samedi 30 novembre 2013

Découverte de Carbios, dans la chimie verte : Interview de Jean-Claude Lumaret Directeur Général

Vidéo : Introduction en Bourse : Jean-Claude Lumaret Directeur Général Carbios - La Bourse et la Vie Web TV

par Didier Testot.

Une découverte, une nouvelle recrue en Bourse, dans la chimie verte, l'occasion de réaliser combien l'innovation est importante, recycler du plastique, le détruire "vraiment" , nous avons rencontré la société Carbios.

Extraits de notre interview à retrouver sur la Web Tv : http://www.labourseetlavie.com/videos/l-interview/introduction-en-bourse-jean-claude-lumaret-directeur-general-carbios,1480.html

Web TV www.labourseetlavie.com : Jean-Claude Lumaret, bonjour. Vous êtes le directeur général de Carbios. On va parler avec vous de votre introduction en bourse, on va parler ensemble de recyclages, de déchets plastiques, c'est un sujet majeur pour la société. L'introduction en bourse, pour vous, quel type d’étape c’est une étape fondamentale ?

Jean-Claude Lumaret, Directeur général de Carbios : C'est une étape essentielle dans la croissance de la société, d'abord parce que cela va nous permettre d'amplifier notre développement, d'accélérer notre développement, et puis de crédibiliser la société, et notamment quand on efface à des marchés aussi importants que ceux que l'on cherche à adresser, c'est très important d'être une société listée pour pouvoir discuter avec les grands opérateurs mondiaux.

Web TV www.labourseetlavie.com : Justement, quand on parle de ces déchets, je voyais 25 millions de tonnes de déchets plastiques produits par an en Europe, effectivement c'est très important, quel marché vous allez adresser principalement ?

Jean-Claude Lumaret, Directeur général de Carbios : Écoutez, moi je dirais c’est 280 millions de plastiques qui sont produits tous les ans, c'est devenu incontournable, la croissance est supérieure au PIB mondial, etc., mais cela génère 100 millions de déchets, et nous on a décidé chez Carbios que le plastique d'abord on l’émet, les déchets encore plus, parce que ce sont ces déchets qui vont devenir notre nouvelle matière première. Pour quoi faire ? Pour faire des nouveaux plastiques qui vont s'autodétruire après usage, quand on l’aura programmé, et puis aussi pour recycler, par exemple recycler des bouteilles pour refaire des bouteilles, ou encore utiliser cette manne de déchets avec peut-être aussi les déchets agricoles pour faire des biopolymères compétitifs face aux produits fossiles.

Web TV www.labourseetlavie.com : Oui, l'enjeu aujourd'hui c'est cela, c'est qu'effectivement ils sont faits principalement à base de pétrole, et donc il faut trouver forcément d'autres solutions si on ne veut pas rester avec ce problème mondial ?

Jean-Claude Lumaret, Directeur général de Carbios : Exactement, mon expérience dans ce monde-là me fait dire que Carbios va proposer une voie ou propose une voie très originale pour accélérer le développement de ces fameux biopolymères, pour les rendre surtout compétitif par rapport aux polymères fossiles.

vendredi 22 novembre 2013

Lettre à Pierre Haski (@pierrehaski) Co-fondateur de Rue 89 : Non la Bourse, ce n'est pas que le court terme !

par Didier Testot.
Avec les réseaux sociaux, Twitter, Linkedin, notamment, nous sommes confrontés à des discussions animées, parfois intéressantes, motivantes, étonnantes, inutiles, violentes, une diversité de possibilité à vrai dire infinie. C'est la nouvelle vie du journaliste à partir du moment, où il a décidé de s'exposer et de confronter sa propre expérience à celle des autres.
Récemment, j'ai été tellement abasourdi par la réponse d'un très médiatique journaliste, qui fait partie comme on dit du "microcosme" de la profession, que j'ai eu envie de lui écrire cette lettre, à l'ancienne, et pour la modernité sur ce blog, qui est justement le fruit de mon expérience professionnelle et de mon travail à la tête de la Web Tv www.labourseetlavie.com.

Cher Pierre Haski,

L'objet de ma lettre est venue de votre réponse sur la Bourse :



Puis celui-ci après ma réponse



J'ai d'abord le souvenir d'un débat au Press Club de France, où nous parlions des "journalistes entrepreneurs", et où vous racontiez vos levées de fonds, de la part de gentils donateurs pour le projet Rue 89, des capitalistes sans qui rien ne serait arrivé pour vous qu'une fin de carrière, certes riche, mais pas originale de ce point de vue, malgré votre talent. Tiens donc une levée de fonds !

C'est justement ce que font nombre d'entrepreneurs en visant la Bourse. Pas plus tard que cette semaine, j'ai rencontré la société Implanet et son dirigeant Ludovic Lastennet (Introduction en Bourse)
Peut-être que dans quelques années, vous aurez besoin d'un implant pour votre genou et si la solution vient d'une société cotée en Bourse, cela m'étonnerait que vous refusiez d'être soigné pour cette raison.

Plus sérieusement, l'entrepreneur est quelqu'un de respectable, il peut choisir la Bourse, s'il le fait c'est souvent parce qu'il pense qu'avec la Bourse, de nouveaux investisseurs peuvent l'aider à consolider, développer son entreprise, plus vite, et conquérir de nouveaux marchés. Il n'est pas dans une démarche à court terme. Ceux qui le sont ne restent pas longtemps.
L'ancienne direction de Vivendi a fait l'actualité au cours des dernières semaines, elle a confondu le court terme et la stratégie pour pérenniser une entreprise, la mettant en danger justement.

Depuis 1989, date de mes débuts dans le journalisme, au service Bourse du Figaro, puis la Tribune, j'ai rencontré des centaines de dirigeants, beaucoup d'entre-eux sont d'abord des autodidactes. Entrepreneurs, ils ont commencé avec peu de moyens, avec une petite équipe... J'ai eu cette chance d'en rencontrer dans les années 90 et de voir le chemin parcouru depuis, malgré toutes les contraintes, et même vous allez rire, par des financiers qui ont su créer un groupe industriel, leader mondial de son secteur.

La Bourse c'est la vie, derrière la Bourse, il y a des aventures humaines d'abord, ensuite que le court terme dans la réaction des investisseurs vous déplaise, soit, mais regardez plus loin que vos préjugés. C'est une formidable expérience, une image reconnue par les investisseurs du Monde entier pour l'entreprise, et même si la Bourse n'a pas toujours raison sur la valorisation des entreprises, cela n'empêche nullement ceux qui y sont d'avoir une stratégie qui sur le long terme, tient la route, et est reconnue par cette Bourse que vous n'aimez pas.

Depuis 24 ans, je vois les défauts de la Bourse, mais je vois aussi les qualités de ces entreprises qui ont su malgré toutes les contraintes, les crises financières mondiales, grandir, ces PME, ces ETI dont on nous parle en ce moment, certaines d'entre-elles sont devenues des grands groupes.

Sauf à ce qu'il s'agisse d'idéologie, quand vous achetez votre boite de haricots verts Bonduelle, jeter vos ordures dans un bac Plastic Omnium, faites cuire un blanc de poulet (Loué, groupe LDC),  et bien d'autres qui font l'économie française, vous achetez aussi la Bourse.

Si j'ai créé la Web TV www.labourseetlavie.com en 2009, c'est parce que je crois que l'économie doit être à la portée des Français, et qu'il faut leur donner l'envie de prendre connaissance des données économiques, de la vie des entreprises, des initiatives d'entrepreneurs, en faisant parler ceux qui sont au coeur de notre économie.

Sans caricatures, sans préjugés, cher Pierre, il est temps de changer de logiciel, la Bourse, si ce n''était que le court terme, le CAC40 n'aurait pas eu TF1 en son sein, TF1, petite PME au départ, comme Bouygues, sa maison-mère, également petite PME.

Oui derrière la Bourse, il y a toujours une aventure humaine. Et en passant votre chemin comme vous dites, vous passez à côté de nombreuses entreprises.

Appliquez donc ce conseil de mon premier employeur "la Bourse vous l'apprendrez sur le tas", c'est ce que je fais depuis le 15 décembre 1989, avec plaisir, et autant d'intérêt pour découvrir les nouvelles sociétés en Bourse.

Vous avez sans doute chez Rue89 parlé de la crise dans le secteur agroalimentaire en Bretagne, le Pdg de LDC (Loué, le Gaulois...) société cotée en Bourse, vient de publier ses résultats et il réagit à la crise, oui, c'est de la Bourse, pas du court terme, une société rentable dans le secteur leader européen
http://www.labourseetlavie.com/videos/entreprises-strategie-et-resultats/denis-lambert-pdg-ldc,1473.html

Vous êtes familier avec l'Histoire et voudriez peut-être appliquer la phrase de Vincent Auriol "La Bourse, je la ferme, les boursiers, je les enferme".

C'est un peu tard, le Palais Brongniart est devenu un lieu évènementiel, la Bourse n'y est plus, mais cela n'empêchera pas de nouvelles entreprises de partager avec de nouveaux actionnaires leur avenir.

Tiens et une dernière pour terminer, vous avez dû oublier l'une des plus belles réussites de la Bourse, présente au CAC40, elle s'appelle Essilor, je me permets donc de vous rappeler, qu'à l'origine, elle est le fruit du rapprochement d'une société coopérative ouvrière et d'une société privée, comme quoi, la Bourse, peut vous réserver bien des surprises !

Il est peut-être temps d'ajuster vos verres (des "Varilux" d'Essilor ?), pour voir d'un autre oeil la Bourse, et redevenir 5 minutes journaliste, donc curieux, mais svp sans préjugés !

C'est mon cas depuis 1989, donc c'est possible !

Salutations confraternelles

Didier Testot
Journaliste
Fondateur de la Web Tv www.labourseetlavie.com
Car derrière la Bourse, il y a toujours une aventure humaine !




jeudi 21 novembre 2013

Denis Lambert Pdg LDC : "Si il y a un élan national à vouloir sauver cette filière, LDC est prêt à l'accompagner"

par Didier Testot.

La filière volailles touchée en Bretagne et en Vendée, celle qui ne reçoit plus d'aides de l'Europe pour l'exportation. Ce pôle représente 1/3 de la production française.

Le Groupe LDC n'est pas concerné par cette stratégie à l'export, mais Denis Lambert son pdg répond sur les enjeux de la filière et pour des solutions sachant que 40% des volailles sont importées en France, notamment pour les collectivités et les cantines !

"Tout dépend du temps qu'on va nous donner" nous confie Denis Lambert.

Une interview à l'occasion de la publication des résultats semestriels 2013/2014, du leader européen de la volaille.

Denis Lambert Pdg LDC

mercredi 13 novembre 2013

La Bourse aime François Hollande

par Didier Testot.
Si le Président de la République François Hollande n'arrive pas à remonter dans les sondages d'opinion, confronté à une crise de défiance sans précédent dans la Vème République, un an et demi après son élection, retrouver la confiance est donc son challenge, rien ne dit qu'il n'y arrivera pas, mais en attendant la situation est bloquée et la France ne peut avancer dans ce contexte.

En France, pourtant, comme en 1981, certains sont très discrets, on ne le voit pas avec des bonnets rouges, ni des écharpes roses, encore moins avec des drapeaux de syndicats, ils ont décidé de rester chez eux, discrets jusqu'à la fin de ce quinquennat. En 1981 déjà , cela leur avait pas mal réussi cf l'article consacré dans ce blog à ce sujet en 2012 (http://labourseetlavietv.blogspot.fr/2012/06/la-bourse-et-les-valeurs-hollandaises.html), avec "Miterrand's Millions, et la tenue des marchés financiers de 1981 à 1995, l'âge d'or pour les boursiers.

Oui ce sont eux les discrets, la France silencieuse, elle regarde son patrimoine progresser et depuis mai 2012, le CAC40 est donc passé tranquillement de 3.000 points environ à plus de 4.000 points, alors même que la France n'a cessé de connaître des conflits sociaux plus durs les uns que les autres, et que la hausse des impôts, la pression fiscale, est devenue le sujet de préoccupations numéro un !

Les valeurs hollandaises dont on parlait en 2012 se portent bien, et il est fort possible que la Bourse connaisse dans les prochains mois encore une "bonne" performance, pour les marchés actions.
Alors même que la situation sociale, politique, se tend, les détenteurs de patrimoine financier et notamment en actions françaises ne se plaignent pas, on les comprend !

"Bérégovoy : 5 ans on a gagné bcp d'argent
Jospin, le CAC a triplé !
Sarkozy, le CAC divisé par deux !
Avec Hollande on va gagner de l'argent parce qu'ils (les socialistes) ont besoin des marchés financiers", nous disait Christian Cambier (Gérant Prigest), à 4mn dans cette vidéo

(http://www.labourseetlavie.com/videos/bourse-et-marches-avis-d-experts/christian-cambier-gerant-prigest,942.html)

mardi 12 novembre 2013

DSK à Paris, incognito à Montparnasse (photos)

par Didier Testot
On nous dit parfois que l'information "trash", le buzz, le sexe, les faits divers, cela fait vendre, et que l'information sur Internet doit d'abord faire de la vue, du clic, du buzz, le reste, peu importe.
J'ai donc décider de tester si cet alignement de photos de Dominique Straus-Kahn, traversant le Boulevard du Montparnasse, ce mardi 12 novembre, avec son pardessus sombre, sa barbe de plus de trois jours que vous ne voyez pas sur la photo, peut intéresser.
C'est donc un test grandeur nature et comme avec Google, tout se mesure, je pourrais voir dans quelques jours si les clics, ont été au rendez-vous. On pourrait dire qu'il s'agit de "data journalisme", versus, information people, paparazzi, il était dans mon champ de vision, j'ai pris la photo !
J'ai fait ce que de plus en plus de gens font, et cela illustre aussi les limites du journalisme, d'autres personnes auraient pu faire ces clichés. J'ai cédé à la tentation de le faire aussi, il était là dans mon champ de vision.

 © Didier Testot
Voilà donc Dominique Strauss-Kahn dans Paris, Boulevard du Montparnasse à 12h30, ce mardi 12 novembre 2013. Ayant vu quelques secondes avant, son visage de trois-quarts, il avait l'air très fatigué, un vieux Monsieur qui s'il n'avait pas fait la Une de l'actualité, la personne qui le croise avec le parapluie ne se retournerait plus.

 © Didier Testot
 A l'heure du trash, de la bimbo, c'est sûr que s'il était accompagné d'une femme, la photo aurait encore plus de valeur.

 © Didier Testot
"Témoin assisté" de Dominique Strauss-Kahn dans Paris, cela me rappelle ce que j'avais pu écrire au début de l'affaire américaine.
J'avais eu l'espoir qu'il s'agisse d'une méprise, ce qui n'est pas arrivé.
http://labourseetlavietv.blogspot.fr/2011/05/lettre-dominique-strauss-khan-homme.html
Avec des si on refait le Monde, un jour peut-être la surprise viendra de lui, car en France, côté politiques, on le sait, nul n'est complètement vaincu, à part par la mort, mais la vraie cette fois.