mercredi 9 mai 2012

Bourse - Europe - Crise : L'heure de vérité pour la France

par Didier Testot.
Ce n'est pas ici que vous lirez un article plein de caricatures, ou auto-congratulant l'auteur, ce n'est pas dans le style de la maison. Le titre "heure de vérité" est simplement celui d'une réalité. Depuis 2008, malgré toutes les mesures et ou actions des gouvernements européens, nous avons désormais la certitude que rien n'est réglé, les investisseurs eux le savaient déjà.
Les politiques, dont le duo européen de tête Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont dans cette période, surtout gagné du temps et mis des rustines là où il fallait, sans pour autant changer les fondamentaux de l'Europe. L'Europe, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, est une Union monétaire avec des Etats qui ne peuvent pas trouver les moyens de leur croissance. L'austérité décrétée si elle peut être jugée légitime par les prêteurs, ne l'est plus par les peuples. Et sans ou contre les peuples, l'Europe ne peut pas avancer. La Grèce en est aujourd'hui un symbole, malgré elle, l'Espagne aussi.
Cette Europe qui ne fonctionne plus c'est celle "inventée" par l'Allemagne à son seul profit. En période de croissance, les autres Etats pouvaient s'en sortir, mais en période de crise, seule l'Allemagne tient la corde.

Photo AFP (Nicolas Sarkozy et François Hollande)
Nicolas Sarkozy qui montre la voie à François Hollande sur cette photo n'est sans doute pas mécontent d'en finir avec ce climat européen délétère. Il aura essayé de trouver des solutions, mais "sa" faiblesse, "notre" faiblesse est venue du fait tout simple que nous ne faisions pas le poids face à l'Allemagne, car depuis dix ans, nous avons attendu la crise pour tenter de nous réformer. Si il y a dix ans nous avions fait les "efforts", vilain mot en France, pour un Etat et des Régions plus efficaces et qu'un Gerhard Schröders de droite en France avait donné le ton, nous aurions alors pu dire à l'Allemagne qu'il fallait changer le système et que l'hétérogénéité de l'Europe devait conduire à des aménagements. L'Allemagne qui l'avait fait avec l'Allemagne de l'Est aurait pu l'admettre plus facilement. Une Union monétaire, n'est pas forcément, une Union où tous les membres avancent à la même vitesse. On admet aisément que la Californie n'est pas L'Arizona, mais pas que la Grèce n'est pas l'Allemagne.

En 2012 faute d'efforts, pas forcément identiques, car chaque pays doit trouver sa voie, François Hollande va tenter un coup politique dont la France a le secret et dont avec Nicolas Sarkozy elle s'était déjà illustrée, la politique des "coups" pour faire admettre aux autres que notre système que nous n'avons pas réformé, est le seul qui vaille. Oui il faut de la croissance en Europe, oui il faut que cette Europe donne de l'espoir plutôt que du désespoir qui amène les extrêmes au delà du folklore, à être en position d'arbitre. Il faudra donc aussi que la France prouve sa bonne foi, son intelligence pour se réformer, si elle ne donne pas de gages mais uniquement remue des épaules, la crise s'amplifiera, et tous les Français comme les européens vivront encore plus durement cette absence de vision politique.
A l'image des entreprises de notre pays, dont je côtoie depuis de nombreuses années les dirigeants (www.labourseetlavie.com) et que j'ai vu s'adapter à notre nouveau monde, la France (administration, Etat, collectivités, services publics,...) doit aussi le faire, pour le bien de tous. 
Quel homme politique a-t-il essayé une fois de faire en sorte qu'un Etat plus efficace au service de tous, soit moins pléthorique ? Pas beaucoup de noms à sortir du chapeau et pour cause depuis 1973, la fuite en avant nous a conduit à une seule image : la France symbolisée par le Coq, les pieds dans la merde et qui chante toujours fort !

Faisons un audit de ce qui marche, de ce qui ne marche pas, la Cour des Comptes le dit tous les ans, et avançons. Ensemble oui, mais avec lucidité, et croire qu'avec 60.000 fonctionnaires de plus on peut régler un problème et plus de 30 ans de fuite en avant, est illusoire. 
Des fonctionnaires efficaces oui, mais cela veut dire que là où ils vont être, on pourra mesurer leur nouvelle efficacité, sinon, désillusion à venir. Tout le monde sait que certaines personnes ne servent à rien dans l'Etat et les collectivités. Récemment, d'anciens fonctionnaires me parlaient d'un service au sein d'un Ministère, qui en était l'illustration. Cela se sait, il faut du courage pour expliquer que cela ne peut plus continuer. 

En 2007, la perspective d'un échec de Nicolas Sarkozy était le Front National, François Hollande peut n'être qu'un intermède, ou celui qui prendra conscience, que la politique doit changer, et devenir efficace dans la crise en mettant en oeuvre les mesures qui conduiront à plus de compétitivité, encore un mot qui fait peur, à côté d'une Allemagne qui a su elle profiter de l'Europe.
En Bourse, ou pour notre Dette, les investisseurs ne font qu'acter cette efficacité d'une politique, et sa crédibilité, on ne parle donc pas uniquement de rigueur mais bien aussi de croissance, mais comme notre dette est entre leurs mains, tout le monde, sans avoir fait Polytechnique ou l'Ena, comprend que c'est à eux que nous devons des comptes, comme à notre banquier, pour le particulier qui a un découvert.

Après les belles phrases, les débats sur la forme, les soirées électorales, voici le fond et cela commencera le 15 mai avec le nouveau Gouvernement. 
2007-2012 : soit la France se réforme, "le changement c'est maintenant" devient une réalité, ou alors "tout devient possible", mais là, le pire est plus probable que le meilleur. Et pas besoin d'être un intervenant médiatique des plateaux de Télévision pour le deviner. 
Juste un citoyen, journaliste, qui à travers ses invités, a vu notre Monde changer, et la France garder ses illusions. 

mardi 1 mai 2012

Bourse - Dette - Europe : Regard de dirigeants d'entreprises sur leur stratégie

par Didier Testot

Bourse - Dette - Croissance, malgré le rebond du début d'année, plus technique que sérieux, les investisseurs ont pu douter à nouveau des perspectives de l'économie mondiale, et notamment de la zone euro qui reste avec ces problématiques de dette et de croissance.
2012 ressemble pour l'instant à 2011, un départ euphorique et des doutes, c'est surtout le signe que les questions essentielles pour sortir de cette crise ne sont pas réglées.
Du côté des entreprises en revanche, toutes ne se valent pas, et c'est là que l'on pourra se rendre compte de celles qui pourront en 2012 continuer leur croissance, la consolider, voire la renforcer. Après Bruxelles, c'est à Paris que nous avons rencontré des dirigeants d'entreprises. Dans des secteurs très divers.
Certaines entreprises ont revu leur business model, d'autres se sont adaptées à leur nouvel environnement, la crise est là mais toutes doivent faire avec. Un éclairage pertinent au-delà des mouvements de marchés. Comme toujours, la crise permet à certaines entreprises de consolider leur croissance, à d'autres de conquérir de nouveaux marchés, et ce même si les questions de dettes et de croissance, en Europe, pour le moins, resteront au coeur des inquiétudes des investisseurs.
Nos invités témoignent.

Des smalls et midcaps, avec les dirigeants d'entreprises en vidéos.

Galliane Touze Secrétaire Général Econocom
Marc Verdet Président Directoire Groupe Traqueur


Rik de Nolf Administrateur Délégué Groupe Roularta
Julien Meriaudeau Directeur Général SQLI


Gérard Soula Pdg Adocia
Alain Falc Pdg Bigben Interactive


Alain de Salaberry Président Directoire Quantel
Rodolphe Peiron Directeur Financier Capelli


Guy Chifflot Pdg Orapi
Philippe Brégi Pdg Egide
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