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dimanche 25 janvier 2015

Un "QE Bazooka" pour Mario Draghi, le Président de la BCE peut-il tout se permettre ?

par Didier Testot.
Il faut le reconnaître parler QE, 1.000 milliards d'euros, "Quantitative Easing", "assouplissement quantitatif", dettes, rachats de dettes souveraines n'est pas à la portée du premier venu, on peut même ajouter sans provocation que peu de personnes peuvent analyser ce qui se passe, ce que vient d'annoncer la BCE en ce 22 janvier 2015, date historique s'il en est de cette institution. Mario Draghi a utilisé tous les moyens à sa disposition mais quelles en sont les conséquences, quelle traduction économique de ce type de décision ?

J'ai posé la question à Philippe Narassiguin économiste spécialiste des questions monétaires et qui dirige également le site d'informations Economiqs.

Il a bien voulu répondre à quelques questions essentielles :


1/ Et pour commencer comment une Banque centrale prête-t-elle de l'argent à des banques commerciales ?

Pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui, il est utile de comprendre un point essentiel. Lorsqu'une Banque centrale prête de l'argent à une banque commerciale (BNP-Paribas, Crédit Agricole, etc.) elle exige en contrepartie que des titres lui soient remis en garantie.

2/  Comment cela fonctionne exactement ?

Un exemple : supposons que le Crédit Agricole ( CA) souhaite emprunter 100 millions d'euros à la Banque Centrale Européenne (BCE). Le CA devra remettre à la BCE un montant de 100 millions d'euros de titres, par exemple des bons du Trésor français. Ces titres ne présentaient aucun risque jusqu'à la crise bancaire de 2007. Autrement dit, jusqu'à 2007, si le CA ne pouvait pas rembourser les 100 millions d'euros, la BCE disposait d'un montant de 100 millions de titres qu'elle pouvait revendre.
3/ Que s'est il passé depuis la crise de 2007 ?

Depuis la crise de 2007, la BCE n'a pas cessé de sortir de son cadre normal de refinancement des banques. Comme l'ont fait d'autres Banques centrales (Fed, Banque d'Angleterre,etc.). En d'autres termes, elle a procédé à des prêts massifs aux banques de la zone euro (pour des programmes de plus de 500 milliards d'euros) pour des durées de remboursement de plus en plus longues, allant désormais jusqu'à quatre ans. En outre, elle accepté des  titres en garantie moins fiables. Enfin, elle consent à prêter aux banques des montants illimités pour un taux d'intérêt de 0,05%. Autant dire de 0%. C'est ce que l'on appelle en anglais le "Quantitative Easing" ou en français "l'assouplissement quantitatif". Désormais elle veut aller plus loin et racheter les bons du Trésor des Etats. 

4/ Est-ce légal ?

Ce n'est pas légal dans la mesure où le traité de Maastricht a interdit le financement monétaire des Etats. Depuis 1992 ! A l'époque par exemple, la Banque de France pouvait faire des avances au Trésor Public et elles  étaient en outre contrôlées par le Parlement. Les avances étaient en somme un découvert "bancaire" autorisé visant à résoudre les décalages de temps entre les recettes de l'Etat ( les impôts) et ses dépenses (salaires des fonctionnaires, etc.). Et ces avances dont on a dit tant de mal quand il a fallu faire la monnaie unique ne portaient que sur quelques dizaines de milliards de francs (et non d'euros). Il est normal dans ces conditions que le Gouverneur de la Bundesbank tire la sonnette d'alarme quant au rachat des bons du Trésor par la BCE. D'autant plus que l'interdiction des avances a permis au Etats de s'endetter à leur guise, sans contrôle parlementaire. C'est un effet pervers découlant de cette interdiction.

5/ Mais si ce n'est pas légal, les citoyens peuvent-ils porter plainte ?

Je pense que la BCE va "emprunter" un chemin indirect. Elle va acheter les obligations des Etats de la zone euro (que l'on appelle aussi bons du Trésor ou titres de la dette souveraine) non pas directement aux Trésors Publics de ceux-ci, mais aux banques ou à d'autres détenteurs de bons du Trésor. Mais ce qui risque d'être dangereux, c'est que les bons du Trésor de la zone euro ne sont pas homogènes en termes de risque. Bien sûr, la BCE dira qu'elle n'achètera pas les bons du Trésor grec. Mais quelle garantie avons nous pour les autres bons du Trésor ? Sont-ils aussi fiables qu'on le dit ? Et si la BCE multipliait les programmes de rachat pour des sommes dépassant les 2000 milliards d'euros (soit le montant du PIB français), que se passerait-il si les Etats ne pouvaient plus rembourser leurs dettes ? En outre les taux d'intérêt sur les bons du Trésor varient d'un pays à l'autre contrairement aux bons du Trésor émis par l'Etat fédéral américain.

6/ Ce que fait la BCE est-il inefficace, vu que la relance économique n'est toujours pas là ?

Tous ces programmes sont voués à l'échec, car les taux d'intérêt de la BCE sont déjà de 0% et de moins de 1% depuis longtemps. Ils ne stimuleront pas la croissance économique. En outre, le lien entre le niveau des taux d'intérêt et la croissance n'a jamais été démontré. On peut d'ailleurs le constater dans certains pays émergents.
Mais ce qu'il y a de particulièrement regrettable, c'est que les banques achètent de l'argent à la BCE à 0% et font des prêts aux entreprises et aux ménages de plus de 4%. En outre, elles accordent de moins en moins de crédit de trésorerie aux entreprises (découverts autorisés, lignes d'escompte, etc). Enfin, elles peuvent facturer les dépassements de découverts à plus de 13% de taux d'intérêt. Pour un achat à 0%, la période de "crise financière" est en effet très faste pour les banques




mardi 27 décembre 2011

Bourse : Comment investir en 2012 ?

par Didier Testot.

Sans attendre le 31 décembre 2011, et tout en me gardant bien de donner des conseils boursiers, je suis journaliste de métier, le conseil doit être réservé à des professionnels aguerris, la période me semble propice pour évoquer avec vous ce que sera 2012, avec des certitudes. Un petit retour en arrière s’impose tout de suite : La crise de 2008 aurait du conduire pour la France à un changement de cap.

Face à ce bouleversement, il aurait fallu à ce moment-là prendre les décisions nécessaires pour mettre la France en situation de ne pas dépendre des marchés financiers. Trois ans : 2009, 2010 et 2011, nous aurions pu d'après ceux qui se sont penchés sur "l'affaire" de la dette publique, pendant trois ans diminuer de manière drastique nos dépenses publiques pour redonner de l'air au tissu privé. Tous les Français l'ont compris, ils savent bien que lorsqu'ils dépassent le seuil toléré par leurs créanciers, ils risquent gros. L'Etat lui, avec ses politiques rois de la dépense, n'a jamais cru bon d’évaluer sérieusement ses politiques publiques.
Affiche de campagne de François Mitterrand 1981

Les investisseurs ont-ils été plus raisonnables ? Pas vraiment, ils étaient déjà dans l’idée que l’année 2011 verrait une reprise, certes, nous en avons eu un bref aperçu au premier semestre, mais tellement bref, qu’il a déjà été oublié.

Alors en cette fin d’année comment envisager 2012 ?

Je  parlais de certitudes. Oui 2012 ne sera pas conforme aux prévisions, c’est un classique. Il n’est pas possible de prévoir des éléments exceptionnels comme en 2011 avec Fukushima au Japon notamment. Mais la Grèce, comme la zone euro et sa problématique de dettes publiques, n’était pas exceptionnelle, simplement, elle est venue au centre de toutes les questions des investisseurs.

C’est sans doute d’un nouvel environnement que nous devons évoquer :

-       De la volatilité, de l’argent qui circule, mais qui ne s’investit pas assez dans les entreprises.
-       - En France, une année électorale, jusqu’à son résultat, qui sauf surprise, verra la rigueur s’installer.
-       De la prudence, dans l’attente d’un retour de la confiance, seule clé pour retrouver le moral, la consommation, même si le chômage risque de rester à des niveaux élevés.
-      
Voilà pour quelques certitudes, l’investisseur en a-t-il ? Il doit comme lors de crises importantes retrouver les réflexes du professionnel, et diversifier ses actifs. Ceux qui ont cru que le « Scellier » était la panacée en savent quelque chose là ou les programmes ne se louent pas.
Pas de miracle, du bon sens, investir dans des produits ou des sociétés que l’on comprend. Et si l’on veut être contrariant, mieux vaut avoir des liquidités pour faire face, car avoir raison contre tout le monde peut être dangereux. Diversifier, garder des liquidités, penser horizon d’investissement, disponibilités de l’argent investi, il y a toujours des opportunités d’investissement, seul le timing compte, crise ou pas crise.
Des entreprises aujourd’hui massacrées en Bourse, ne feront pas faillite, est-ce le moment de les acheter ? ce n’est pas sûr, si l’on cherche un retour rapide sur investissement. Tout est question de dosage, pour que l’investissement soit au final une source supplémentaire de revenu et non un handicap pour des projets.
Prendre son temps, voire du recul avec ses opportunités d’investissement, se mettre des limites à la hausse comme à la baisse, retrouver le sens de l’investissement, c’est sans doute la clé dans des marchés qui resteront compliqués, parfois « irrationnels » comme le disait l’ancien Président de la Réserve Fédérale, Alan Greenspan.
Car si l’on a la chance de voyager un peu, on peut dire que le Monde continue de tourner, la croissance économique mondiale reste importante, ce n’est pas parce que les Etats-Unis, la Zone Euro, ont des problèmes à régler que le reste du Monde s’est arrêté de tourner.
Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, Carpe Diem, et vous donne rendez-vous dès janvier 2012 avec le sentiment de dirigeants d’entreprises, au contact de la réalité.

dimanche 20 novembre 2011

La France a déjà perdu son triple A et le Politique joue au Chevalier Blanc

Par Didier Testot.
C'est le secret d'Etat le moins bien gardé en France, bien loin de ce que l'on peut faire pour notre force de frappe nucléaire à Brest. Notre triple A, la notation de la dette de la France, est une illusion qui ressemble à celle de notre grandeur passé, lorsqu'on vient voir la galerie des Glaces à Versailles. La puissance de la France, celle de nos Rois bâtisseurs, créée elle aussi sur de la dette, n'est plus.

C'est François Fillon, rappelons-le une nouvelle fois qui nous parlait de faillite en 2007 (Figaro). On le sait, si des plans d'économies viennent d'être annoncés, les dépenses publiques n'ont pas véritablement changé de dimension depuis 2007, cette culture de la dépense aurait d'ailleurs pu continuer si la crise de 2008 n'était pas venue limiter l'ambition dépensière, traditionnelle, des politiques.

Quand on parle de cela à des professionnels des marchés financiers, pour eux, la messe est dite.
Seraient-ils trop pessimistes ? Non simplement leur analyse de la situation les conduit à dire que la notation actuelle de la France ne correspond pas à sa situation réelle, car les agences de notation sont en retard. Il suffit de se rappeler d'ailleurs la dernière crise des subprimes, et leur temps de réaction !
Un financier faisait remarquer qu'il faudrait des agences de notation en priorité, de la transparence sur leur méthodologie qui est contestable, mais que les recherches amenaient bien à cette conclusion. Le Triple A de la France n'est plus et depuis longtemps !

Selon Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, 250 milliards d'euros sont à renouveler en 2012, une paille ! On voit déjà que le plan de rigueur annoncé, n'est pas à la mesure de l'enjeu.
Les politiques qui veulent garder la main, font comme s'ils l'avaient encore, mais lorsqu'ils se regardent dans la glace le matin en se rasant, ils savent que la "Baraka" n'est plus de leur côté. Ils sont trop tardé, et le temps est leur ennemi depuis le début de la crise. Mais du côté de ceux qui ont de l'argent et qui leur ont prêté, et qui veulent des comptes, surtout des garanties sur le fait qu'ils retrouveront leur argent, placé dans les dettes de l'Etat.

Etonnante ambiance ou vos interlocuteurs sur les marchés financiers ont une lecture tranchée de la situation et pour eux comme on dit l'affaire est entendue, et les politiques qui dès qu'on leur en parle, font semblant d'être scandalisé et vous prennent pour un mauvais Français. Ils sont encore sans doute dans l'illusion d'un Monde des Merveilles, qu'il voit s'écrouler sous leurs yeux.


Le Chevalier Blanc!!! par Aristophane

Pourtant comme pour une entreprise, si le volontarisme est de mise, nier la réalité n'est pas la solution. Et jouer des peurs non plus. C'est sans doute pour cela que la seule voie de sortie qu'ils ont trouvé à ce jour, est de se faire passer pour le fameux "Chevalier Blanc". Pas très sérieux et même plutôt inquiétant, ce déni de réalité.

vendredi 28 octobre 2011

Philippe Waechter Chef économiste Natixis AM - Vidéo

Philippe Waechter Chef économiste Natixis AM - Vidéos/Interviews

par Didier Testot
Zone euro : les conséquences du plan de sauvetage.

La Zone euro a décidé lors de son sommet de crise à Bruxelles mercredi et jeudi de renforcer la puissance du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière).
Derrière la solution apportée par les Etats européens, la question des dettes souveraines reste au coeur de l'actualité, que peut-on dire de la situation économique dans la zone euro ?
Faut-il craindre une récession, avec les plans de rigueur qui s'annoncent ?

Philippe Waechter Chef économiste chez Natixis AM revient avec nous sur la crise financière dans la zone euro et les perspectives économiques.
C'est le genre d'interview que propose la Web Tv www.labourseetlavie.com, pas de caricatures, pas de précipitation, nous prenons le temps de disséquer les questions qui se posent, sans avoir non plus l'ambition de croire que tout est réglé.

vendredi 21 octobre 2011

Bourse - Economie : la mise en scène ratée de l'Europe, The Last Danse

par Didier Testot.
J'avais écrit il y a plusieurs semaines de cela que le pire arrive comme pour conjurer le sort en espérant que les grands décideurs politiques trouveraient la clé de l'Union face aux défis engendrés par la crise des dettes souveraines. Nous voilà donc vendredi, la veille d'un week-end crucial à nouveau pour l'Europe.
"Dernière chance, Last danse", le 21 juillet avait été présenté par ses auteurs Nicolas Sarkozy et Angela Merkel comme montrant la voie, et nous avons vu ensuite que cette réunion n'avait été qu'un affichage, pas une solution.
Moody's, Standard & Poor's, les deux agences de notation qui sont désormais en concurrence dans une course de vitesse infernale visant à ne pas être critiquée pour leur non-réaction lors de la crise des subprimes (on a déjà oublié les belles notations AAA d'actifs pourris), ont donné le ton : La France est en sursis.
Qui sincèrement aurait pu se dire dès 2008, cette crise n'est pas grave, nous allons nous en sortir en continuant comme avant ! Personne, sauf les politiques. Les Français ont pour la plupart compris ce qui arrivait, ils épargnent, vous ne croisez personne qui vous dit, nous allons nous en sortir rapidement. Désespérément réaliste ?
Article du Figaro (24/09/2007)
Nous finissons un mandat politique 2007-2012 qui a commencé par distribuer de l'argent (comme ses prédécesseurs, une maladie congénitale de la Vème République depuis 1974) qu'il n'avait déjà plus. François Fillon, Premier Ministre d'un Etat en faillite, c'était en 2007, oui déjà en 2007 : Faillite.
Nous sommes fin 2011, peut-on dire, que nous avons entendu de sa part et de la part de ceux qui gouvernent, un changement de ton, qui aurait conduit à être en 2011, dans une meilleure situation qu'en 2007. Non, nous avons même entendu parler de "reprise" dès 2009/2010 !
Nous y voilà, si la France ne peut faire entendre raison à l'Allemagne qui a ses défauts, c'est qu'elle n'est pas crédible, tout simplement, si nous étions plus forts, plus compétitifs, plus efficaces, les Allemands auraient été obligés d'aller dans notre sens.
Les Etats comme les entreprises, sont désormais en concurrence, une concurrence qui s'appelle la mondialisation, les hommes politiques l'ont ignoré, la Bourse, les investisseurs internationaux vont leur rappeler et d'autant plus brutalement, qu'ils ont pensé que le politique était plus fort, que le discours, l'affichage suffisait, et qu'il pouvait continuer à jouer avec l'argent qu'il ne possède pas, mais qu'il emprunte tous les jours sur les marchés financiers.
La mise en scène de ce week-end, avec des allers-et-retours, des drames, des surprises, un nouveau rendez-vous ne va pas dans le sens de la résolution de la crise.
Vu de Hong Kong (là ou il y a un "peu"d'argent !) cette "chienlit" européenne est incompréhensible, le discours de la vérité, tant annoncé, est au vestiaire, et le problème c'est que cette incompétence aura des conséquences pour notre génération et pour celle qui vient.
Il n'est jamais trop tard pour bien faire, l'un des malheurs de notre pays est que les conseillers des politiques n'ont pour la plupart d'entre-eux aucune expérience de terrain, ils n'ont aucune idée de comment marche une entreprise, ils savent juste faire une chose : partager un fromage entre plusieurs clientèles.
Depuis la crise de 2008, ce fromage se réduit à la portion congrue.
Réveil !!! comme disait le lieutenant du 11ème BCA à 5 heures du matin !

mercredi 5 octobre 2011

Triple B : Bourse Banques Bear market

par Didier Testot.
C'est maintenant devenu une routine, selon les rumeurs, les informations vérifiées, les annonces, les banques font la Bourse. Au coeur de la tourmente financière, elles sont le "la" des marchés, et il suffit que l'une d'entre-elles annonce qu'elle doit changer de modèle, Dexia, pour ne pas dire se détruire, pour que toutes les banques européennes toussent.
Mais en réalité rien ne change, depuis le début de cette crise, les spéculations se font jour sur la capacité des banques à absorber les pertes liées aux dettes souveraines. L'exemple de Dexia, établissement franc-belge, considérée à torts comme une banque selon un banquier parisien, est particulièrement limpide. Manthos Delis - Professeur spécialiste en Economie Bancaire à la Cass Business School de Londres le pense :  « Les craintes au sujet d’une crise de la dette alimentant les problèmes du secteur bancaire - comme la crise des subprimes l’a fait - ne sont hélas pas très éloignées de la réalité. La banque Dexia détient des titres des dettes souveraines Grecque, Portugaise, Espagnole et Irlandaise pour un montant total de 21 milliards d’Euros. Ceci est en complet déséquilibre avec le TIER 1, qui stipule une détention de 14.4 milliards d’euros de fonds propres, et mène à de sévères problèmes quant à l’accès de Dexia au marché des financements. Qu’il s’agisse de diviser la compagnie bancaire, de fusionner avec une autre, ou de la renflouer, la meilleure stratégie à adopter demeure une question ouverte. »
Ce n'est pas nouveau, mais la crise qui perdure amène à ce type de situation, intenable, et qu'il faut régler rapidement, en l'occurrence avec les Etats belges et français principaux concernés. François Baroin, le Ministre de l'Economie a indiqué qu'une solution était en route. Obligation de résultat, forcément.

Web TV www.labourseetlavie.com

Cette ambiance délétère contraste fortement avec l'attitude des dirigeants d'entreprises, certes ils doivent prendre en compte ce nouvel environnement, mais cela ne les empêche pas de saisir des opportunités de marchés et/ou de croissance, tout en étant vigilant sur leur situation financière. Certaines valorisations boursières doivent d'ailleurs leur donner des idées.

Le florilège des derniers interviews de dirigeants d'entreprises réalisés sur la Web Tv www.labourseetlavie.com le montre.

dimanche 30 mai 2010

L'Europe joue la division

par Didier Testot.
Les semaines passent, la situation dans la zone euro ne s'améliore pas, au contraire. Si la dégradation de la note de l'Espagne par l'agence de notation Fitch ressemble à du déjà vu, les actifs avec des subprimes très bien notés pendant des années, puis dégradés, alors que leur valeur s'était déjà dépréciée, annonçant le pire, c'est aussi l'Europe qui transpire de la mésentente franco-allemande.
Or tant que la France et l'Allemagne n'ont pas trouvé le moyen institutionnel, pratique, visible, équilibré, pour sortir l'Europe de l'impasse dans laquelle elle s'est mise, les "marchés", les gérants d'actifs internationaux défieront les politiques. Et ceux qui en paieront le prix, cela a déjà commencé, sont les peuples européens avec le chômage de masse.
Dans ce contexte, les mesurettes, les déclarations devant les caméras de TV ne suffisent plus, il faut des actes, des décisions acceptables par tous et efficaces pour retrouver de la croissance.
La Web Tv www.labourseetlavie.com continue de dialoguer avec les observateurs et acteurs de cette crise. Avec des invités qui donnent leur vision de la crise dans la zone euro et les implications des décisions ou non-décisions des Etats.
Ce sont des vidéos qui nous donnent un éclairage sur une crise qui reste hors du commun, quoiqu'en disent les plus optimistes, et dont personne ne sait réellement aujourd'hui comment elle peut évoluer !

Jean-Louis Mourier Economiste Aurel BGC : interview









 Mathieu Plane Economiste OFCE : interview
Xavier Nicolas Resp. Gest. obligataire Aviva Inv. France : interview


Laurent Berrebi Chef économiste Groupama AM : interview








Philippe Waechter Directeur des Etudes Eco Natixis AM : interview









Pour finir les matières premières peuvent-elles subir les conséquences de ce qui se passe dans la zone euro,
quid de l'or et des valeurs minières ?

Jean-Bernard Guyon est Vice-Pdt Commodities AM : interview



dimanche 9 mai 2010

Crise économique et financière : L'Europe retient son souffle (Vidéos Bourse sur la Crise)

par Didier Testot.
Au delà des mesures prises par les Etats européens et dont nous verrons le résultat immédiat ce lundi 10 mai et les jours suivants, avec des investisseurs convaincus ou non de la force du message des responsables politiques européens, on le sait l'investisseur doit réfléchir à moyen terme sur ses investissements.

La Web TV www.labourseetlavie.com vous propose donc une série d'interviews sur cette crise dans la zone euro, à la fois côté investisseurs mais aussi économistes, afin de prendre du recul. La crise actuelle est bien plus la manifestation de défaillances de la croissance de la zone euro que du simple mouvement de fonds de "spéculateurs" dont à chaque fois on nous promet de sanctionner durement les agissements, sans aucune chance de réussir, car on met ce mot à toutes les sauces comme un épouvantail.
Doit-on considérer comme un vilain spéculateur une compagnie d'assurances qui protège ses clients ou une banque qui fait de même ? Soyons sérieux, comme pour les agences de notation qui n'ont fait que mettre au jour une situation, mais comme dirait l'autre, qu'aurait-on dit si elles n'avaient rien fait, qui peut croire que la situation de la Grèce se serait améliorée par miracle ?
La crise actuelle est bien plus qu'une simple crise de confiance, c'est ce que l'on peut tirer des entretiens TV tournés cette semaine. 
Car les invités interviewés vont au delà du "krach" enregistré sur les marchés financiers pour mettre en perspectives l'échec des Etats à relancer une machine économique "vérolée" par la faiblesse de la demande des pays développées, avec des consommateurs trop longtemps dopés par la dette.








 François Chevallier Stratégiste Banque Leonardo







 Jean-Philippe Lahana Président JPL Finances








Xavier Lépine Président du Directoire UFG-LFP








Franck Dixmier Directeur de la Gestion Allianz Global Investors France








Bruno Cavalier Chef économiste Oddo et Cie


Retrouvez également d'autres vidéos Bourse, avis d'experts sur la Web TV www.labourseetlavie.com

mercredi 5 mai 2010

TzaTziki et Paëlla contaminent l'Europe et Wall Street

Par Didier Testot.
Les semaines passent, et comme toujours, le retour à la réalité des marchés financiers qui dominent le Monde revient. Grèce, Portugal ou Espagne, ce sont toujours des PIGS dont on parle et ce sont eux qui font aussi trembler Wall Street. L'annonce par la Grèce et les autorités européennes d'un accord ce dimanche n'a pas rassuré les marchés.


 (Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, le 2 mai 2010 à Athènes./REUTERS)

A ce compte-là on ignorerait presque que les résultats des entreprises (trimestriels) aux Etats-Unis comme en Europe sont meilleurs que prévus. Dans ce climat de panique à répétition, marque de fabrique de cette année 2010, faudra-t-il réécrire le scénario principal des investisseurs qui, il faut le rappeler, était plutôt un premier semestre tranquille, et un second plus incertain.
Pour la tranquilité, on repassera.
Cela implique-t-il de prendre en compte le scénario du pire ? : la Grèce certes bénéficie de son plan de sauvegarde, mais d'autres pays Espagne...sont obligés de naviguer sous la pression des investisseurs internationaux qui ont peur.
La contagion, la panique à l'image de septembre 2008, et donc finalement la double dépression est-elle à craindre ? Personne ne l'évoque ou alors de façon inaudible mais l'épée Damoclès de la dette des Etats  reste là. Plus que jamais la sortie de crise sera compliquée et considérer encore la zone euro comme une zone homogène pour investir n'est plus d'actualité.
La Web TV www.labourseetlavie.com interrogera cette semaine des spécialistes pour faire le point avec eux sur le scénario désormais envisagé.

mercredi 9 décembre 2009

La Grèce, le G des Pigs tremble

par Didier Testot.

Il ya quelques mois déjà, en mars 2009, j'avais découvert dans une conversation avec un investisseur ce terme des PIGS . Si l'information était en soi presque anodine, je n'imaginais pas que quelques mois après seulement, le G des PIGS, la Grèce, se trouverait dans une telle situation.
Le fait que l'Agence de notation Fitch ait abaissé la note de la dette à long terme de la Grèce (de A- à BBB+) en raison d’«inquiétudes» sur les finances publiques du pays et d’«incertitudes» sur la reprise économique est venue alourdir le climat.
Image AFP (Le ministre grec des Finances Georgios Papaconstantinou le 2 décembre 2009 à Bruxelles)

Au cours des derniers mois de la crise économique et financière, on a suffisamment dit que les agences de notation avaient été plutôt lentes à changer leur notation, cette fois-ci les investisseurs prennent au sérieux cette dégradation. Et les places financières n'apprécient pas ces incertitudes.
On imagine que la BCE regarde de près la situation de même que les autres pays de la zone.
Pour les investisseurs, si la chûte de Dubai avait quelque chose de "folklorique" comme un Pays des Merveilles qui disparaissait, la Grèce, le G des PIGS, c'est la zone euro.
C'est sans doute un nouveau test de la solidité de la zone euro qui s'engage, mais rien ne dit qu'il s'écrira de la manière dont ceux qui ont la charge des responsabilités l'espèrent.
Les plus spéculateurs avaient envisagé il y a déjà quelques mois que des pays allaien sortir de la zone euro, conséquence d'une crise économique et financière historique.
A suivre.

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...