Tv http://www.labourseetlavie.com/ vous invite à regarder son nouveau débat économique « l’Economie en VO » qui s'intéresse à la bulle internet et à l'attrait pour les valeurs technologiques.

Rumeurs d’acquisitions, projets d’introduction en Bourse, le secteur technologique est de nouveau en ébullition. Du coup se pose à nouveau la question de la bulle internet comme en 1999, cette crainte est-elle justifiée, qu’est ce qui a changé dans le secteur ? Quels sont les nouveaux acteurs de l'internet, du mobile, comment évolue ce secteur ?

Nos invités pour ce débat économique : Catherine Barba fondatrice de Malinea agence conseil spécialisée dans la mise en œuvre de stratégies digitales et e-commerce. Pascal Chevalier Président de Netbooster, spécialiste du référencement et Benoit Flamant Directeur Général IT Asset Management Société de Gestion.

Le débat commence par un point sur la thématique avec Benoit Flamant et nous poursuivons sur 2 autres parties de 8 minutes notre débat.

Un sujet dont on aura sans doute l'occasion de reparler lors des introductions en Bourse des valeurs concernées.
 

vendredi 22 avril 2011

Renault : Bad Governance Made in France

par Didier Testot.
Lorsqu'on s'intéresse à la Bourse de Paris, il faut toujours avoir le réflexe actionnaires. Qui est actionnaire de la société ? Quels dirigeants ? Pour mieux comprendre le fonctionnement d'une entreprise. Le cas Renault est retombé dans l'oubli médiatique grâce à une interview de Carlos Ghosn dans les Echos indiquant sa "conviction que, pendant une crise, un capitaine n'abandonne pas le navire. Le Pdg de Renault et de Nissan a donc sauvé sa tête et tout le monde y compris l'Etat serait content.
Pourtant, c'est le même Carlos Ghosn qui avait fait rêvé les analystes financiers et les investisseurs en leur promettant une marge opérationnelle de 6%.
Comme pour les hommes politiques, les dirigeants d'entreprises devraient être soumis à leurs promesses : Le contrat 2009 élaboré par Carlos Ghosn était ambitieux comme toujours : "Renault, constructeur généraliste européen le plus rentable. La performance de l’entreprise sera mesurée par la croissance de la marge opérationnelle, dont l’objectif est d’atteindre 6% en 2009. Ce niveau record sera dépassé dès l’année suivante. Cet objectif permettra d’assurer durablement la position de constructeur généraliste européen le plus rentable".
J'avais eu l'occasion de partager ce chiffre de 6% avec un équipementier qui m'avait dit texto : "Il est fou, pourquoi donner ce chiffre, ce n'est pas possible..." Pourtant les investisseurs subjugués par la baraka de Carlos Ghosn le suivront jusqu'à la chute et la confirmation que Renault ne pouvait pas réaliser une telle performance.
L'affaire d'espionnage qui a défrayé la chronique reléguant Renault dans la rubrique des faits divers ne peut pas être imputée au seul Directeur Général Patrick Pelata. 
A moins que le capitaine du navire estime qu'il n'a rien vu, rien fait, pendant toutes ces années. A l'origine il était venu comme le "cost killer",  "apprécié" comme d'autres dans l'industrie pour ses qualités de réducteur de coûts. 
Au final Renault ne produit plus grand chose en France, il a "réussi" sur ce plan,  mais la question principale devrait être :
Est-ce que Renault Nissan est une réussite pour Renault ? 
A en juger par la pdm de Renault en Europe et la place de leader d'un Volkswagen son voisin et rival historique, l'Alliance n'a pas apporté tous les effets escomptés. 
Et qui est capable aujourd'hui de dire en voyant une "Latitude" passer dans la rue, tiens c'est une Renault ? Le style Renault insipide des dernières années n'a pas aidé. La Laguna ou le Scenic étaient déjà de vieux modèles dès leur sortie. 
Un autre contact dans l'industrie automobile me disait, le pdg pense "que les gens doivent faire des efforts pour reconnaître une Renault" et ce n'est pas à Renault de s'adapter ! 
A voir la concurrence, les autres constructeurs ne demandent pas tant d'efforts. Une Audi est reconnaissable, une BMW aussi comme PSA qui vient de faire avec ses deux marques Peugeot et Citroën une vraie évolution dans le design, qui est au coeur de la réussite depuis longtemps dans l'automobile.

Alors Carlos Ghosn intouchable parce qu'il a la clé de l'évolution de l'Alliance Renault Nissan ? C'est à ce jour le cas et l'Etat semble s'en satisfaire.
Est-il heureux à ce point de constater que la  capitalisation de Renault en Bourse moins de 11 milliards d'euros fragilise le groupe et la marque française ?
On ne peut pendant des années incarner un groupe, deux marques, une alliance, et dire je reste parce que la crise est grave. Les politiques le font sans vergogne depuis des années, après des échecs, les dirigeants d'entreprises doivent assumer. Je n'imagine pas si Renault était encore un groupe familial une telle issue.
Renault a besoin, l'affaire d'espionnage bidon étant intervenue au pire moment, de sang neuf pour incarner une stratégie qui jusque là après le "cost killer" s'est finalement enlisée dans la "bad governance".

lundi 4 avril 2011

Coupe de l'Info 2011 suivez LA BOURSE ET LA VIE TV dans ses oeuvres



par Didier Testot.
Attention, cette vidéo LA BOURSE ET LA VIE TV réalisée à Courchevel risque de vous faire tourner la tête, Didier Testot après David Pujadas (France 2), lors de la Coupe de l'Info qui s'est déroulée à Courchevel, le 19 mars 2011, un clin d'oeil pour une Web Tv pas comme les autres. Derrière la Bourse, il y a la vie, toujours une aventure humaine. Bonne descente.

dimanche 3 avril 2011

Bourse : Ce que Fukushima dit

par Didier Testot.
Révoltes arabes, Libye, pétrole, Japon, nucléaire, catastrophe humaine, écologique, économique...Les dernières semaines ont été riches en évènements non prévus, dramatiques et incertains. L'incertitude, c'est ce que détestent bien entendu les investisseurs.
Et là ils ont été servis, voyant les prix du pétrole gonflés par les inquiétudes sur l'approvisionnement et la spéculation, des entreprises en attente de composants en provenance du Japon, pays au combien indispensable à la fabrication de nombreux produits (automobile, électronique...), dont on mesure mal encore toutes les conséquences.
Cette incertitude fait pourtant partie de la vie et la Bourse n'en est pas exempte, simplement dans ces périodes les investisseurs doivent revoir leurs choix d'investissement, à mesure que le risque augmente.
Dans cette période, nous avons pu interroger plusieurs responsables de gestion qui nous ont détaillé leur manière d'aborder ces sujets et leurs implications.
Ils sont sur la Web Tv dans la rubrique Bourse, avis d'experts.

A noter cependant dans cette période, quelques couacs.
Ainsi une responsable de la communication d'une société de gestion, qui me dit lorsque je souhaitais poser des questions sur l'actualité et notamment sur les conséquences de ce cataclysme japonais, que les gérants ne souhaitaient pas en parler. La consigne : On ne parle pas du Japon  !
Etonnant ! Choix commercial sans doute, mais qui semble oublier que depuis 2008, le monde financier a changé. Il serait étonnant que les clients acceptent le silence sur un évènement majeur au prétexte que commercialement parler du nucléaire, ce n'est pas vendeur.

Pourtant la crise financière que nous avons vécu, et qui n'est pas terminée sur le fond, a révélé les carences d'un système opaque, et la demande de transparence devrait aussi amener à dire qu'on ne sait pas, car sur le risque nucléaire, personne ne sait en réalité, jusqu'où la catastrophe peut aller, le pire n'est pas mesurable...Dans des périodes incertaines, les clients ont droit à des explications pour le moins.
Reste aussi aux financiers à parler Investissement Socialement Responsable pas seulement lorsque cela les arrange, à l'occasion d'un lancement d'un produit, mais tous les jours dans leurs manières d'aborder le Monde, en choisissant des actifs qui peuvent amener de la rentabilité, c'est leur métier, mais une rentabilité qui puisse garantir la pérennité d'une planète dont nous sommes tous les locataires provisoires.
Le Japon est d'abord un révélateur de nos faiblesses, en agissant à court terme, plutôt qu'en envisageant le long terme. A chaque fois qu'on voit à la Télévision Fukushima, on ne peut s'empêcher de penser : mais pourquoi l'ont-ils construite là cette centrale, pourquoi ? Un peu tard.