Fil Twitter LA BOURSE ET LA VIE TV

Affichage des articles dont le libellé est Testot. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Testot. Afficher tous les articles

lundi 7 décembre 2009

Le débat économique Spécial Bourse 2010

Le débat économique (1ère partie) - Vidéos/Interviews

par Didier Testot.

Comment aborder l'année 2010 en termes d'investissement ?
Retour dans cette première partie de l'émission "L'économie en VO", Spécial Bourse, sur les temps forts pour les investisseurs.
Avec nos trois invités : Philippe Forni Directeur Général de CamGestion, Franck Dixmier Directeur Gestions Allianz Global Investors France et Sebastian Paris Horvitz Directeur de la Stratégie chez AXA IM. Ce débat comporte trois parties. La seconde partie aborde les thématiques des marchés et la troisième les perspectives de la Bourse en 2010.
A voir sur la Web TV www.labourseetlavie.com

samedi 7 novembre 2009

Le Saut du Mur de Berlin pour un double anniversaire

par Didier Testot.

Il y a des anniversaires qui peuvent avoir un sens à double titre. Celui de la chute du Mur de Berlin en fait partie. C'est d'abord le symbole d'une nouvelle ère géopolitique mondiale qui s'est ouverte le 9 novembre 1989, dont bien longtemps après on comprendra qu'elle ne concernait pas seulement l'Europe, mais le Monde et en particulièrement la Chine qui basculait dans le capitalisme, dans un mouvement essentiel pour l'économie mondiale et dont nous vivons tous les jours les conséquences : demande de matières premières, production de biens de consommation à bas coûts...
Et cet anniversaire, c'est aussi bien plus modestement, le sujet de l'un de mes premiers articles publiés dans le Figaro "saumon" au début du mois de janvier 1990, avec ce titre "Le Saut du Mur". Une découverte pour moi de la Bourse, après des études de Droit et de Science Politique.

"Le Saut du Mur", je reste fier de ce titre pour un article commentant un an de Bourse de Francfort.
Vingt ans c'est un age clé de la vie, comme disait un vieil ami de la famille : "profite quand tu as 20 ans, ensuite le temps passe très vite".

Et c'est vrai depuis 1989, que de personnes rencontrées dans tous les secteurs : entrepreneurs, avocats, conseils, gérants, analystes, économistes, attachés de presse, des milliers, c'est l'une des caractéristiques de ce métier de journaliste. Rencontrer des gens dont parfois la veille, vous ignoriez jusqu'à l'existence.
Ce qui est sans doute le plus frappant pour le journaliste que je suis c'est sans doute la révolution technologique qui a amené le câble, la TV par satellite, le téléphone mobile, Internet, la TNT, les SMS..., dans le désordre, mais avec la même conséquence : la multiplication des canaux de diffusion. Certains n'ont pas vu cette révolution, n'y ont pas cru, comme pour le Mur de Berlin. Ce n'était pas possible.

L'instantanéité, la rapidité de l'information prenant le dessus face au vieux Journal de 20 heures toujours vivant, mais comme une vitrine du passé, d'un autre Monde. Déjà 19 millions de Français avec le Haut-Débit, pourquoi attendre 20 heures pour avoir une information triée et peu variée avec toujours les faits divers en Une, encore plus en cette période de crise.
En 1989, j'avais l'information, les scoops en avant-première, dans une rédaction nationale, mes amis non. En 2009, j'ai l'information mais d'autres aussi, je suis un "informé", parmi d'autres. Reste mon regard de journaliste sur l'actu, toujours critique, toujours avec du recul.

Mon métier de journaliste n'est plus le même c'est évident, mais il garde sa noblesse qui est d'essayer de comprendre le Monde. Ce Nouveau Monde. Et depuis 20 ans, la Bourse et les Entreprises, c'est avec ceux qui font l'économie que j'ai passé ces années. Vingt ans plus tard, j'ai créé une Web TV 100% actualités sur l'économie et les entreprises www.labourseetlavie.com, la vidéo comme nouvel outil de culture économique. Pour faire comprendre l'économie à travers ceux qui l'a font, sans caricatures, avec la volonté de partager ma connaissance de l'histoire des entreprises avec ceux qui les découvrent comme avec ceux qui ont aussi partagé sur les marchés ces histoires. Je réalisais avec un dirigeant d'entreprise récemment que je connaissais son histoire depuis 20 ans.

1989-2009 comme un joyeux anniversaire, la technologie est partout, le journaliste doit être technophile, cela ne l'empêche pas de garder sa curiosité intacte. Tout change, rien ne change, la démocratie a toujours besoin des journalistes.

Presse écrite (Le Figaro, La Tribune), Radio (flash Bourse sur Europe1), Tv (Bloomberg), Internet (www.labourseetlavie.com), j'ai travaillé dans tous ces supports, je n'ai que des bons souvenirs pour mieux avancer. Vingt ans après, Michel Drucker, est toujours là, c'est Dimanche.

vendredi 26 juin 2009

Quand le Gaulois mange le Coq et lorgne sur Marie

par Didier Testot.

Avec la crise financière et économique que nous vivons, et l'impact médiatique de la mort de Mickael Jackson qui éclipse en un tour de mains l'actualité précédente sur la crise iranienne, on en oublierait presque que la vie des entreprises continue. Malgré la crise, ou à cause de la crise, des entreprises investissent et saisissent des opportunités d'acquisition, alors même que tout pousserait à ne rien faire sauf à réduire la voilure en attendant la sortie de crise.

Clairement depuis plusieurs mois, l'investissement et les opportunités de croissance, ont été des paris du leader de la volaille en France, le groupe LDC (comme Lambert, Dodard, Chancereul), qui se cache derrière notamment les marques Le Gaulois et Loué . Avec près de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour le dernier exercice 2008/2009, le groupe LDC qui est également implanté en Pologne et en Espagne est présent sur deux métiers : l'élaboration de produits à base de volailles et les produits traiteurs (Traditions d'Asie, c'est lui par exemple).

Après l'acquisition du Groupe Arrivé, annoncée lors de la publication de ses résultats annuels il y a quelques semaines, avec la marque Maître Coq, et un chiffre d'affaires de plus de 500 millions d'euros, LDC s'intéresse de près, "en négociation exclusive" nous dit le communiqué de presse, à la marque Marie qui appartient au groupe coté anglais Uniq. Derrière Marie se trouvent les marques outre Marie, Weight Watchers et Luang. La société a réalisé un chiffre d'affaires de 265 millions d'euros en 2008.

Voilà donc en quelques mois, Le Gaulois qui sort son chéquier pour ajouter près de 700 millions d'euros de chiffre d'affaires (quelques actifs cédés d'ici là). En bref, deux acquisitions qui font changer le groupe LDC de dimension dans ces deux activités.
Il faudra compter avec LDC en France, son dirigeant Denis Lambert avait eu l'occasion de l'expliquer sur la Web TV www.labourseetlavie.com à l'occasion de la publication des résultats.
Après ces deux acquisitions, la prochaine étape sera le renforcement à l'international, LDC prendra son temps, le temps, n'est-ce-pas à côté de la stratégie, l'atout essentiel pour naviguer en temps de crise.


mardi 28 avril 2009

Banques : Bouton s'en va, Mignon débarque chez Natixis, BNP Paribas se Fortisse

par Didier Testot
Il faut le reconnaitre, le rebond des marchés financiers en ce début d'année a pu en surprendre plus d'un. Les plus prudents des investisseurs ont résisté à la tentation de ce rallye se concentrant sur la suite des évènements. L'économie mondiale va-t-elle mieux ? Les dégats industriels et humains de la crise financière sont-ils terminés ? Bien sûr que non et la situation du secteur automobile américain en est un exemple parmi d'autres, des dégâts collatéraux très importants qui sont en train de se produire.
Pour les banques américaines la situation se décrit de cette façon par Aurel BGC : "Les grandes banques américaines ont publié d’importants bénéfices sur le premier trimestre 2009. Une partie de ces derniers proviennent d’éléments exceptionnels ou d’astuces comptables. De fait, les CDS des grandes banques n’ont pas reculé suite à ces publications et les analystes financiers anticipent une nouvelle dégradation de leurs résultats au Q2 2009. Un véritable retour de la confiance sur les valeurs bancaires dépendra de plusieurs éléments : réussite des stress tests, rebond du marché immobilier et retour durable des profits. La situation des banques restera difficile à court terme". Bref pas de quoi sabrer le champagne.
Et en France, là c'est autre chose, on apprend en quelques heures que Daniel Bouton, le président du conseil d'administration de la Société Générale décide finalement de partir plus d'un an après l'affaire Kerviel, au lendemain de la réussite par la BNP Paribas de son rachat de Fortis, après une assemblée générale "agitée" selon les observateurs, et faisant au passage de BNP Paribas, le premier réseau de banque de détail en Europe, pour terminer par l'arrivée de Laurent Mignon ex Oddo et Cie à la tête de Natixis, appelé à ces fonctions par François Pérol, le nouveau patron de la CNCE et de la BFBP. Bref ça bouge dans les banques.
Revenons à nos moutons, à M. Bouton, qui nous décrit dans un communiqué daté du 29 avril sa démission : "J’ai décidé de mettre fin à mes fonctions de Président du Conseil d’administration de la Société Générale à compter du 6 mai. Le Conseil d’administration élira à cette date un nouveau Président. La Société Générale a connu sous ma direction dix années de croissance forte et harmonieuse pour les clients, les salariés et les actionnaires au 1er rang desquels les salariés, avec un bon équilibre entre les activités de banque de détail en France et à l’étranger et une banque de financement et d’investissement de grande qualité. L’entreprise a montré une formidable unité après la fraude Kerviel ; dès sa découverte, j’ai présenté ma démission. Le Conseil d’administration l’a refusée. L’augmentation de capital, garantie en 48 heures, puis réussie a sauvé l’entreprise et montré la confiance des actionnaires. Aujourd’hui, la transition amorcée il y a un an par la nomination de Frédéric Oudéa au poste de Directeur général exécutif peut s’achever. Les attaques répétées qui me visent personnellement, en France, depuis 15 mois m’affectent mais surtout elles risquent de nuire à une banque de 163 000 personnes. C’est depuis un moment ma conviction. Elle est partagée par les administrateurs. Dans la tempête financière et économique actuelle, il faut privilégier l’unité. Il vaut mieux que je me retire fier d’avoir dirigé une entreprise magnifique. Comme tout dirigeant j’ai certainement fait des erreurs mais la stratégie adoptée permet à la Société Générale de compter parmi les banques les plus belles de la zone euro. J’ai confiance en l’avenir de la Société Générale."
J'ai préféré mettre son communiqué en entier, afin d'éviter les mauvaises interprétations. Derrière cette communication se cache sûrement une blessure de ne pas avoir su ou pu faire face, malgré son expérience et ses réseaux, à la campagne contre sa personne.
Plus jeune banquier de la place lorsqu'il pris la tête de la Générale, pour la transformer radicalement, le départ de Daniel Bouton me ramène à celui de son prédécesseur Marc Viénot, dans un tout autre contexte.
Je n'oublierai pas comment alors qu'il avait laissé la place à Daniel Bouton, Marc Viénot au lendemain de sa passation de pouvoir, restait un grand homme par la taille, mais soudainement totalement ignoré par ses pairs, il errait donc dans cet endroit, cela se passait à l'Automobile Club, lieu de rendez-vous à l'époque de la finance parisienne, comme abandonné par les siens. Il n'avait plus le pouvoir ! Cela m'avait marqué, le pouvoir de ces grands patrons attirait de nombreux "amis", mais dès que vous l'aviez quitté, votre valeur était proche de zéro.
C'est sans doute ce que va vivre Daniel Bouton, ses amis d'hier qui se bousculaient pour lui serrer la main et d'un "Monsieur le Président" en baissant la tête, feront semblant de ne plus le reconnaître.
Reste qu'avec sa retraite chapeau il pourra peut-être compter sur de nouveaux amis.

jeudi 2 avril 2009

Chapeau la retraite de M. Théodore Dga Nyse Euronext ?

par Didier Testot.

Tout dirigeant d'une grande entreprise cotée qui part à la retraite ou est remercié doit désormais fournir des explications sur les conditions financières de son départ, crise économique et financière oblige. Est-ce une règle ? Non simplement une habitude qui a été prise depuis plusieurs mois, et de manière systématique depuis plusieurs semaines par la presse.
Jean-François Théodore n'est pas connu du grand public, mais plutôt des journalistes financiers qui l'appellent familièrement depuis de nombreuses années "Théo".
On a tous une histoire à raconter sur Jean-François Théodore, ex-patron de la Bourse de Paris, à travers la SBF Société des Bourses Françaises. Car du temps de la SBF, il pilotait la Bourse de Paris, et tous les évènements pour l'animer. Et c'est donc une figure de la place de Paris qui la quitte.
Devenu numéro 2 du plus gros ensemble de marchés financiers - Nyse Euronext - qui gère désormais la Bourse de Paris, le rève américain de "Théo" s'était réalisé en 2007 avec la fusion du New York Stock. Exchange et d'Euronext pour créer la plus grande bourse mondiale américano-européenne. "Théo" vient donc d'annoncer qu'il partait à la retraite cette année.
"Paris, New York, le 2 avril 2009.
Jean-François Théodore, Directeur Général Adjoint de NYSE Euronext, a fait part au Conseil d’Administration de son intention de partir à la retraite fin 2009 lorsqu’il atteindra l’âge de 63 ans. D’ici là M. Théodore continuera d’exercer pleinement ses fonctions opérationnelles actuelles.
Il restera ensuite administrateur de l’entreprise, sous réserve des autorisations réglementaires requises. Président du Directoire d’Euronext depuis sa création en septembre 2000, M. Théodore est membre du Comité de Direction de NYSE Euronext depuis la fusion en avril 2007 des groupes boursiers leaders aux Etats-Unis et en Europe.
M. Théodore sera étroitement associé à la recherche de son successeur, futur Directeur Général Adjoint pour l’Europe."
Pour JFT comme pour les prochains qui décident de partir de leur plein gré ou pas et qui sont managers de sociétés cotées en Bourse, la Bible s'appelle le document de référence, là où l'on trouve tous les éléments sur la rémunération de JFT à partir des pages 90 pour ceux qui s'adonnent à ce genre de lecture.
De mon côté je n'ai pas le temps de faire les additions pour "Théo" : Attributions d'actions non acquises 2.635.206, avantages en nature, prestations et autres éléments de rémunération 814.346 dollars (parité 1,37 dollar pour un euro) dont utilisation personnelle de service de voiture, location de véhicule 281.313 dollars, et la rémunération 2007 : 3.434.213 euros (page 94) ...En vrac comme ça ça peut donner le tournis en ces temps de crise économique financière,
pourtant il faut bien l'avouer, aucun journaliste, financier ou pas, ne s'était intéressé à ce type de sujet avant la crise.

Seuls quelques-uns fins observateurs des marchés financiers et de JFT diront : Mais comment avec tous ces chiffres et ces zéros n'avait-il pas les moyens de s'acheter un costume sur mesure ?

C'est une question qu'on a jamais osé lui poser !

Comme quoi on est peut-être passé à côté de quelque chose.

Le départ de "Théo" c'est une page de ma vie personnelle de journaliste financier qui se tourne.

Bye "Théo" et pour les costumes, à la retraite on n'est plus obligé d'en mettre un, même le dimanche.

dimanche 8 mars 2009

Un week-end bancaire en ordre dispersé

par Didier Testot
La finance n'en a pas fini de nous étonner même si c'est sans doute d'abord la crise financière qui exige ce type de réponse.
Après RBS Royal Bank of Scotland déjà nationalisée, le gouvernement britannique a pris le contrôle ce week-end de Lloyds Banking Group (LBG), groupe né de la fusion des banques HBOS et Lloyds TSB.
L'Etat britannique a accepté de garantir quelque 260 milliards de livres (290,5 milliards d'euros) d'actifs toxiques en échange d'une prise de participation majoritaire dans le capital de l'institution. La part de l'Etat dans le capital de la Lloyds passe ainsi de 43,5% à 65%, ou 77% en incluant des actions spéciales.
L'autre nouvelle du week-end concerne une grande banque française BNP Paribas, qui après plusieurs mois de patience et de tenacité vient de finaliser avec l'Etat belge un nouvel accord pour le rachat de Fortis.
BNP Paribas rachète 75 % des activités bancaires de Fortis et 25 % de ses activités d’assurance pour devenir l'un des leaders du secteur bancaire dans la zone euro par les dépôts.
Dans un entretien au Parisien, le directeur général de BNP Paribas, Baudoin Prot précise : "Ce rachat d’un montant de 10,3 milliards d’euros, nous l’effectuons presque totalement en titres BNP Paribas et non en cash. De surcroît, nos actions sont valorisées sur leur cours moyen d’octobre, soit 68 € contre 21,70 € vendredi dernier".
Cela permet d'entrevoir le choc sur le secteur bancaire violemment secoué en Bourse, mais aussi qu'en Europe, toutes les banques ne sont pas dans la même situation.
Ce que fait BNP Paribas, d'autres acteurs européens ne pourraient pas le faire aujourd'hui. Ce mouvement de BNP Paribas est en soi rassurant, car c'est bien ce secteur bancaire qui doit retrouver sa flexibilité pour contribuer ensuite à la relance de l'économie.
Marc Renaud gérant chez Mandarine Gestion ne dit pas autre chose dans un entretien vidéo visible sur www.labourseetlavie.com (sur le secteur bancaire à 4'22"), il faut d'abord sauver les banques.
Au Royaume-Uni, vu leur état, cela passe souvent par des nationalisations, quelque 30 ans après ce que les économistes ont appelé la "révolution conservatrice", sous la période de Margaret Thatcher et les privatisations qui s'en sont suivies. En 30 ans, une génération aura tout vu.
En France, il ne faut pas rêver non plus, l'année 2009 s'annonce difficile. Selon Baudoin Prot toujours dans Le Parisien, pour BNP Paribas : "Elle sera difficile. Mais nous continuerons à être profitables avec, je l’espère, des résultats au moins équivalents à ceux de 2008". C'est déjà pas si mal.

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...