vendredi 27 décembre 2013

Zapping Bourse : Marchés américains et perspectives

par Didier Testot
Wall Street au plus haut, une année 2013 record, bien sûr la Réserve Fédérale américaine (Fed) et sa politique accommodante y est pour quelque chose, mais c'est l'occasion d'interroger des professionnels sur ce qui se passe et comment ils voient ce marché.
Pour un bilan et perspectives Bourse 2014, les invités de la Web Tv http://www.labourseetlavie.com ont donné leur sentiment sur les marchés américains.

Dans ce Zapping Bourse : Christian Jimenez (Diamant Bleu Gestion), Frédéric Rollin (Pictet AM), Frédéric Jamet (State Street), Fabrice Cousté (CMC Markets).



Et aussi un autre regard toujours pour un bilan et perspectives Bourse 2014 : Virginie Robert (Constantin Associés), Nathalie Renson (Primonial AM), Isabelle Enos (B*Capital), et Gaëlle Malléjac Groupama AM.



Les vidéos complètes de mes invités seront en ligne dans quelques jours, et nous évoquerons avec eux, un bilan de l'année 2013 et aussi les perspectives en Europe, et/ou sur les marchés émergents.

samedi 21 décembre 2013

Labourseetlavie.com ne découvre pas le coeur artificiel de Carmat en 2013, elle le connait depuis 2010

par Didier Testot
Cela fait désormais plusieurs mois que des ministres, un Premier Ministre ou un Président de la République communiquent sur telle ou telle entreprise française exemplaire dans tel ou tel domaine. Biotechnologies, Medtech, souvent des PME ou des ETI peu connues du grand public, mais très souvent traitées lorsqu'elles sont cotées en Bourse, par la Web Tv www.laboursetlavie.com. C'est le cas de la dernière en date félicitée par le Président de la République, Carmat, qui fabrique un coeur artificiel et qui a réussi la première transplantation sur un malade.
Il se trouve que Carmat n'est pas une inconnue, et nous avions même parlé en septembre dernier avec son Directeur Général de cette transplantation, Marcello Conviti nous exposait la stratégie de l'entreprise et ses projets. Mais c'est depuis son introduction en Bourse, en 2010 que nous suivons cette entreprise : http://www.labourseetlavie.com/recherche.html?q=carmat

Ravi que le Président de la République découvre un savoir-faire français dans ce domaine, et je l'invite ainsi que son Premier Ministre et ses Ministres du redressement productif ou pas, à parcourir le contenu de la Web Tv www.labourseetlavie.com, première base de données à ce jour sur les PME grandes ou petites cotées à la Bourse de Paris. 
Des pépites en France, il y en a, souvent du côté des PME, ou des ETI, et elles sont à mettre en avant, car si l'on revient un instant à ce projet de coeur artificiel, c'était un pari fou, voyez ce qu'en dit l'un des actionnaires historiques, le fonds Truffle, et son Président Philippe Pouletty, sur ces entreprises avec des technologies de rupture" : http://www.labourseetlavie.com/videos/l-interview/philippe-pouletty-fondateur-truffle-capital,910.html

Alors Bienvenue Monsieur le Président et n'oubliez pas que ces PME - ETI sont aussi l'avenir de la France, et que votre courbe du chômage que vous regardez de près me semble-t-il, pourrait vraiment s'inverser si vous donniez "vraiment" de l'air à ces PME pour qu'elles grandissent et conquièrent le Monde.

dimanche 15 décembre 2013

Paolo Bulgari vend des titres LVMH pour 114 millions d'euros (Paolo Bulgari sold LVHM shares for 114 M€)

par Didier Testot
C'est donc avant Noël que Paolo Bulgari, président du groupe de luxe italien, racheté en 2011 par LVMH vient de vendre massivement de ses titres LVMH, via son holding, cela avait déjà été le cas en 2012 (Challenges), cette fois-ci pour un montant total de 114 millions d'euros via plusieurs cessions de titres réalisées les 5, 6, 10 et 11 décembre dernier.
La dernière fois, la famille Bulgari avait évoqué un "financement d'impôts et d'autres coûts" (article de Challenges).


Few days before Christmas, Paolo Bulgari, Chairman of the luxury of the Italian luxury Group ,who was bought in 2011 by LVMH, has just sold massively his LVMH shares. It was the case in 2002 too, this time for a full amount of 114 million euros via several operations.
It was sold December 5th, 6th, 10th and 11th. 
The last time, the Bulgari family was explaining this operation by “financing taxes and other costs”. May be it will be the same for this year.





Le "Green", la France n'a pas de pétrole, des dirigeants d'entreprises ont des idées

par Didier Testot.

Lors du Clean Green Event organisé par CF&B Communication, auquel j'ai participé, j'ai eu l'occasion de rencontrer plusieurs dirigeants d'entreprises, parfois très jeunes, en phase d'amorçage, ou confirmées, des profils de dirigeants très divers, mais des convictions fortes, de même qu'une diversité de témoignages sur les besoins dans ce domaine, avec pour intervenant, qui dans le secteur de l'énergie, met en scène, ce que l'on appelle le "Smart Grid", Rolf Adam, le Responsable Energy & Smart Grid EMEA chez Cisco.
Ceux qui ont connu le Cisco des années 2000, comprendront que Cisco a changé et se développe sur ce secteur du réseau dans le domaine de l'énergie afin d'identifier les nouveaux services que les "utilities" pourraient fournir et également une meilleure connaissance de ce que font leurs clients (consommation, besoins énergie,...)
Rolf Adam (Director Energy & Smart Grid EMEA Cisco)

La force des convictions. 

C'est sans doute ce qui m'étonne le plus comme Régis Coat, qui nous dit qu'arrivé à la quarantaine, son projet est de transformer sa société pour devenir un industriel dans le secteur de la mobilité et des transports intelligents.

Renaud Attal, lance lui une plateforme collaborative (Co-recyclage.com) de dons pour des produits destinées au recyclage, nouvel outil qu'il compte décliner pour les collectivités qui si elles voient la masse des fameux "encombrants" 'en mesure pas toujours les aspects financiers. Le don et la mesure du recyclage peut-être utile dans ce cas. Une jeune entreprise en phase d'amorçage.

Confirmé, Lucibel a réussi dans le secteur des luminaires LED à se faire une place, en misant sur l'innovation, afin de se démarquer de la concurrence.


Interview Frédéric Granotier Président et... par labourseetlavietv

François Barsacq Pdg d'EasyLi explique comment l'innovation peut permettre dans le domaine des batteries Lithium- Ion, du sur-mesure et de nouveaux débouchés.

Et dans le solaire, l'Europe qui a tué son industrie solaire en se laissant envahir par les panneaux à bas coûts chinois, voit de nouvelles initiatives. Celle de Yuma, dirigée par Frédéric Navallon permet de comprendre que, dans ce secteur comme dans bien d'autres, il faut amener de nouvelles solutions technologiques, car se battre sur les prix est perdu d'avance. Une remarque que l'on trouve souvent quand on parle de l'industrie allemande qui a fait ce choix depuis longtemps.

Que dire de l'aventure dans l'automobile, avec la "Pariss", roadster électrique conçu par Damien Biro et ses équipes, fondateur et qui pour cela pense avoir trouvé le compromis avec une autonomie plus importante pour son véhicule, pouvant rassurer les acheteurs, et une batterie éprouvée.


Pour terminer, beaucoup des dirigeants interviewés étaient à ce rendez-vous annuel d'bord pour rencontrer des investisseurs, présenter leurs projet et/ou leurs réalisations, comment se porte ce marché, quelles sont les attentes des investisseurs, j'ai posé la question à Tanguy d'Everlange du cabinet Kalliopé.

Derrière le "Green", beaucoup d'entrepreneurs, beaucoup d'entreprises, qui doivent d'abord faire face aux décisions parfois irréfléchies (cf le solaire) et trouver de nouveaux débouchés, d'abord à l'étranger, s'ils veulent trouver de la croissance.

Tous les interviews Tv réalisées lors du Clean Green Event sont à voir ici :

http://www.labourseetlavie.com/videos/debat-economique-et-dossiers/

samedi 30 novembre 2013

Découverte de Carbios, dans la chimie verte : Interview de Jean-Claude Lumaret Directeur Général

Vidéo : Introduction en Bourse : Jean-Claude Lumaret Directeur Général Carbios - La Bourse et la Vie Web TV

par Didier Testot.

Une découverte, une nouvelle recrue en Bourse, dans la chimie verte, l'occasion de réaliser combien l'innovation est importante, recycler du plastique, le détruire "vraiment" , nous avons rencontré la société Carbios.

Extraits de notre interview à retrouver sur la Web Tv : http://www.labourseetlavie.com/videos/l-interview/introduction-en-bourse-jean-claude-lumaret-directeur-general-carbios,1480.html

Web TV www.labourseetlavie.com : Jean-Claude Lumaret, bonjour. Vous êtes le directeur général de Carbios. On va parler avec vous de votre introduction en bourse, on va parler ensemble de recyclages, de déchets plastiques, c'est un sujet majeur pour la société. L'introduction en bourse, pour vous, quel type d’étape c’est une étape fondamentale ?

Jean-Claude Lumaret, Directeur général de Carbios : C'est une étape essentielle dans la croissance de la société, d'abord parce que cela va nous permettre d'amplifier notre développement, d'accélérer notre développement, et puis de crédibiliser la société, et notamment quand on efface à des marchés aussi importants que ceux que l'on cherche à adresser, c'est très important d'être une société listée pour pouvoir discuter avec les grands opérateurs mondiaux.

Web TV www.labourseetlavie.com : Justement, quand on parle de ces déchets, je voyais 25 millions de tonnes de déchets plastiques produits par an en Europe, effectivement c'est très important, quel marché vous allez adresser principalement ?

Jean-Claude Lumaret, Directeur général de Carbios : Écoutez, moi je dirais c’est 280 millions de plastiques qui sont produits tous les ans, c'est devenu incontournable, la croissance est supérieure au PIB mondial, etc., mais cela génère 100 millions de déchets, et nous on a décidé chez Carbios que le plastique d'abord on l’émet, les déchets encore plus, parce que ce sont ces déchets qui vont devenir notre nouvelle matière première. Pour quoi faire ? Pour faire des nouveaux plastiques qui vont s'autodétruire après usage, quand on l’aura programmé, et puis aussi pour recycler, par exemple recycler des bouteilles pour refaire des bouteilles, ou encore utiliser cette manne de déchets avec peut-être aussi les déchets agricoles pour faire des biopolymères compétitifs face aux produits fossiles.

Web TV www.labourseetlavie.com : Oui, l'enjeu aujourd'hui c'est cela, c'est qu'effectivement ils sont faits principalement à base de pétrole, et donc il faut trouver forcément d'autres solutions si on ne veut pas rester avec ce problème mondial ?

Jean-Claude Lumaret, Directeur général de Carbios : Exactement, mon expérience dans ce monde-là me fait dire que Carbios va proposer une voie ou propose une voie très originale pour accélérer le développement de ces fameux biopolymères, pour les rendre surtout compétitif par rapport aux polymères fossiles.

vendredi 22 novembre 2013

Lettre à Pierre Haski (@pierrehaski) Co-fondateur de Rue 89 : Non la Bourse, ce n'est pas que le court terme !

par Didier Testot.
Avec les réseaux sociaux, Twitter, Linkedin, notamment, nous sommes confrontés à des discussions animées, parfois intéressantes, motivantes, étonnantes, inutiles, violentes, une diversité de possibilité à vrai dire infinie. C'est la nouvelle vie du journaliste à partir du moment, où il a décidé de s'exposer et de confronter sa propre expérience à celle des autres.
Récemment, j'ai été tellement abasourdi par la réponse d'un très médiatique journaliste, qui fait partie comme on dit du "microcosme" de la profession, que j'ai eu envie de lui écrire cette lettre, à l'ancienne, et pour la modernité sur ce blog, qui est justement le fruit de mon expérience professionnelle et de mon travail à la tête de la Web Tv www.labourseetlavie.com.

Cher Pierre Haski,

L'objet de ma lettre est venue de votre réponse sur la Bourse :



Puis celui-ci après ma réponse



J'ai d'abord le souvenir d'un débat au Press Club de France, où nous parlions des "journalistes entrepreneurs", et où vous racontiez vos levées de fonds, de la part de gentils donateurs pour le projet Rue 89, des capitalistes sans qui rien ne serait arrivé pour vous qu'une fin de carrière, certes riche, mais pas originale de ce point de vue, malgré votre talent. Tiens donc une levée de fonds !

C'est justement ce que font nombre d'entrepreneurs en visant la Bourse. Pas plus tard que cette semaine, j'ai rencontré la société Implanet et son dirigeant Ludovic Lastennet (Introduction en Bourse)
Peut-être que dans quelques années, vous aurez besoin d'un implant pour votre genou et si la solution vient d'une société cotée en Bourse, cela m'étonnerait que vous refusiez d'être soigné pour cette raison.

Plus sérieusement, l'entrepreneur est quelqu'un de respectable, il peut choisir la Bourse, s'il le fait c'est souvent parce qu'il pense qu'avec la Bourse, de nouveaux investisseurs peuvent l'aider à consolider, développer son entreprise, plus vite, et conquérir de nouveaux marchés. Il n'est pas dans une démarche à court terme. Ceux qui le sont ne restent pas longtemps.
L'ancienne direction de Vivendi a fait l'actualité au cours des dernières semaines, elle a confondu le court terme et la stratégie pour pérenniser une entreprise, la mettant en danger justement.

Depuis 1989, date de mes débuts dans le journalisme, au service Bourse du Figaro, puis la Tribune, j'ai rencontré des centaines de dirigeants, beaucoup d'entre-eux sont d'abord des autodidactes. Entrepreneurs, ils ont commencé avec peu de moyens, avec une petite équipe... J'ai eu cette chance d'en rencontrer dans les années 90 et de voir le chemin parcouru depuis, malgré toutes les contraintes, et même vous allez rire, par des financiers qui ont su créer un groupe industriel, leader mondial de son secteur.

La Bourse c'est la vie, derrière la Bourse, il y a des aventures humaines d'abord, ensuite que le court terme dans la réaction des investisseurs vous déplaise, soit, mais regardez plus loin que vos préjugés. C'est une formidable expérience, une image reconnue par les investisseurs du Monde entier pour l'entreprise, et même si la Bourse n'a pas toujours raison sur la valorisation des entreprises, cela n'empêche nullement ceux qui y sont d'avoir une stratégie qui sur le long terme, tient la route, et est reconnue par cette Bourse que vous n'aimez pas.

Depuis 24 ans, je vois les défauts de la Bourse, mais je vois aussi les qualités de ces entreprises qui ont su malgré toutes les contraintes, les crises financières mondiales, grandir, ces PME, ces ETI dont on nous parle en ce moment, certaines d'entre-elles sont devenues des grands groupes.

Sauf à ce qu'il s'agisse d'idéologie, quand vous achetez votre boite de haricots verts Bonduelle, jeter vos ordures dans un bac Plastic Omnium, faites cuire un blanc de poulet (Loué, groupe LDC),  et bien d'autres qui font l'économie française, vous achetez aussi la Bourse.

Si j'ai créé la Web TV www.labourseetlavie.com en 2009, c'est parce que je crois que l'économie doit être à la portée des Français, et qu'il faut leur donner l'envie de prendre connaissance des données économiques, de la vie des entreprises, des initiatives d'entrepreneurs, en faisant parler ceux qui sont au coeur de notre économie.

Sans caricatures, sans préjugés, cher Pierre, il est temps de changer de logiciel, la Bourse, si ce n''était que le court terme, le CAC40 n'aurait pas eu TF1 en son sein, TF1, petite PME au départ, comme Bouygues, sa maison-mère, également petite PME.

Oui derrière la Bourse, il y a toujours une aventure humaine. Et en passant votre chemin comme vous dites, vous passez à côté de nombreuses entreprises.

Appliquez donc ce conseil de mon premier employeur "la Bourse vous l'apprendrez sur le tas", c'est ce que je fais depuis le 15 décembre 1989, avec plaisir, et autant d'intérêt pour découvrir les nouvelles sociétés en Bourse.

Vous avez sans doute chez Rue89 parlé de la crise dans le secteur agroalimentaire en Bretagne, le Pdg de LDC (Loué, le Gaulois...) société cotée en Bourse, vient de publier ses résultats et il réagit à la crise, oui, c'est de la Bourse, pas du court terme, une société rentable dans le secteur leader européen
http://www.labourseetlavie.com/videos/entreprises-strategie-et-resultats/denis-lambert-pdg-ldc,1473.html

Vous êtes familier avec l'Histoire et voudriez peut-être appliquer la phrase de Vincent Auriol "La Bourse, je la ferme, les boursiers, je les enferme".

C'est un peu tard, le Palais Brongniart est devenu un lieu évènementiel, la Bourse n'y est plus, mais cela n'empêchera pas de nouvelles entreprises de partager avec de nouveaux actionnaires leur avenir.

Tiens et une dernière pour terminer, vous avez dû oublier l'une des plus belles réussites de la Bourse, présente au CAC40, elle s'appelle Essilor, je me permets donc de vous rappeler, qu'à l'origine, elle est le fruit du rapprochement d'une société coopérative ouvrière et d'une société privée, comme quoi, la Bourse, peut vous réserver bien des surprises !

Il est peut-être temps d'ajuster vos verres (des "Varilux" d'Essilor ?), pour voir d'un autre oeil la Bourse, et redevenir 5 minutes journaliste, donc curieux, mais svp sans préjugés !

C'est mon cas depuis 1989, donc c'est possible !

Salutations confraternelles

Didier Testot
Journaliste
Fondateur de la Web Tv www.labourseetlavie.com
Car derrière la Bourse, il y a toujours une aventure humaine !




jeudi 21 novembre 2013

Denis Lambert Pdg LDC : "Si il y a un élan national à vouloir sauver cette filière, LDC est prêt à l'accompagner"

par Didier Testot.

La filière volailles touchée en Bretagne et en Vendée, celle qui ne reçoit plus d'aides de l'Europe pour l'exportation. Ce pôle représente 1/3 de la production française.

Le Groupe LDC n'est pas concerné par cette stratégie à l'export, mais Denis Lambert son pdg répond sur les enjeux de la filière et pour des solutions sachant que 40% des volailles sont importées en France, notamment pour les collectivités et les cantines !

"Tout dépend du temps qu'on va nous donner" nous confie Denis Lambert.

Une interview à l'occasion de la publication des résultats semestriels 2013/2014, du leader européen de la volaille.

Denis Lambert Pdg LDC

mercredi 13 novembre 2013

La Bourse aime François Hollande

par Didier Testot.
Si le Président de la République François Hollande n'arrive pas à remonter dans les sondages d'opinion, confronté à une crise de défiance sans précédent dans la Vème République, un an et demi après son élection, retrouver la confiance est donc son challenge, rien ne dit qu'il n'y arrivera pas, mais en attendant la situation est bloquée et la France ne peut avancer dans ce contexte.

En France, pourtant, comme en 1981, certains sont très discrets, on ne le voit pas avec des bonnets rouges, ni des écharpes roses, encore moins avec des drapeaux de syndicats, ils ont décidé de rester chez eux, discrets jusqu'à la fin de ce quinquennat. En 1981 déjà , cela leur avait pas mal réussi cf l'article consacré dans ce blog à ce sujet en 2012 (http://labourseetlavietv.blogspot.fr/2012/06/la-bourse-et-les-valeurs-hollandaises.html), avec "Miterrand's Millions, et la tenue des marchés financiers de 1981 à 1995, l'âge d'or pour les boursiers.

Oui ce sont eux les discrets, la France silencieuse, elle regarde son patrimoine progresser et depuis mai 2012, le CAC40 est donc passé tranquillement de 3.000 points environ à plus de 4.000 points, alors même que la France n'a cessé de connaître des conflits sociaux plus durs les uns que les autres, et que la hausse des impôts, la pression fiscale, est devenue le sujet de préoccupations numéro un !

Les valeurs hollandaises dont on parlait en 2012 se portent bien, et il est fort possible que la Bourse connaisse dans les prochains mois encore une "bonne" performance, pour les marchés actions.
Alors même que la situation sociale, politique, se tend, les détenteurs de patrimoine financier et notamment en actions françaises ne se plaignent pas, on les comprend !

"Bérégovoy : 5 ans on a gagné bcp d'argent
Jospin, le CAC a triplé !
Sarkozy, le CAC divisé par deux !
Avec Hollande on va gagner de l'argent parce qu'ils (les socialistes) ont besoin des marchés financiers", nous disait Christian Cambier (Gérant Prigest), à 4mn dans cette vidéo

(http://www.labourseetlavie.com/videos/bourse-et-marches-avis-d-experts/christian-cambier-gerant-prigest,942.html)

mardi 12 novembre 2013

DSK à Paris, incognito à Montparnasse (photos)

par Didier Testot
On nous dit parfois que l'information "trash", le buzz, le sexe, les faits divers, cela fait vendre, et que l'information sur Internet doit d'abord faire de la vue, du clic, du buzz, le reste, peu importe.
J'ai donc décider de tester si cet alignement de photos de Dominique Straus-Kahn, traversant le Boulevard du Montparnasse, ce mardi 12 novembre, avec son pardessus sombre, sa barbe de plus de trois jours que vous ne voyez pas sur la photo, peut intéresser.
C'est donc un test grandeur nature et comme avec Google, tout se mesure, je pourrais voir dans quelques jours si les clics, ont été au rendez-vous. On pourrait dire qu'il s'agit de "data journalisme", versus, information people, paparazzi, il était dans mon champ de vision, j'ai pris la photo !
J'ai fait ce que de plus en plus de gens font, et cela illustre aussi les limites du journalisme, d'autres personnes auraient pu faire ces clichés. J'ai cédé à la tentation de le faire aussi, il était là dans mon champ de vision.

 © Didier Testot
Voilà donc Dominique Strauss-Kahn dans Paris, Boulevard du Montparnasse à 12h30, ce mardi 12 novembre 2013. Ayant vu quelques secondes avant, son visage de trois-quarts, il avait l'air très fatigué, un vieux Monsieur qui s'il n'avait pas fait la Une de l'actualité, la personne qui le croise avec le parapluie ne se retournerait plus.

 © Didier Testot
 A l'heure du trash, de la bimbo, c'est sûr que s'il était accompagné d'une femme, la photo aurait encore plus de valeur.

 © Didier Testot
"Témoin assisté" de Dominique Strauss-Kahn dans Paris, cela me rappelle ce que j'avais pu écrire au début de l'affaire américaine.
J'avais eu l'espoir qu'il s'agisse d'une méprise, ce qui n'est pas arrivé.
http://labourseetlavietv.blogspot.fr/2011/05/lettre-dominique-strauss-khan-homme.html
Avec des si on refait le Monde, un jour peut-être la surprise viendra de lui, car en France, côté politiques, on le sait, nul n'est complètement vaincu, à part par la mort, mais la vraie cette fois.


mercredi 16 octobre 2013

PME - ETI : des stratégies d'entreprises à découvrir

par Didier Testot.
Alors que l'on parle de plus en plus de nos PME, pour ce qui concerne celles qui sont cotées en Bourse, voici un aperçu exhaustif de quelques-unes d'entre-elles, dans des domaines très divers. C'est la richesse de notre pays, et c'est la richesse de la Web Tv www.labourseetlavie.com, où l'on est capable de parler avec Lafarge, Plastic Omnium, Pernod Ricard, Société Générale, mais aussi avec des sociétés réalisant quelques millions d'euros de chiffre d'affaires, voire aucun chiffre d'affaires comme certaines biotechs.
Lors du Midcap Event organisé par CF&B Communication, nous avons pu rencontrer un certain nombre de dirigeants de PME, dans de nombreux secteurs, et même pu faire la découverte de MND Group, nouvel entrant en bourse, et spécialiste de l'équipement des domaines skiables.
Des PME, des ETI, qui malgré tout, j'ai envie de dire, se développent, et celles qui sont ici, ont pu connaître des crises, mais globalement, elles ne s'en sortent pas mal. C'est parfois compliqué, il faut revoir la stratégie, changer le "business model", c'est arrivé, mais toujours avec une certaine réactivité qui suscite l'admiration.



C'est donc une invitation au voyage, un voyage très spécial dans l'univers des PME et des ETI, qui pour certaines d'entre-elles, deviendront grandes dans quelques années et figureront toujours en bonne place, dans ce nouveau media qui les accueille toujours avec plaisir. Et puis qui sait dans le lot de ces entreprises, certaines figureront peut-être dans le portefeuille des Français lors de l'ouverture du PEA, PME, mais pourquoi attendre ? 

Allez-y, la découverte est gratuite. Ne vous privez pas !

lundi 16 septembre 2013

Biotechs, biopharmaceutiques : des entreprises françaises qui innovent et suscitent l'intérêt des investisseurs

par Didier Testot
Si le secteur est loin à la Bourse de Paris d'avoir la taille des biotechs américaines, les #PME #ETI françaises du secteur biotech, biopharmacie, medtech, ont déjà fait leur chemin.
Au point qu'aujourd'hui, dans certains secteurs particuliers comme le "rachis", il est possible de trouver deux ou trois acteurs qui proposent des solutions de rupture technologiques.

Souvent accompagnées par des investisseurs en capital, la Bourse est la voie toute tracée pour leurs recherches de financement. Bien sûr, il n'est pas simple de comprendre l'activité de toutes ces entreprises, qui lorsqu'elles sont en train de découvrir un candidat médicament notamment, n'ont pas toujours les clés pour illustrer leur travail.

C'est le lot de ce secteur, expliquer des avancées médicales et scientifiques, l'investisseur pouvant y croire ou non, et même s'il est médecin, n'aura pas la clé.
Reste une formidable aventure humaine, scientifique et patrimoniale (financement de l'entreprise) lorsque tout fonctionne comme prévu.

Lors de mes interviews récents sur le sujet, j'ai eu aussi l'occasion de découvrir les attentes fortes des investisseurs particuliers, qui sont à l'affût de la moindre nouvelle, pas toujours vérifiable au sujet de leur entreprise fétiche. Certains ont même investi beaucoup d'argent sur une entreprise.
Les dirigeants de ces entreprises doivent donc être vigilants sur ce point tout en rappelant que comme entreprise cotée, ils ont des obligations légales à ce sujet.

Reste des aventures humaines et financières pas banales vu les montants en jeu et les résultats espérés.
Il manque encore en France me disait un dirigeant, une "réussite", une biotech devenue suffisamment grande pour être considérée à l'égal des pharmaceutiques, ce qui existe déjà aux Etats-Unis, mais en France comme un espoir pour certains investisseurs, et d'abord pour les dirigeants de ces sociétés et leurs équipes.

Au cours des derniers jours, nous avons eu l'occasion de rencontrer les sociétés Genfit, Nanobiotix, Carmat et Transgène.

Découvrez la Biotech qui est à l'honneur sur la Web Tv www.labourseetlavie.com

Jean-FrançoisMouney Pdt Directoire Genfit

Laurent Levy Pdt Directoire Nanobiotix

Marcello Conviti Directeur Général Carmat

Philippe Archinard Pdg Transgene

vendredi 30 août 2013

Vidéo : Résultats semestriels 2013 d'Eurazeo avec Philippe Audouin Directeur Financier

Vidéo : Résultats semestriels 2013 : Interview Philippe Audouin Directeur Financ... - La Bourse et la Vie Web TV

par Didier Testot
Philippe Audouin, le Directeur Financier d'Eurazeo était notre invité pour parler de ces résultats semestriels 2013, il répond également dans cette vidéo aux questions relatives à l'actualité du groupe Accor qui vient de changer de Direction Générale.


Le nouveau dirigeant Sébastien Bazin n'a pas "le droit à l'erreur", il connait le groupe depuis longtemps, ancien dirigeant de Colony actionnaire comme d'Eurazeo de l'entreprise de services.
"Quel que soit le dirigeant, il n'avait plus le droit à l'erreur" dit Philippe Audouin, qui indique également qu'Eurazeo restera au capital.

Lien direct vers cet interview : http://www.labourseetlavie.com/videos/entreprises-strategie-et-resultats/resultats-semestriels-2013-interview-philippe-audouin-directeur-financier-eurazeo,1381.html


vendredi 2 août 2013

Nos vidéos des Rencontres Internationales de Paris Europlace 2013

par Didier Testot.
Chaque année, Paris Europlace association en charge de défendre les intérêt de la place de Paris, organise des rencontres sur des thématiques qui intéressent le monde financier et les entreprises. Cette année ces rencontres avaient pour titre : "Growth and Investment Opportunities in Europe". A cette occasion, la Web Tv http://www.labourseetlavie.com a pu rencontrer des personnalités pour aborder des sujets aussi divers que : l'investissement socialement responsable, la gestion obligataire, la stratégie des fonds de pension, la notation extra-financière, le bilan et les perspectives de la communication financière des grandes sociétés, le Maroc et sa place de Casablanca, et encore les matières premières, l'éthique dans la finance, la taxe carbone, la Bourse des PME qu'il faut désormais appeler EnterNext et ses projets, Paris capitale économique, une manière de comprendre ce qui se passe dans la Finance et sur les marchés et les conséquences pour les entreprises. Plus de

Vous êtes donc conviés à partager ce contenu vidéo, inédit et à valeur ajoutée. Les vidéos sont disponibles directement
sur le lien suivant : http://www.labourseetlavie.com/videos//debat-economique/


Nicole Notat Présidente Vigeo


Caroline de la Marnierre Présidente Capitalcom


Edmond Alphandéry

Saïd Ibrahimi CEO Casablanca Finance City

Alain Gallois Responsable plate-forme obligataire Natixis

Pierre Simon Président Paris Capitale Economique

Eric Forest Président EnterNext

Frédéric Lasserre Pdg Belaco Capital

Philippe Maupas, Directeur Général CFA Society France

Patrick Legland Responsable Recherche SG Cross Asset Research

Samir Hajji Directeur Général Bourse de Casablanca

Nicolas Firzli Directeur Général World Pensions Council

Philippe Zaouati Directeur Général Délégué Natixis AM

lundi 1 juillet 2013

Une chenille dans une boite de haricots verts Cassegrain

par Didier Testot.
C'est une marque que j'apprécie (Cassegrain) même si la question de l'approvisionnement en matière première (haricot vert), compte tenu des questions de prix de revient, a conduit le groupe qui possède la marque, à savoir le groupe Bonduelle, à produire au Cameroun ce type de conserves depuis des années, ou au Kenya, car en France, dans ce domaine comme dans d'autres, il n'est plus possible de produire à un prix de revient assez bas pour vendre ce produit.
Je ne m'attendais pas à ce genre de mauvaises surprises qui peut certes arriver, mais on en entend parler chez les autres de manière suffisamment rare pour ne pas s'inquiéter.
Mais voilà c'est arrivé et voici donc la "bête", une petite chenille qui était dans la boite Cassegrain avec des haricots verts "extra fins".


Le Lapin à lunettes noires Cassegrain ne m'a pas vraiment fait rire ce jour-là !

Je n'ai pas encore osé ouvrir la seconde boite, puisqu'il s'agissait d'un lot de deux boîtes, achetée au Super U de Vaucresson le 14 juin 2013.
La provenance de ce type de matières premières, le haricot vert, est bien le Cameroun. Peu d'informations sur Internet à ce sujet, sauf un site canadien Farm Radio qui s'y intéresse.



Pour ce qui concerne ma chenille, elle a finit à la poubelle. 
Dans la foulée, j'ai acheté une autre marque en attendant d'y voir plus clair. 
Au Cameroun, apparemment la société qui fournit Bonduelle est PROLEG SA




 J'attends donc de Bonduelle tous les éclaircissements nécessaires pour expliquer comment une chenille peut se retrouver dans une boite de conserves Cassegrain ?
Et je vais de ce pas planter mes haricots !

REACTION DU SERVICE DE QUALITE CASSEGRAIN informé de ce problème : 

"Je regrette cette situation et tiens à vous remercier pour toutes les précisions apportées.
La qualité de nos produits et la satisfaction de nos consommateurs sont nos priorités, aussi soyez assuré que j'ai informé le Service Qualité Cassegrain de cette situation afin qu'il procède aux vérifications nécessaires.
Grâce aux photos et au numéro de lot que vous avez eu la gentillesse de nous communiquer, des investigations ont été initiées. Nous nous permettrons de reprendre contact avec vous dès leur achèvement.
Je vous remercie de votre compréhension et vous prie d'agréer, Monsieur Testot, mes meilleures salutations.

David LLANES
Responsable du Service Consommateurs CASSEGRAIN"


Un dossier à suivre en effet pour éviter que ce genre de mésaventure se reproduise.







mercredi 12 juin 2013

Un "Cloud computing" en France question à Samir Koleilat Président Acropolis



par Didier Testot.
Alors que la société Acropolis a transformé son "business model" pour devenir une "Cloud company", spécialiste de la virtualisation des données, la question se pose de savoir comment les entreprises vont aborder ce sujet. Serveurs hébergés par qui, quelle assistance ? quelle sécurité des données ? Quelles assurances ? La proximité est-elle l'avenir du "Cloud", nous en parlons dans cet extrait de la vidéo qui sera diffusée sur la Web Tv http://www.labourseetlavie.com, avec Samir Koleilat, le Président fondateur d'Acropolis.
Un sujet qui ne manquera pas de devenir prioritaire pour les entreprises qui devront faire de choix, choix qui auront des conséquences pour elles et leurs salariés, en cas d'erreurs ou de problèmes techniques, notamment.

jeudi 30 mai 2013

« Le Cuisinier et la Bourse », hommage à Bernard Loiseau a été publié sur l’iTunes Store et Amazon

par Didier Testot
Cela faisait longtemps que je voulais aller au bout de ce projet de livre.  Ceux qui ont eu ce type de projet en connaissent la difficulté. Et pour un livre numérique, si certains aspects sont faciles, d'autres le sont moins et c'est un parcours pas toujours fléché qu'il faut prendre.
Voilà donc « Le Cuisinier et la Bourse », hommage à Bernard Loiseau sur l’iTunes Store et Amazon. 

10 ans après la disparition du chef étoilé de Saulieu,  « Le Cuisinier et la Bourse », raconte cette aventure entrepreneuriale issue des rencontres entre le journaliste Didier Testot, fondateur de la Web Tv www.labourseetlavie.com et Bernard Loiseau.
Cet ouvrage vient d’être publié sur l’iTunes Store et sera disponible en format numérique sur iPad, et également sur Amazon.
Dans la période économique difficile que traverse la France, l’évocation des débuts de Bernard Loiseau, sans connaissance particulière pour la cuisine, sans bagage scolaire outre un « bac d’eau chaude et un bac d’eau froide » comme il aimait à le dire, viennent illustrer qu’il est possible d’y arriver, sans forcément avoir de moyens.
Depuis cette rencontre en 2001, et les nombreux interviews TV de dirigeants d’entreprises réalisés, l’envie de ne pas laisser ce document sans suite, a été déterminante.




Notre Monde évolue vite et s’adapter devient une évidence comme redonner de l’espoir aux jeunes.  Entreprendre, chacun peut essayer à sa façon, avec ses envies, avec sa volonté.  « Le Cuisiner et la Bourse » qui rapporte les conversations que j'ai eue avec Bernard Loiseau apporte une bouffée d’air frais, dans un climat étouffant pour toutes les initiatives nouvelles, ne cachant en rien les difficultés de ce métier de cuisinier « Haute Couture » comme se définissait Bernard Loiseau, mais aussi qu’il est possible en partant de rien, d’arriver au sommet. Et quel sommet : Trois Etoiles, synonyme d’une pression énorme, mais aussi d’une notoriété mondiale. Cette aventure, ses coups de cœur, son regard unique pour ce métier exceptionnel, ne sont pas éloignés de ce que vivent beaucoup de dirigeants de PME, bien au delà de la cuisine, lorsqu’ils doivent faire des choix de développements.

Dix ans après la disparition de Bernard Loiseau, j'avais envie de témoigner de cette rencontre pour pouvoir la partager et l’évoquer avec passion et amitié. L’écoute des enregistrements réalisés à l’époque, la voix de Bernard Loiseau (sur iPad) m'on convaincu de publier ce livre, comme un témoignage pour tous les entrepreneurs, ceux qui l’ont connu, et pour tous ceux qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale.

Quelques extraits de l’ouvrage le « Cuisinier et la Bourse » : 

«Ils sont fous (NDA les clients). La moindre bricole, ils disent mais Monsieur, vous allez perdre votre Troisième étoile, je vais écrire. Ce n’est pas parce qu’il y a un Turbot trop salé, trop cuit, que tu perds ta Troisième étoile. Heureusement d’ailleurs qu’il y a des Turbots trop cuits, trop salés, ça veut dire qu’on est des êtres humains qu’on n’appuie pas sur un bouton ».
« Je vois mes gars faire, j’ai un œil, c’est ça le secret d’un chef d’entreprise, c’est d’avoir du recul dans sa propre société. S’il n’a pas de recul dans sa propre société, il s’encroûte et un jour, il se réveille. Et il perd ».
«Je dis à tous les jeunes, petit, fais ton métier avec passion, prends des risques mais soit pugnace et persévérant (…) Les marches, elles se montent une par une, elles ne se montent pas trois par trois (…) Chacun dans la vie doit avoir ses moyens et ses capacités et au-delà on s’entoure »

L’ouvrage le Cuisinier et la Bourse est disponible en format numérique :



Dans ce moment de crise nationale, où les hommes politiques n'ont toujours pas compris qu'il fallait redonner confiance à ceux qui prennent des risques, j'avais envie de publier ce parcours exceptionnel, pour trouver des raisons d'espérer. Je déteste mon pays lorsqu'il ne voit que ce qui ne va pas, mais je déteste encore plus cette classe politique hors de la réalité, qui ne pense qu'à son élection puis à sa réélection, en continuant à faire les mêmes erreurs, avec les mêmes conseillers. 
La France a des atouts, la France a des entrepreneurs et des individualités extraordinaires, il faut juste que l'environnement soit favorable. Ce n'est pas Billancourt que l'on désespère, ce sont les cadres, les artisans, les auto-entrepreneurs, beaucoup trop de Français...



mercredi 29 mai 2013

Bienvenue à la Bourse des entreprises, pardon à EnterNext

par Didier Testot
C'est donc en 2013, un peu aux forceps diront ceux qui sont proches de cet univers de la Place de Paris, que la Bourse des Entreprises vient d'être baptisée "EnterNext".
Projet qui a eu son lot de commissions et d'intérêts contradictoires entre différents acteurs de la place, un rapport Rameix - Giami sur le financement des PME avait tancé le responsable de la place de Paris, NYSE Euronext, et l'ambiance n'était pas au beau fixe, loin de là.
Depuis Gérard Rameix, l'un des deux rédacteurs de ce projet est redevenu, par un miracle, que seuls les énarques peuvent expliquer, Président de l'AMF. Depuis sa création, le gendarme de la Bourse n'a jamais eu à sa tête un spécialiste des marchés financiers. Parenthèse historique !
Et puis vint un nouveau rapport rédigé cette fois par un Comité d'Orientation Stratégique dédié aux PME-ETI, pour la création de la Bourse de l'Entreprise devant aussi contribuer aux débats avec des mesures pour aider au financement des PME.
Dirigé par un ancien de la COB (gendarme de la Bourse), Fabrice Demarigny, devenu responsable des marchés de capitaux chez Mazars, il nousen avait parler en 2012 : Vidéo
Derrière ces tractations, négociations, colères parfois entre les acteurs qui n'hésitaient pas à brocarder les rapports, la stratégie de NYSE Euronext en Europe, et particulièrement à Paris, était visée.
La réponse est donc venue ce 23 mai, après plusieurs mois de réflexion, rendus difficiles également par le fait que NYSE Euronext a fait depuis l'objet d'une OPA de l'américain ICE.

Les enjeux sont donc de savoir si la place de Paris, un peu perdu dans l'immensité NYSE Euronext et concurrencée largement par Londres pour ses marchés, pouvait retrouver un dynamisme, pas seulement du fait de l'acteur de place, mais aussi de tous les autres, banques, intermédiaires financiers, entreprises.
La réponse "EnterNext" sera donc regardée de près, elle couvrira les compartiments actuels B et C du marché règlementé, ainsi qu'Alternext, soit près de 800 entreprises.
Avec une filiale dotée d'une marque, et des ressources humaines propres : politique commerciale, amélioration du modèle de marché, accès à la Bourse depuis les régions, tarifications, des moyens de l'ordre de 18 millions d'euros annuels.
Pour Dominique Cerutti, le Président du Directoire d'Euronext, «face aux difficultés actuelles de financement des PME-ETI, il est crucial de se mobiliser – c’est notre mission et notre conviction. NYSE Euronext s’engage totalement aux côtés des chefs d’ entreprise comme de tous ceux qui veulent agir pour renforcer le tissu entrepreneurial, gage de croissance et d’emploi(...)En 2012, les marchés européens de NYSE Euronext ont permis aux entreprises de lever plus de 83 milliards d’euros dont plus de 57 milliards en France. Ce sont cette dynamique et cette qualité de marché que nous entendons mettre au service des PME-ETI.»


Ce n'est pas la première fois en réalité que la Bourse de Paris doit faire sa Révolution commerciale, dans les années 80, le Second Marché, avec ces PME devenues célèbres comme TF1, puis le Nouveau Marché avec Internet, étaient venus compléter l'offre historique. Avec le temps et quelques déboires liés au dégonflement de la bulle Internet, les PME avaient perdu pour certaines d'entre-elles l'attrait initial.
Alternext, projet lancé par NYSE Euronext, pour aider à l'accès en Bourse de jeunes entreprises de croissance, venait compléter l'offre. Nous en parlons cette semaine avec Yannick Petit, le Président d'Allegra Finance (Bilan des introductions en Bourse PME et ETI), qui connaît bien la place de Paris et qui au titre de sa société a réalisé de nombreuses introductions d'entreprises sur Alternext. Permettre à de jeunes entreprises l'opportunité de lever des fonds, et une vraie côte notamment pour les valeurs dans le secteur de la santé a pu éclore, Alternext a pris sa place, malgré la crise de 2007.

Mais comme toujours, mettre les difficultés d'accès à la Bourse sous la seule responsabilité de NYSE Euronext est un peu court. C'est en effet un écosystème fait d'intermédiaires financiers, brokers, banquiers, communicants, avocats, ... et tous ont leur responsabilité dans leur capacité à faire partager de vraie aventures entrepreneuriales avec d'autres investisseurs. NYSE Euronext peut aussi y contribuer par des tarifs attractifs et des services aux entreprises, il doit aussi se battre face aux marchés alternatifs, prêts à prendre des parts de marchés face aux places historiques.
Les excès de la bulle internet ne sont pas si loin, les valorisations fallacieuses, les business plan "pipo", peuvent faire encore fuir les particuliers.
Pour les professionnels, il en va autrement, la liquidité est devenue un enjeu majeur et s'ils acceptaient encore il ya quelques années de prendre ce risque PME - ETI, ils ont été contraint par la crise de 2007, de revoir leur copie, et sont de moins en moins enclins à "faire" de la PME.
D'où l'apparition du capital investissement qui a su "vendre" des aventures de "coeur artificiel" et autres biotechs.  Cet écosystème est et reste fragile, il la toujours été, reste donc à le faire vivre et connaître.
Une Bourse de l'entreprise, EnterNext désormais sans une exposition ne serait pas non plus complète.

C'est en tant que media que j'ai décidé en 2009, en lançant la Web Tv www.labourseetlavie.com de montrer que l'on pouvait faire autre chose dans ce secteur Bourse Economie et Entreprises, en privilégiant la qualité.
Ce site est devenu par son contenu, unique en son genre, une base de données extraordinaire pour n'importe quel investisseur, particulier ou professionnel, qui s'interesse justement aux PME de la place de Paris et même de Bruxelles. Depuis 2009, plusieurs centaines de dirigeants sont venus parler, parfois pour la première fois, de leur entreprise, et de la stratégie, avec pour objectif de comprendre comment ces PME ou ETI s'adaptaient à la crise économique et financière, qui a touché tous les secteurs d'activité. Ce travail est aujourd'hui visible sur la Web Tv www.labourseetlavie.com et permet à n'importe quel investisseur, particulier ou professionnel, de trouver un historique large des interviews, afin de se faire une idée.
Comme le disait un spécialiste du "family office", "lorsqu'on va dans une bibliothèque on y trouve des livres, lorsqu'on va sur la Web Tv www.labourseetlavie.com, on y trouve un bibliothèque de vidéos pertinentes".

EnterNext a donc déjà sa TV !

Bienvenue à EnterNext, et www.labourseetlavie.com continuera son travail de contenu qualitatif différenciant, pour que les investisseurs puissent mieux connaître les PME, ce qui ne nous empêchera pas aussi de traiter du CAC40 bien entendu. Et cette base de données, donne déjà des résultats pour ceux qui ont besoin de chercher ce contenu (commerciaux, cadres, gestion de fortune, cgp, étudiants, retraités...).









lundi 6 mai 2013

Au Smallcap Event 2013, des PME qui s'adaptent à l'évolution de l'économie

par Didier Testot
C'est toujours un plaisir de rencontrer des dirigeants d'entreprises au cours d'une ou plusieurs journées, et peut-être et surtout dans cette période de morosité politico-économico médiatique, où rien ne va et où Xavier Niel, le fondateur de Free est obligé de parler au Financial Times pour se faire entendre en France ! Et ce alors même que la capitalisation de sa société frôle les dix milliards d'euros. Pas mal pour un autodidacte non ?
Dans les interviews de dirigeants que nous avons réalisé au Smallcap Event 2013 organisé par CF&B Communication, ce sont aussi des découvertes de sociétés belges notamment, qui pour certaines d'entre-elles oeuvrent largement en France (Montea dans la logistique ou le groupe Roularta dans les medias, propriétaire entre-autres de l'Express en France). Pour les sociétés françaises, ce fût l'occasion de revenir sur les résultats d'Egide (boitiers hermétiques pour le secteur telecom, militaire ou spatial notamment), le 1er trimestre 2013 de Capelli (immobilier), la stratégie de Synergie dans le travail temporaire, après Crit, permettant de mieux comprendre où en est le secteur.

Les dirigeants de Touax, CBo Territoria, Cybergun, Home Invest Belgium, Gaussin, Naturex ou SQLI ont été également nos invités : Vidéos Dirigeants.

De quoi alimenter vos réflexions et votre connaissance des stratégies des entreprises dans cette période compliquée.
Rik de Nolf Administrateur Délégué Roularta (© www.labourseetlavie.com)
Ce que l'on constate globalement et c'est une caractéristique de notre époque, peu abordée dans les grands supports d'information, c'est que les entreprises doivent s'adapter en permanence à l'évolution de leur secteur. Rik de Nolf, l'Administrateur délégué de Roulartale dit très bien dans l'interview TV : "Autour de L’Express, on développe des cellules et des pools, c'est vrai pour la culture. Donc ces spécialistes sont responsables, je dirais, du quotidien sur les sites, de l'actualité sur l’hebdo, et en plus dans certains cas ils disposent d'un mensuel pour développer les grands dossiers, c'est vrai pour le cinéma avec Studio Ciné Live, pour la musique avec Classica, pour les livres avec Lire, pour tout ce qui est business et économie avec l'Expansion, donc autour de la grande marque L’Express on développe toutes les spécialités."

C'est aussi un Cybergun, spécialiste du tir de loisirs, dont l'aventure dans le secteur des jeux vidéos aura coûté très cher à la société, obligée de se recapitaliser à grande vitesse comme le confirme Jérôme Marsac, Pdg de Cybergun : "Plus de 25 millions d'euros ont été investis dans cette activité et cela représente, avant restructuration, quasiment la moitié de la dette du groupe qui avait également grossi avec d'autres acquisitions. Entre 2006 et 2011 on a pu faire des acquisitions aux USA, en Angleterre, en Asie, pour construire le groupe qui, je le rappelle, est passé en presque 10 ans de 6 millions d'euros de volume d'affaires quand on a fait l'introduction sur le marché libre de la cote ici à Paris à récemment 84 millions d'euros de volume d'affaires."
Jérôme Marsac Président Cybergun (© www.labourseetlavie.com)

Dans cette période agitée sur le plan économique, les entreprises #PME ou #ETI doivent réagir vite à l'évolution d'un carnet de commandes, une crise économique dans un pays en particulier (Espagne), un nouvel entrant dans le secteur...,  c'est une nécessité, c'est vital.
Elles doivent aussi avoir une stratégie qui soit compréhensible par les investisseurs.
A ce propos, retrouvez les interviews Tv du directeur financier de SQLI, Nicolas Rebours alors qu'il y a un an c'était Julien Mériaudeau, Directeur Général, qui s'exprimait au nom de SQLI, spécialiste de la conception et de la mise en oeuvre de systèmes d'informations. Oui mais voilà, ce dernier a été débarqué en fin de semaine dernière, pour divergence stratégique avec la majorité des administrateurs !
Ça bouge dans les PME. Et ce n'est qu'un début, car certaines d'entre-elles intéresseront à terme un plus gros acteur, et/ou des questions de successions se poseront.
L'économie à portée de clics, à travers ces PME et des centaines d'interviews en est une belle illustration.
La #Bourse de l'#entreprise est "née" en 2009, le media qui lui est consacré s'appelle la Web Tv www.labourseetlavie.com, Nous y reviendrons prochainement car 2013 apportera son lot d'avancées sur ce sujet.











mardi 23 avril 2013

Une vision d'entrepreneur qui n'a pas pris une ride : Jean-Louis Descours (André)

par Didier Testot.
Depuis des années les commentaires sur nos handicaps économiques aboutissent souvent au constat du manque en France de PME de tailles internationales, comparable à celles qui en Allemagne permettent à notre voisin de caracoler en tête pour le dynamisme économique.
C'est un sujet qui a ce jour ne trouve pas de solutions véritables, même si une prise de conscience semble se dessiner. Encore faudrait-il que la culture star-up, PME, soit prise en compte par les décideurs politiques. Le déballage du patrimoine des élus de la République semble prouver le contraire : cherchez bien, vous ne trouverez pas ou peu d'investissements dans des PME ou dans une start-up, c'est culturel.
Reste à convaincre les dirigeants politiques et les cadres à penser aussi qu'une PME peut être un formidable tremplin international pour peu que sa stratégie mondiale soit bien établie. Et que derrière le CAC40, il est possible, dans certains cas d'avoir une carrière exponentielle et passionnante.
Plutôt que de déballer leur argent sur la place publique, les responsables politiques devraient avoir eu une expérience d'entreprise, de PME ou autre, comme salarié ou comme entrepreneur.
Le cas emblématique d'André, le "chausseur sachant chausser", raconté dans ce livre que je viens de découvrir par son fondateur Jean-Louis Descours en est une illustration intéressante.
Jean-Louis Descours, personnage atypique, qui aurait pu faire une carrière tranquille de fonctionnaire, a choisi à un moment de sa vie de tenter l'aventure entrepreneuriale.
Cela n'est pas arrivé complètement par hasard. Comme il me l'a raconté lors d'un entretien le 9 avril 2013, à son domicile parisien,  en plein centre de Paris, petit déjà il avait cette fibre du commerçant et allait voir ce que faisaient les concurrents de sa mère qui tenait un commerce à Sainte Sigolène (commune de la Haute-Loire), près de Saint-Etienne.
Derrière André, peu de gens le savent, se cachent aussi un groupe avec les marques Minelli, San Marina, la Halle aux Chaussures, la Halle aux Vêtements, Kookaï ou Caroll...Des marques qui sont venues au fil des années rejoindre André pour constituer un groupe international.
Avant de parler de nos échanges avec M. Descours, j'avais été étonné je l'avoue, quand j'avais reçu le communiqué de presse annonçant l'ouvrage "Entreprendre à Grands Pas, comment faire d'une PME une multinationale?", car j'avais le souvenir de Jean-Louis Descours, dans les années 90, avec Gustave Leven, la presse les avait d'ailleurs surnommé "Les Goldens Papy", notre rencontre fût donc exceptionnelle à plus d'un titre avec cet homme agé aujourd'hui de 97 ans, mais qui garde toutes ses convictions d'entrepreneur.
C'est cette rencontre que j'ai eu envie de partager ici, car depuis le début de l'aventure du media que j'ai créé, la Web Tv www.labourseetlavie.com, nous parlons souvent d'entreprises, d'hommes et de femmes dirigeantes, de ceux qui ont eu à un moment de leur vie, une occasion, un choix à faire de basculer dans la direction d'une entreprise.


La PME André devenue multinationale, j'étais loin d'imaginer tous ces développements. Un homme, une vision. C'est sans doute ce qu'il faut retenir de cette aventure. Mais quelle vision ?
Jean-Louis Descours avait très vite compris lorsqu'il pris la direction du groupe André que s'il voulait développer l'entreprise, elle devrait évoluer de la fabrication à la distribution. Une intuition qui conduisit à des changements radicaux dans le profil de l'entreprise, mais qu'il faut mettre en rapport avec sa pérennité. Sans ces changements, André aurait sombré victime de la concurrence asiatique.
"La chaussure, c'est beaucoup de main d'oeuvre, beaucoup de salaires" me dit Jean-Louis Descours, et pour conduire cette PME vers l'international, il aura fallu ouvrir de nombreux magasins avec de moins en moins d'usines, en tout cas en France.
C'est un schéma qu'il est impossible de décrire sereinement aujourd'hui tellement nos débats sur l'économie sont caricaturaux en France. A force d'avoir tergiversé sur des secteurs en concurrence frontale avec l'Asie, nous n'avons collectivement pas su nous adapter pour innover, alors que de nouveaux marchés s'ouvraient aux entreprises françaises. La transformation d'André de fabricant en distributeur fût non seulement la clé de sa réussite, mais de sa survie d'abord dans un Monde en pleine mutation. (Dans un secteur traditionnel, l'automobile, j'avais récemment raconté la transformation d'Audi).

Dans ce livre, il affirme aussi que "quand la différence de rémunération est trop importante entre les ouvriers français et les ouvriers étrangers, le patriotisme économique devient une absurdité".
Dans le débat du moment toujours : "Les entreprises françaises avaient trop de charges ? Cela me posait des problèmes mais je savais que mes concurrents supportaient les mêmes".

Alors cette vision comment s'exprime-t-elle au quotidien, dans les choix stratégiques ?

Jean-Louis Descours le dira plusieurs fois lors de notre entretien.

Pour lui, les trois choses qui comptent dans une entreprise sont :

- Les équipes (les meilleurs)
- Les concurrents : nos adversaires
- Les Produits 

Il faut donc être au courant de ce qui se passe chez les concurrents pour pouvoir anticiper.
Dans le débat actuel sur les entreprises et l'Etat, il n'hésite pas à dire que "la fiscalité, la politique, l'important, ce qui compte, c'est la valeur des équipes par rapport aux concurrents".
De son expérience de dirigeant du groupe André, il retient de "garder les pieds sur Terre" et d'être capable d'arrêter ce qui ne va pas". Et pour cela la "fidélité des cadres", "l'équipe solidaire qui connaît ses concurrents pour faire mieux qu'eux", est indispensable. L'ancien agent du fisc qu'il est le reconnaît, "la fiscalité a une importance considérable". Il faut donc bien la comprendre.

Quel peut-être le rôle d'un chef d'entreprise dans cette période ?

Sa ligne de conduite a toujours été celle-là et il n'en changera pas aujourd'hui : "Faire mieux que les concurrents, avec une équipe qui veut vous faire gagner...". Pour le secteur qu'il a représenté :
Les Trois C : Concurrence, Collaborateurs, Chaussures..."auquel pour toutes les entreprises, il faudra ajouter le Chef "anticipation, délégation, motivation des collaborateurs." et les Clients "votre préoccupation principale".
"Toute ma vie, j'ai été poussé par le désir d'être le premier. C'est sans doute cela qui m'a permis de faire d'une PME, un des plus grands groupes mondiaux de son secteur" (page 112).
La longue vie d'André et de son fondateur l'ont conduit également "sacrifier beaucoup de choses". "Ma vie privée n'a pas eu d'influence, j'avais la niaque", me dit Jean-Louis Descours.
Nicole (son épouse), "elle m'a toujours suivi, les yeux fermés".
Cet esprit de compétition qu'il a toujours eu rappelle à Nicole, l'une des phrases fétiches de son mari : "Lorsque le problème sera réglé, quand ça ira mieux, on ira au cinéma".
Beaucoup d'entrepreneurs se reconnaîtront dans cette vie si particulière et intense des dirigeants d'entreprise dont la passion prime mais qui les conduit aussi à aller tellement loin dans leurs projets.

Aujourd'hui, c'est à travers son petit-fils Christopher qui développe le groupe EPI (Weston, Bonpoint, Figaret, les champagnes Piper-Heidsieck...) que la vie d'entrepreneur de Jean-Louis Descours se poursuit.

Et à l'adresse des jeunes de ce pays qui manquent parfois d'espoir (Page 156) : "Tant de domaines...restent inexploités et ne demandent qu'à se développer tout comme tant de secteurs traditionnels ont besoin d'être bousculés, modernisés, remis sur des rails nouveaux"...Et un peu plus loin : "À la base de toutes ces réussites, il doit y avoir un pionnier, un empêcher de tourner en rond, un visionnaire".

L'envie de gagner, Jean-Louis Descours l'a toujours eue, comme beaucoup de chefs d'entreprise que j'ai rencontré au cours de ma carrière, sans que les Français le réalisent à ce jour, c'est pourquoi j'avais envie de partager cette rencontre, unique, passionnante, éclairante sur ce "métier" d'entrepreneur.

Merci M. Descours de m'avoir reçu.  


"Entreprendre à Grands Pas, Comment faire d'une PME une multinationale ?" par Jean-Louis Descours en collaboration avec Gabriel Milési est publié aux Editions Michel de Maule