jeudi 30 mai 2013

« Le Cuisinier et la Bourse », hommage à Bernard Loiseau a été publié sur l’iTunes Store et Amazon

par Didier Testot
Cela faisait longtemps que je voulais aller au bout de ce projet de livre.  Ceux qui ont eu ce type de projet en connaissent la difficulté. Et pour un livre numérique, si certains aspects sont faciles, d'autres le sont moins et c'est un parcours pas toujours fléché qu'il faut prendre.
Voilà donc « Le Cuisinier et la Bourse », hommage à Bernard Loiseau sur l’iTunes Store et Amazon. 

10 ans après la disparition du chef étoilé de Saulieu,  « Le Cuisinier et la Bourse », raconte cette aventure entrepreneuriale issue des rencontres entre le journaliste Didier Testot, fondateur de la Web Tv www.labourseetlavie.com et Bernard Loiseau.
Cet ouvrage vient d’être publié sur l’iTunes Store et sera disponible en format numérique sur iPad, et également sur Amazon.
Dans la période économique difficile que traverse la France, l’évocation des débuts de Bernard Loiseau, sans connaissance particulière pour la cuisine, sans bagage scolaire outre un « bac d’eau chaude et un bac d’eau froide » comme il aimait à le dire, viennent illustrer qu’il est possible d’y arriver, sans forcément avoir de moyens.
Depuis cette rencontre en 2001, et les nombreux interviews TV de dirigeants d’entreprises réalisés, l’envie de ne pas laisser ce document sans suite, a été déterminante.




Notre Monde évolue vite et s’adapter devient une évidence comme redonner de l’espoir aux jeunes.  Entreprendre, chacun peut essayer à sa façon, avec ses envies, avec sa volonté.  « Le Cuisiner et la Bourse » qui rapporte les conversations que j'ai eue avec Bernard Loiseau apporte une bouffée d’air frais, dans un climat étouffant pour toutes les initiatives nouvelles, ne cachant en rien les difficultés de ce métier de cuisinier « Haute Couture » comme se définissait Bernard Loiseau, mais aussi qu’il est possible en partant de rien, d’arriver au sommet. Et quel sommet : Trois Etoiles, synonyme d’une pression énorme, mais aussi d’une notoriété mondiale. Cette aventure, ses coups de cœur, son regard unique pour ce métier exceptionnel, ne sont pas éloignés de ce que vivent beaucoup de dirigeants de PME, bien au delà de la cuisine, lorsqu’ils doivent faire des choix de développements.

Dix ans après la disparition de Bernard Loiseau, j'avais envie de témoigner de cette rencontre pour pouvoir la partager et l’évoquer avec passion et amitié. L’écoute des enregistrements réalisés à l’époque, la voix de Bernard Loiseau (sur iPad) m'on convaincu de publier ce livre, comme un témoignage pour tous les entrepreneurs, ceux qui l’ont connu, et pour tous ceux qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale.

Quelques extraits de l’ouvrage le « Cuisinier et la Bourse » : 

«Ils sont fous (NDA les clients). La moindre bricole, ils disent mais Monsieur, vous allez perdre votre Troisième étoile, je vais écrire. Ce n’est pas parce qu’il y a un Turbot trop salé, trop cuit, que tu perds ta Troisième étoile. Heureusement d’ailleurs qu’il y a des Turbots trop cuits, trop salés, ça veut dire qu’on est des êtres humains qu’on n’appuie pas sur un bouton ».
« Je vois mes gars faire, j’ai un œil, c’est ça le secret d’un chef d’entreprise, c’est d’avoir du recul dans sa propre société. S’il n’a pas de recul dans sa propre société, il s’encroûte et un jour, il se réveille. Et il perd ».
«Je dis à tous les jeunes, petit, fais ton métier avec passion, prends des risques mais soit pugnace et persévérant (…) Les marches, elles se montent une par une, elles ne se montent pas trois par trois (…) Chacun dans la vie doit avoir ses moyens et ses capacités et au-delà on s’entoure »

L’ouvrage le Cuisinier et la Bourse est disponible en format numérique :



Dans ce moment de crise nationale, où les hommes politiques n'ont toujours pas compris qu'il fallait redonner confiance à ceux qui prennent des risques, j'avais envie de publier ce parcours exceptionnel, pour trouver des raisons d'espérer. Je déteste mon pays lorsqu'il ne voit que ce qui ne va pas, mais je déteste encore plus cette classe politique hors de la réalité, qui ne pense qu'à son élection puis à sa réélection, en continuant à faire les mêmes erreurs, avec les mêmes conseillers. 
La France a des atouts, la France a des entrepreneurs et des individualités extraordinaires, il faut juste que l'environnement soit favorable. Ce n'est pas Billancourt que l'on désespère, ce sont les cadres, les artisans, les auto-entrepreneurs, beaucoup trop de Français...



mercredi 29 mai 2013

Bienvenue à la Bourse des entreprises, pardon à EnterNext

par Didier Testot
C'est donc en 2013, un peu aux forceps diront ceux qui sont proches de cet univers de la Place de Paris, que la Bourse des Entreprises vient d'être baptisée "EnterNext".
Projet qui a eu son lot de commissions et d'intérêts contradictoires entre différents acteurs de la place, un rapport Rameix - Giami sur le financement des PME avait tancé le responsable de la place de Paris, NYSE Euronext, et l'ambiance n'était pas au beau fixe, loin de là.
Depuis Gérard Rameix, l'un des deux rédacteurs de ce projet est redevenu, par un miracle, que seuls les énarques peuvent expliquer, Président de l'AMF. Depuis sa création, le gendarme de la Bourse n'a jamais eu à sa tête un spécialiste des marchés financiers. Parenthèse historique !
Et puis vint un nouveau rapport rédigé cette fois par un Comité d'Orientation Stratégique dédié aux PME-ETI, pour la création de la Bourse de l'Entreprise devant aussi contribuer aux débats avec des mesures pour aider au financement des PME.
Dirigé par un ancien de la COB (gendarme de la Bourse), Fabrice Demarigny, devenu responsable des marchés de capitaux chez Mazars, il nousen avait parler en 2012 : Vidéo
Derrière ces tractations, négociations, colères parfois entre les acteurs qui n'hésitaient pas à brocarder les rapports, la stratégie de NYSE Euronext en Europe, et particulièrement à Paris, était visée.
La réponse est donc venue ce 23 mai, après plusieurs mois de réflexion, rendus difficiles également par le fait que NYSE Euronext a fait depuis l'objet d'une OPA de l'américain ICE.

Les enjeux sont donc de savoir si la place de Paris, un peu perdu dans l'immensité NYSE Euronext et concurrencée largement par Londres pour ses marchés, pouvait retrouver un dynamisme, pas seulement du fait de l'acteur de place, mais aussi de tous les autres, banques, intermédiaires financiers, entreprises.
La réponse "EnterNext" sera donc regardée de près, elle couvrira les compartiments actuels B et C du marché règlementé, ainsi qu'Alternext, soit près de 800 entreprises.
Avec une filiale dotée d'une marque, et des ressources humaines propres : politique commerciale, amélioration du modèle de marché, accès à la Bourse depuis les régions, tarifications, des moyens de l'ordre de 18 millions d'euros annuels.
Pour Dominique Cerutti, le Président du Directoire d'Euronext, «face aux difficultés actuelles de financement des PME-ETI, il est crucial de se mobiliser – c’est notre mission et notre conviction. NYSE Euronext s’engage totalement aux côtés des chefs d’ entreprise comme de tous ceux qui veulent agir pour renforcer le tissu entrepreneurial, gage de croissance et d’emploi(...)En 2012, les marchés européens de NYSE Euronext ont permis aux entreprises de lever plus de 83 milliards d’euros dont plus de 57 milliards en France. Ce sont cette dynamique et cette qualité de marché que nous entendons mettre au service des PME-ETI.»


Ce n'est pas la première fois en réalité que la Bourse de Paris doit faire sa Révolution commerciale, dans les années 80, le Second Marché, avec ces PME devenues célèbres comme TF1, puis le Nouveau Marché avec Internet, étaient venus compléter l'offre historique. Avec le temps et quelques déboires liés au dégonflement de la bulle Internet, les PME avaient perdu pour certaines d'entre-elles l'attrait initial.
Alternext, projet lancé par NYSE Euronext, pour aider à l'accès en Bourse de jeunes entreprises de croissance, venait compléter l'offre. Nous en parlons cette semaine avec Yannick Petit, le Président d'Allegra Finance (Bilan des introductions en Bourse PME et ETI), qui connaît bien la place de Paris et qui au titre de sa société a réalisé de nombreuses introductions d'entreprises sur Alternext. Permettre à de jeunes entreprises l'opportunité de lever des fonds, et une vraie côte notamment pour les valeurs dans le secteur de la santé a pu éclore, Alternext a pris sa place, malgré la crise de 2007.

Mais comme toujours, mettre les difficultés d'accès à la Bourse sous la seule responsabilité de NYSE Euronext est un peu court. C'est en effet un écosystème fait d'intermédiaires financiers, brokers, banquiers, communicants, avocats, ... et tous ont leur responsabilité dans leur capacité à faire partager de vraie aventures entrepreneuriales avec d'autres investisseurs. NYSE Euronext peut aussi y contribuer par des tarifs attractifs et des services aux entreprises, il doit aussi se battre face aux marchés alternatifs, prêts à prendre des parts de marchés face aux places historiques.
Les excès de la bulle internet ne sont pas si loin, les valorisations fallacieuses, les business plan "pipo", peuvent faire encore fuir les particuliers.
Pour les professionnels, il en va autrement, la liquidité est devenue un enjeu majeur et s'ils acceptaient encore il ya quelques années de prendre ce risque PME - ETI, ils ont été contraint par la crise de 2007, de revoir leur copie, et sont de moins en moins enclins à "faire" de la PME.
D'où l'apparition du capital investissement qui a su "vendre" des aventures de "coeur artificiel" et autres biotechs.  Cet écosystème est et reste fragile, il la toujours été, reste donc à le faire vivre et connaître.
Une Bourse de l'entreprise, EnterNext désormais sans une exposition ne serait pas non plus complète.

C'est en tant que media que j'ai décidé en 2009, en lançant la Web Tv www.labourseetlavie.com de montrer que l'on pouvait faire autre chose dans ce secteur Bourse Economie et Entreprises, en privilégiant la qualité.
Ce site est devenu par son contenu, unique en son genre, une base de données extraordinaire pour n'importe quel investisseur, particulier ou professionnel, qui s'interesse justement aux PME de la place de Paris et même de Bruxelles. Depuis 2009, plusieurs centaines de dirigeants sont venus parler, parfois pour la première fois, de leur entreprise, et de la stratégie, avec pour objectif de comprendre comment ces PME ou ETI s'adaptaient à la crise économique et financière, qui a touché tous les secteurs d'activité. Ce travail est aujourd'hui visible sur la Web Tv www.labourseetlavie.com et permet à n'importe quel investisseur, particulier ou professionnel, de trouver un historique large des interviews, afin de se faire une idée.
Comme le disait un spécialiste du "family office", "lorsqu'on va dans une bibliothèque on y trouve des livres, lorsqu'on va sur la Web Tv www.labourseetlavie.com, on y trouve un bibliothèque de vidéos pertinentes".

EnterNext a donc déjà sa TV !

Bienvenue à EnterNext, et www.labourseetlavie.com continuera son travail de contenu qualitatif différenciant, pour que les investisseurs puissent mieux connaître les PME, ce qui ne nous empêchera pas aussi de traiter du CAC40 bien entendu. Et cette base de données, donne déjà des résultats pour ceux qui ont besoin de chercher ce contenu (commerciaux, cadres, gestion de fortune, cgp, étudiants, retraités...).









lundi 6 mai 2013

Au Smallcap Event 2013, des PME qui s'adaptent à l'évolution de l'économie

par Didier Testot
C'est toujours un plaisir de rencontrer des dirigeants d'entreprises au cours d'une ou plusieurs journées, et peut-être et surtout dans cette période de morosité politico-économico médiatique, où rien ne va et où Xavier Niel, le fondateur de Free est obligé de parler au Financial Times pour se faire entendre en France ! Et ce alors même que la capitalisation de sa société frôle les dix milliards d'euros. Pas mal pour un autodidacte non ?
Dans les interviews de dirigeants que nous avons réalisé au Smallcap Event 2013 organisé par CF&B Communication, ce sont aussi des découvertes de sociétés belges notamment, qui pour certaines d'entre-elles oeuvrent largement en France (Montea dans la logistique ou le groupe Roularta dans les medias, propriétaire entre-autres de l'Express en France). Pour les sociétés françaises, ce fût l'occasion de revenir sur les résultats d'Egide (boitiers hermétiques pour le secteur telecom, militaire ou spatial notamment), le 1er trimestre 2013 de Capelli (immobilier), la stratégie de Synergie dans le travail temporaire, après Crit, permettant de mieux comprendre où en est le secteur.

Les dirigeants de Touax, CBo Territoria, Cybergun, Home Invest Belgium, Gaussin, Naturex ou SQLI ont été également nos invités : Vidéos Dirigeants.

De quoi alimenter vos réflexions et votre connaissance des stratégies des entreprises dans cette période compliquée.
Rik de Nolf Administrateur Délégué Roularta (© www.labourseetlavie.com)
Ce que l'on constate globalement et c'est une caractéristique de notre époque, peu abordée dans les grands supports d'information, c'est que les entreprises doivent s'adapter en permanence à l'évolution de leur secteur. Rik de Nolf, l'Administrateur délégué de Roulartale dit très bien dans l'interview TV : "Autour de L’Express, on développe des cellules et des pools, c'est vrai pour la culture. Donc ces spécialistes sont responsables, je dirais, du quotidien sur les sites, de l'actualité sur l’hebdo, et en plus dans certains cas ils disposent d'un mensuel pour développer les grands dossiers, c'est vrai pour le cinéma avec Studio Ciné Live, pour la musique avec Classica, pour les livres avec Lire, pour tout ce qui est business et économie avec l'Expansion, donc autour de la grande marque L’Express on développe toutes les spécialités."

C'est aussi un Cybergun, spécialiste du tir de loisirs, dont l'aventure dans le secteur des jeux vidéos aura coûté très cher à la société, obligée de se recapitaliser à grande vitesse comme le confirme Jérôme Marsac, Pdg de Cybergun : "Plus de 25 millions d'euros ont été investis dans cette activité et cela représente, avant restructuration, quasiment la moitié de la dette du groupe qui avait également grossi avec d'autres acquisitions. Entre 2006 et 2011 on a pu faire des acquisitions aux USA, en Angleterre, en Asie, pour construire le groupe qui, je le rappelle, est passé en presque 10 ans de 6 millions d'euros de volume d'affaires quand on a fait l'introduction sur le marché libre de la cote ici à Paris à récemment 84 millions d'euros de volume d'affaires."
Jérôme Marsac Président Cybergun (© www.labourseetlavie.com)

Dans cette période agitée sur le plan économique, les entreprises #PME ou #ETI doivent réagir vite à l'évolution d'un carnet de commandes, une crise économique dans un pays en particulier (Espagne), un nouvel entrant dans le secteur...,  c'est une nécessité, c'est vital.
Elles doivent aussi avoir une stratégie qui soit compréhensible par les investisseurs.
A ce propos, retrouvez les interviews Tv du directeur financier de SQLI, Nicolas Rebours alors qu'il y a un an c'était Julien Mériaudeau, Directeur Général, qui s'exprimait au nom de SQLI, spécialiste de la conception et de la mise en oeuvre de systèmes d'informations. Oui mais voilà, ce dernier a été débarqué en fin de semaine dernière, pour divergence stratégique avec la majorité des administrateurs !
Ça bouge dans les PME. Et ce n'est qu'un début, car certaines d'entre-elles intéresseront à terme un plus gros acteur, et/ou des questions de successions se poseront.
L'économie à portée de clics, à travers ces PME et des centaines d'interviews en est une belle illustration.
La #Bourse de l'#entreprise est "née" en 2009, le media qui lui est consacré s'appelle la Web Tv www.labourseetlavie.com, Nous y reviendrons prochainement car 2013 apportera son lot d'avancées sur ce sujet.