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vendredi 30 novembre 2012

Web Tv www.labourseetlavie.com : un nouveau site, l'économie à portée de clics

par Didier Testot.
Un nouveau site, une nouvelle Web Tv qui porte bien son nom www.labourseetlavie.com, c'est le cas depuis quelques jours, et c'est un nouveau site qui en dit long sur une volonté d'un pure player online.
Edité par LA BOURSE ET LA VIE TV, la Web Tv www.labourseetlavie.com est désormais venu s'installer dans le paysage des medias en ligne, reconnu pour sa manière particulière d'aborder l'information économique, sans préjugés, sans caricatures, avec attention, pour délivrer à tous, non pas une information commentée, voire déformée à plaisir, mais une diversité d'interviews TV, qui lui donne son caractère unique.
Dans le paysage médiatique, on le sait, le contenu, se retrouve avec un habillage différent, chez les uns et les autres, mais la source reste la même : les agences de presse, les autres medias....
Il suffit de prendre les journaux du matin et de voir ce que les radios en disent, et le journal de 13h, l'information est comme cela depuis longtemps, mais internet a changé la donne.
Le consommateur n'attend plus 13h ou 20h, toute la journée, il a de l'information, selon ses goûts, selon ses choix.
Ce fut le pari initial de la Web Tv qui a décidé de produire l'ensemble de ces contenus, de les éditer, et de proposer également des formats inédits sur le Web, des débats économiques, des émissions spéciales du la Mondialisation, à chaque fois, non seulement pour avancer, mais aussi pour montrer un savoir-faire, dans un environnement  compliqué (crise financière de 2008, crise publicitaire, crise de modèle économique...) qu'il a fallu affronter et décrypter, afin de trouver les solutions d'un business model à confirmer. Le nouveau site est une invitation à visionner les vidéos à la demande (VOD).
Souvent, j'ai pu lire des articles de spécialistes des medias, notamment américains, mettant en avant la théorie du "Content is King", car le Web et la Tv ne sont plus si éloignés. C'est évident depuis longtemps, mais cela n'est intégré que depuis peu finalement par de nombreux acteurs. Et le travail "d'évangélisation" des annonceurs, des marques, des entreprises, est encore à faire. Peu sont au fait du changement de Monde numérique.
Le journaliste que je reste n'est plus le premier informé à la maison, même si avec Twitter, je peux encore garder un petit avantage, mais globalement, la donne n'est plus la même.
Dans le domaine des informations économiques, le passage au numérique s'est fait dans la douleur, et à coups de fusion de journaux papiers, voire de disparition pure et simple.
Parier dès le départ sur la Web TV était une gageure, nous n'étions plus au début des années 2000 certes, mais ce qui n'était pas prévisible, crise financière et mondiale, est peut-être paradoxalement un atout. Car aujourd'hui les consommateurs veulent pouvoir disposer de cette information de qualité, via les supports qu'ils utilisent, smartphones, tablettes, et plus seulement sur le PC du bureau.
Et non seulement l'information est disponible, mais autre phénomène marquant, elle se partage, ce fut le cas récemment d'une vidéo dont j'ai parlé ici-même avec Françoise Gri, Présidente de ManpowerGroup France et Europe du Sud .
Le pari de ce nouveau media était de dire, que sur l'économie, les quotidiens nous donnaient peu de recul par rapport à l'actualité, et couvraient peu ou prou les mêmes sujets. Quant à la TV, elle préférait la caricature, les préjugés sur les dirigeants d'entreprises, plutôt que la compréhension de l'économie. A part le secteur de la distribution et la guerre en Leclerc et Carrefour, on restait sur sa faim.

Depuis 2009, date du 1er site, il a fallu aussi jongler dans le domaine de la vidéo, si présente aujourd'hui, mais qui a dû aussi s'adapter, et le nouveau site en donne un premier aperçu, avec de nouveaux formats de vidéos. La Web TV, se fait encore plus TV. N'est-ce pas là l'avenir, car le Web et la Tv sont liés, et on voit bien qu'il s'agit d'un bataille d'écran. Que va-t-on mettre dans ses tuyaux qui aboutissent sur des écrans : tablettes, web, tv, c'est bien de cela qu'il s'agit.
Selon que le consommateur est chez lui, dans le TGV, dans un aéroport, à son bureau, la mobilité s'est installée, et il faut y répondre.
C'est donc avec plaisir que je vous invite à découvrir ce nouveau site, des vidéos, des podcasts également, autre manière de pouvoir accéder à ce contenu, des rubriques, et du contenu différent qui permet au visiteur de s'intéresser au débat sur la fiscalité des entreprises multinationales, l'investissement dans les PME de banlieues, la gestion de taux, comme la stratégie de la société Lafuma...
Revoir les débats sur la Mondialisation, au moment ou l'on parle de l'Acier à Florange est aussi instructif.
Bref, c'est l'économie à portée de clics, pour les profanes comme pour les professionnels, mais si l'on parle aujourd'hui de Web Tv, c'est que prochainement, l'on parlera ici de TV, et une boucle sera bouclée, pour un nouveau départ. C'est la vraie révolution internet, un acteur comme LA BOURSE ET LA VIE TV  a pu créer un media de A à Z, sur le Web, avec un objectif la TV, à suivre !
Bonne visite et partager, c'est finalement dans cette période de crise, le meilleur service à rendre à ceux qui ont ou auront besoin de cette information.







lundi 9 avril 2012

Des dirigeants d'entreprises interrogés lors de l'European Midcap Event à Bruxelles

par Didier Testot


"Délocalisation" de la Web Tv www.labourseetlavie.com chez nos voisins belges à Bruxelles, pour cet évènement qui nous a permis de rencontrer de nombreux dirigeants d’entreprises, évènement organisé par CF&B Communication pour le compte de NYSE Euronext. 

L’occasion de découvrir des sociétés belges et leurs dirigeants dans divers secteurs : 

 - Xavier Mertens Administrateur délégué de Home Invest Belgium, foncière spécialisée dans le résidentiel locatif.

- Patrick Maniquet Pdg de Green Energy 4 Seasons, spécialiste du photovoltaïque en Wallonie :

- Gool Santchurn President & Ceo Evipco, dans le recyclage avec un concept intéressant sur le lieu des distributeurs.

- Bernard Van Diest est le directeur financier du groupe Hamon, spécialiste notamment des systèmes de refroidissement dans l’industrie. Désormais lorsque vous verrez une tour d’une centrale nucléaire en France, vous saurez qu’il s’agit sans doute d’un système Hamon et non EDF ! Hamon qui a été fondé à l’origine par deux frères bretons. Voilà pour les sociétés belges.





Pour les sociétés belges : Midcap Event.

Francis Bader, le Pdg de CF&B Communication nous donne son point de vue sur l’importance de ce genre de rendez-vous émetteurs et investisseurs. 
Marc Lefèvre, le Directeur du listing Europe chez Nyse Euronext, revient sur l’actualité de la place de Paris à travers les initiatives pour améliorer la visibilité des Small et Midcaps.

Des entreprises françaises étaient également présentes : 

- Thierry Lambert le Directeur Général Adjoint de Naturex nous a donné son éclairage après la publication de ses résultats annuels. En primeur pour vous : 
- Nicolas Fellman Directeur Financier de BioAlliance Pharma sur la stratégie.
- Marc le Bozec Directeur Financier de Cellectis sur les récentes actualités.
- Jérôme Marsac Pdg de Cybergun explique la nouvelle stratégie de la société 

Enfin éclairage sur l’activité de SIPH avec Frédérique Varennes Secrétaire Général de la société, spécialiste des plantations d’hévéas.

En Belgique comme en France, les Midcaps ont besoin de parler avec des investisseurs pour se faire connaître. C'est un challenge important pour la place de Paris comme de Bruxelles, maintenir l'intérêt pour ce segment, qui de plus en plus est ignoré par les grands investisseurs internationaux. Les particuliers déçus par la Bourse devraient s'y intéresser, car très souvent les activités de ces entreprises sont parfaitement compréhensibles, de même que les marchés qu'elles adressent.



dimanche 29 août 2010

Omar et Fred : Pourquoi l'économie va de bulles financières en bulles financières ?

par Didier Testot
Avant de commencer la rentrée avec de nombreux interviews de dirigeants d'entreprises dans tous les secteurs de l'économie pour mieux comprendre comment les entreprises font face à cette reprise qui n'en est pas une aux Etats-Unis, et à une Europe engluée dans ses questions de dettes publiques, les bulles financières vues par Omar et Fred
 
Le Professeur d'économie Bamoko (Omar) et Jean Salustre (Fred) philosophe évoquent la question des bulles dans l'économie.
La dernière Bulle internet remonte aux années 2000, la bulle immobilière, la bulle des matières premières, l'économie semble vouée aux bulles. Pourquoi de telles bulles ?
Cela va-t-il continuer ?
La réponse dans cette vidéo rafraîchissante.
Bonne rentrée.
A bientôt

mardi 23 février 2010

Le débat économique : Reprise économique, de quelle reprise parle-t-on ? - Vidéos/Interviews

Le débat économique : Reprise économique, de quelle reprise parle-t-on ? - Vidéos/Interviews

par Didier Testot.


Après un début d'année marquée par les craintes d'investisseurs sur les dettes publiques des Etats et notamment la situation économique et financière en Grèce, comment comprendre la reprise économique qui s'amorce aux Etats-Unis ? L'Europe reste-elle à la traîne et pourquoi ? Et les pays émergents, peuvent-ils suppléer notre faible croissance ?
Des questions à nos deux invités : Philippe Waechter Directeur des études économiques chez Natixis AM et Jean-Paul Betbèze Chef économiste chez Crédit Agricole SA.

L'économie en VO, cette semaine sur la Web TV www.labourseetlavie.com.
Emission en deux parties.

lundi 8 février 2010

La Dette publique fait peur par Omar et Fred - Vidéos/Interviews

La Dette publique fait peur par Omar et Fred - Vidéos/Interviews

par Didier Testot.

A l'heure ou les marchés financiers s'inquiètent de la Dette des Etats, le Professeur d'économie Bamoko (Omar) et Jean Salustre philosophe (Fred) nous livrent leur vision un brin décalée de l'économie internationale.
A voir sur le Web TV www.labourseetlavie.com.
Quand économie et humour se cotoient

Vidéo humour Web TV www.labourseetlavie.com

lundi 14 décembre 2009

Le débat économique Spécial Bourse 2010

Par Didier Testot.

Nouveau débat économique sur la stratégie d'investissement Bourse 2010. Trois invités pour décrypter la Bourse et les Marchés.

Christophe Donay Stratégiste Pictet et Cie, Eric Turjeman Directeur des Gestions actions SGAM et Jean-Marc Bernon, Directeur général Fortis Gestion Privée.

Retour sur le décryptage de l'année 2009 dans la première partie, questions posées par les investisseursen 2009 et stratégie d'investissement en 2010.

A voir sur la Web TV www.labourseetlavie.com

lundi 7 décembre 2009

Le débat économique Spécial Bourse 2010

Le débat économique (1ère partie) - Vidéos/Interviews

par Didier Testot.

Comment aborder l'année 2010 en termes d'investissement ?
Retour dans cette première partie de l'émission "L'économie en VO", Spécial Bourse, sur les temps forts pour les investisseurs.
Avec nos trois invités : Philippe Forni Directeur Général de CamGestion, Franck Dixmier Directeur Gestions Allianz Global Investors France et Sebastian Paris Horvitz Directeur de la Stratégie chez AXA IM. Ce débat comporte trois parties. La seconde partie aborde les thématiques des marchés et la troisième les perspectives de la Bourse en 2010.
A voir sur la Web TV www.labourseetlavie.com

samedi 7 novembre 2009

Le Saut du Mur de Berlin pour un double anniversaire

par Didier Testot.

Il y a des anniversaires qui peuvent avoir un sens à double titre. Celui de la chute du Mur de Berlin en fait partie. C'est d'abord le symbole d'une nouvelle ère géopolitique mondiale qui s'est ouverte le 9 novembre 1989, dont bien longtemps après on comprendra qu'elle ne concernait pas seulement l'Europe, mais le Monde et en particulièrement la Chine qui basculait dans le capitalisme, dans un mouvement essentiel pour l'économie mondiale et dont nous vivons tous les jours les conséquences : demande de matières premières, production de biens de consommation à bas coûts...
Et cet anniversaire, c'est aussi bien plus modestement, le sujet de l'un de mes premiers articles publiés dans le Figaro "saumon" au début du mois de janvier 1990, avec ce titre "Le Saut du Mur". Une découverte pour moi de la Bourse, après des études de Droit et de Science Politique.

"Le Saut du Mur", je reste fier de ce titre pour un article commentant un an de Bourse de Francfort.
Vingt ans c'est un age clé de la vie, comme disait un vieil ami de la famille : "profite quand tu as 20 ans, ensuite le temps passe très vite".

Et c'est vrai depuis 1989, que de personnes rencontrées dans tous les secteurs : entrepreneurs, avocats, conseils, gérants, analystes, économistes, attachés de presse, des milliers, c'est l'une des caractéristiques de ce métier de journaliste. Rencontrer des gens dont parfois la veille, vous ignoriez jusqu'à l'existence.
Ce qui est sans doute le plus frappant pour le journaliste que je suis c'est sans doute la révolution technologique qui a amené le câble, la TV par satellite, le téléphone mobile, Internet, la TNT, les SMS..., dans le désordre, mais avec la même conséquence : la multiplication des canaux de diffusion. Certains n'ont pas vu cette révolution, n'y ont pas cru, comme pour le Mur de Berlin. Ce n'était pas possible.

L'instantanéité, la rapidité de l'information prenant le dessus face au vieux Journal de 20 heures toujours vivant, mais comme une vitrine du passé, d'un autre Monde. Déjà 19 millions de Français avec le Haut-Débit, pourquoi attendre 20 heures pour avoir une information triée et peu variée avec toujours les faits divers en Une, encore plus en cette période de crise.
En 1989, j'avais l'information, les scoops en avant-première, dans une rédaction nationale, mes amis non. En 2009, j'ai l'information mais d'autres aussi, je suis un "informé", parmi d'autres. Reste mon regard de journaliste sur l'actu, toujours critique, toujours avec du recul.

Mon métier de journaliste n'est plus le même c'est évident, mais il garde sa noblesse qui est d'essayer de comprendre le Monde. Ce Nouveau Monde. Et depuis 20 ans, la Bourse et les Entreprises, c'est avec ceux qui font l'économie que j'ai passé ces années. Vingt ans plus tard, j'ai créé une Web TV 100% actualités sur l'économie et les entreprises www.labourseetlavie.com, la vidéo comme nouvel outil de culture économique. Pour faire comprendre l'économie à travers ceux qui l'a font, sans caricatures, avec la volonté de partager ma connaissance de l'histoire des entreprises avec ceux qui les découvrent comme avec ceux qui ont aussi partagé sur les marchés ces histoires. Je réalisais avec un dirigeant d'entreprise récemment que je connaissais son histoire depuis 20 ans.

1989-2009 comme un joyeux anniversaire, la technologie est partout, le journaliste doit être technophile, cela ne l'empêche pas de garder sa curiosité intacte. Tout change, rien ne change, la démocratie a toujours besoin des journalistes.

Presse écrite (Le Figaro, La Tribune), Radio (flash Bourse sur Europe1), Tv (Bloomberg), Internet (www.labourseetlavie.com), j'ai travaillé dans tous ces supports, je n'ai que des bons souvenirs pour mieux avancer. Vingt ans après, Michel Drucker, est toujours là, c'est Dimanche.

vendredi 26 juin 2009

Quand le Gaulois mange le Coq et lorgne sur Marie

par Didier Testot.

Avec la crise financière et économique que nous vivons, et l'impact médiatique de la mort de Mickael Jackson qui éclipse en un tour de mains l'actualité précédente sur la crise iranienne, on en oublierait presque que la vie des entreprises continue. Malgré la crise, ou à cause de la crise, des entreprises investissent et saisissent des opportunités d'acquisition, alors même que tout pousserait à ne rien faire sauf à réduire la voilure en attendant la sortie de crise.

Clairement depuis plusieurs mois, l'investissement et les opportunités de croissance, ont été des paris du leader de la volaille en France, le groupe LDC (comme Lambert, Dodard, Chancereul), qui se cache derrière notamment les marques Le Gaulois et Loué . Avec près de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour le dernier exercice 2008/2009, le groupe LDC qui est également implanté en Pologne et en Espagne est présent sur deux métiers : l'élaboration de produits à base de volailles et les produits traiteurs (Traditions d'Asie, c'est lui par exemple).

Après l'acquisition du Groupe Arrivé, annoncée lors de la publication de ses résultats annuels il y a quelques semaines, avec la marque Maître Coq, et un chiffre d'affaires de plus de 500 millions d'euros, LDC s'intéresse de près, "en négociation exclusive" nous dit le communiqué de presse, à la marque Marie qui appartient au groupe coté anglais Uniq. Derrière Marie se trouvent les marques outre Marie, Weight Watchers et Luang. La société a réalisé un chiffre d'affaires de 265 millions d'euros en 2008.

Voilà donc en quelques mois, Le Gaulois qui sort son chéquier pour ajouter près de 700 millions d'euros de chiffre d'affaires (quelques actifs cédés d'ici là). En bref, deux acquisitions qui font changer le groupe LDC de dimension dans ces deux activités.
Il faudra compter avec LDC en France, son dirigeant Denis Lambert avait eu l'occasion de l'expliquer sur la Web TV www.labourseetlavie.com à l'occasion de la publication des résultats.
Après ces deux acquisitions, la prochaine étape sera le renforcement à l'international, LDC prendra son temps, le temps, n'est-ce-pas à côté de la stratégie, l'atout essentiel pour naviguer en temps de crise.


dimanche 10 mai 2009

Tapie dans l'ombre du Club Med

par Didier Testot

Bernard Tapie a l'habitude des marchés financiers, il en connaît les us et coutumes.
Le Club Med en est un bon exemple. Personne apparemment ne s'intéressait à ce titre car avant même la crise du tourisme international, la stratégie du Club Med passé dans la catégorie haut de gamme pour les prix sous la présidence du toujours souriant Henri Giscard d'Estaing n'était plus vraiment partagée par les investisseurs.
C'est le JDD qui a réveillé la belle endormie, samedi 25 Avril 2009 avec cet article référencé sur le net comme un scoop. Et le JDD de titrer "Tapie veut prendre le Club Med Par O.J" .
Un scoop signé par deux initiales ? En général quand on sort un scoop, on en est fier et on met son nom en toutes lettres ! Etonnant comme dirait M. Cyclopède. Un scoop qui semblait faire pschitt avec la réaction de
Bernard Tapie sur RTL : le document RTL.
Explications de texte pour les non-initiés.
En disant "Ce n'est pas du tout un de mes projets", il se protège tout en étant dans le jeu. Il répond à une question qui lui est posée sur la prise de contrôle après l'article dans le JDD qui affirmait qu'il voulait prendre le contrôle du Club Med (le JDD journal boursier ?). Cela ne veut pas dire qu'il ne s'intéresse pas au dossier.
Le JDD a remis le couvert ce week-end avec cette citation de Bernard Tapie : "Trois ou quatre fonds amis sont prêts à me suivre dans cette opération. Et je dispose du soutien d'actionnaires du groupe qui en ont assez de voir fondre leurs investissements depuis cinq ans. Ils pensent que je peux aider car il y a beaucoup de travail à faire sur le contenu du Club Med."
25 avril - 9 mai, tout au plus quelques jours et deux visions d'un même Bernard Tapie de retour sur la place de Paris. On passe ainsi d'un "On parle pour moi, on me fait dire des choses..." à "j'ai le soutien d'actionnaires du groupe....".

Regard sur ces actionnaires au moment où l'on en parle : Des pactes d'actionnaires, un socle historique..La bataille médiatique est donc lancée.
Les actionnaires vont pouvoir se déterminer et l'augmentation de capital en est une bonne occasion. Pour le reste Bernard déclare au JDD. "Nous n'avons pas acheté un seul titre. Je ne possède pas même une action". Pour quelqu'un qui dit avoir le soutien d'actionnaires c'est embêtant, à moins que cela fasse aussi partie de la stratégie.
On imagine que l'AMF (le gendarme de la Bourse) est déjà en train de regarder si toutes ces déclarations et/ou mouvements de titres récents avant cette agitation sont bien conformes à ses règlements.
A ce jour pour les actionnaires du Club Med, les spectacles des GO sont loin de faire rire. Le pic du titre Club Med de l'été 2007 autour des 50 euros n'est plus qu'un lointain souvenir, le titre ne cessant par la suite de sombrer autour des 8 euros pour les plus bas. Selon un gérant, du côté des volumes, il y a eu une forte hausse du volume depuis le 24 avril (environ 100.000/jour ) alors qu’avant , cela tournait plus entre 20.000 et 50.000/jour à l’exception notable du 16 avril avec 104.000 échanges.
Le 20 février dernier lors de l'Assemblée générale du groupe Henri Giscard d'Estaing indiquait triomphant à ses actionnaires :
"Face à la dégradation économique mondiale, le Club Med a l'avantage d'affronter 2009 avec une stratégie claire : faire du Club Med "le spécialiste mondial des vacances tout compris haut de gamme conviviales et multiculturelles". Nous avons en effet la bonne stratégie pour le Club Med : - que nos résultats opérationnels valident année après année, notamment en 2008 mais aussi à travers notre chiffre d’affaires positif du 1er trimestre 2009 ; - qui réduit nos risques en période de crise ; - enfin, qui nous dote d’atouts uniques grâce à notre positionnement haut de gamme."
Pour un actionnaire du Club Med, l'analyse était différente: " Cette stratégie représente 400 M€ d’investissement sur 3 ans – 500 avec les partenariats, et il reste une dette nette de 295 M€. La capacité bénéficiaire du Groupe doit s’analyser au niveau du résultat net, qui traduit une perte de 33 M€, impactée surtout par le poids de la dette. Nous sommes loin du résultat opérationnel de 100 M€ annoncé il y a quelques années".
L'augmentation de capital annoncée le 6 mai pour un peu plus de 101 millions d'euros est donc venue troubler le jeu à point nommé. La Caisse des Dépôts et le Crédit Agricole non actionnaires se sont engagés pour des montants respectifs de 20 et de 10 millions d'euros. Ce que conteste Bernard Tapie. On rebat les cartes pour une nouvelle partie ? A suivre.

samedi 9 mai 2009

Buffet froid pour Warren

par Didier Testot.
Depuis plusieurs années le rendez-vous annuel avec Warren Buffet sonnait comme un plaisant rendez-vous avec la croissance des profits. Ce n'est plus le cas depuis la crise financière qui n'a pas épargné l'homme le plus riche du Monde, que l'on surnomme parfois "l'oracle d'Omaha", siège social de sa société Berkshire Hathaway Inc. Fidèle à son image, sur son site web très sobre on peut y lire ce message : "From Warren E. Buffett, CEO of Berkshire Hathaway Inc : "Dear Reader, you probably know that I don't make stock recommendations. However, I have three thoughts regarding your personal expenditures that can save you real money. I'm suggesting that you call on the services of three subsidiaries of Berkshire: GEICO, Borsheim's and Berkshire Hathaway Life Insurance Company of Nebraska (BHLN)." Il ne donne pas de conseils boursier mais en sage avisé il recommande ses propres sociétés. Un bon début pour qui veut faire fructifier son capital, le valoriser auprès d'autres investisseurs potentiels.
Cette année donc, Warren Buffet a donné deux messages principaux d'après la presse américaine : La crise se termine parce que le système financier est en train de se stabiliser, et M. Buffet applaudit au passage l'intervention musclée du gouvernement américain, avec une réserve sur les « stress tests » que passent les banques américaines, diagnostic de leur solidité financière, et qui d'après les derniers en date ont rassuré les marchés financiers, avec une évaluation au niveau de 74,6 milliards de dollars de besoins en capitaux pour dix établissements.
Morgan Stanley et Wells Fargo ont déjà réagi et pris leur disposition pour mettre en vente plus de 15,5 milliards de dollars d'actions et d'obligations à des prix "canons". Pour Bank of America , la banque a l'intention de mettre en vente 1,25 milliard d'actions à 8,79 dollars au maximum, soit un total avoisinant 11 milliards. Avec un emprunt obligataire de trois milliards de dollars à cinq ans et des cessions actifs...
Warren Buffet vient de dévoiler quelques jours après son Assemblée générale les résultats du premier trimestre. Même si les investisseurs pouvaient s'attendre à un repli, Buffet n'est pas à la tête de Martingale Inc., insensible à l'évolution de l'économie, la perte nette de 1,5 milliard de dollars au premier trimestre, sonne comme une mauvaise surprise.
Le conglomérat a enregistré un bénéfice opérationnel de 1,7 milliards, mais il a dû déprécier lourdement des investissements, à hauteur de plus de 2 milliards de dollars. Berkshire a aussi perdu 986 millions de dollars avec des produits dérivés et 241 millions de dollars en cédant à perte certains investissements. L'an dernier, à la même époque, son groupe avait dégagé un bénéfice net de 940 millions de dollars.
Pour "l'oracle d'Omaha", certes il faut s'intéresser d'abord à la valeur nette comptable par action, sa boussole, et au premier trimestre elle se replie de 6,1% après -9,6% pour l'ensemble de l'année 2008.
En février dernier lors de la présentation des comptes 2008, Warren Buffet avait regretté "quelques bêtises", en particulier son achat de 7 milliards de dollars d'actions ConocoPhillips au moment où les prix de l'énergie étaient proches de leur pic.
Pouvoir se permettre une erreur à 7 milliards de dollars, sans mettre en péril sa société, c'est quand même mieux que le désastre qui a été provoqué par certains investissements hasardeux pour certains acteurs français, et qu'on aura l'amabilité de ne pas citer ici mais qui ont fait l'actualité financière des derniers mois...
N'est pas oracle qui veut !
A ce propos d'ailleurs allez voir ce portrait inédit de Warren Buffet sur www.labourseetlavie.com par le Professeur Bamoko et Jean Salustre philosophe dans la rubrique Economie et Humour. Rafraîchissant.

lundi 30 mars 2009

Tout ça pour ça n'oubliez pas le crédit M. Fillon

par Didier Testot.
Pas facile de rester zen, voire de comprendre comment en une semaine, Société Générale, Valeo, Cheuvreux, filiale du Crédit Agricole, GDF Suez, ou Natixis ont pu faire le devant de l'actualité économique pour des questions liées aux rémunérations, bonus et autres stock-options de ces dirigeants ou traders. La crise économique exacerbe les passions et met le doigt sur un système qui a connu ses heures de gloires mais qui connaît aujourd'hui un pic de contestation.
Pour y répondre, le Premier ministre François Fillon vient donc de présenter son décret en matière de rémunération des dirigeants d'entreprises : "Le Gouvernement souhaite favoriser la libre entreprise et permettre à chacun de bénéficier d’une rémunération à la mesure de sa contribution au développement économique et social. Pour cela, la rémunération des dirigeants d’entreprise doit être encadrée pour garantir qu’aucun abus ne sera plus commis. En période de crise, ces règles doivent être encore renforcées, surtout pour les entreprises qui bénéficient de financements de la part de l’Etat.
La France est la première place financière importante en Europe à se doter d’un texte règlementaire qui s’applique de manière stricte à l’ensemble des entreprises qui bénéficient d’un soutien public exceptionnel dans le cadre de la crise financière, couvrant l’ensemble des éléments de rémunération.
Le décret définit ainsi des obligations nouvelles s’imposant aux rémunérations des dirigeants des entreprises qui, face à la crise, sont aidées par l’Etat, ou qui bénéficient de fonds publics. Il s’agit des grandes banques recapitalisées par la Société de Prise de Participations de l’Etat (SPPE) et des constructeurs automobiles. Pour ces entreprises, des restrictions supplémentaires par rapport aux règles de droit commun sont nécessaires. Leurs dirigeants devront donc renoncer aux stock-options et actions gratuites et également accepter que les parts variables et exceptionnelles de leur rémunération soient strictement encadrées de même que les éventuelles indemnités de départ. Elles ne pourront, en particulier, être fixées pour plus d’un an. Leurs critères d’attribution devront être rendus publics. Enfin, il ne pourra pas y avoir d’attribution et encore moins de versement si l’entreprise en cause est amenée à procéder à des licenciements de grande ampleur.
Ces règles sont des règles de temps de crise. Le décret prévoit qu’elles s’appliqueront au moins jusqu’à fin 2010. Un rapport sera préparé avant cette date par le ministre de l’Economie. Il fera le bilan de la mise en œuvre de ces mesures. Le cas échéant, le dispositif pourra donc être adapté ou prolongé si cela est nécessaire.
Ces nouvelles règles doivent être mises en œuvre sans délai. Ainsi, le décret permet conformément aux attentes de nos concitoyens d’agir tout de suite. Il sera publié au journal officiel dès demain et applicable tout de suite".
Voilà donc pour le projet, et ce même jour quasiment à la même heure, Couach fabricant de yachts de luxe, demande la protection du Tribunal de Commerce.
"Malgré tous les efforts entrepris par le management du Groupe COUACH pendant plus de deux mois afin de trouver des solutions sur la restructuration de sa dette, les négociations avec les partenaires financiers n’ont pu aboutir. De nombreux contacts avaient été engagés dans ce but, la crise financière et bancaire actuelle est venue annihiler les travaux
menés en ce sens. Ne disposant plus, de ce fait, des ressources de trésorerie, lui permettant d’honorer son carnet de commandes, le groupe s’est
placé sous la protection du Tribunal de Commerce de Bordeaux et a été contraint de procéder au dépôt d’une déclaration de cessation de paiement ce jour. Par ailleurs, la société annonce le départ de Monsieur André-Jean Goimard". Le cours reste suspendu jusqu’à nouvel ordre.
Deux infos le même jour, le choc de l'économie réelle alors qu'on encadre les bonus des dirigeants des entreprises publiques, le secteur privé continu lui de subir le choc de l'absence de crédit.
J'avais eu l'occasion de rencontrer Didier Cazeaux, le Pdg de Couach à Lyon pour Oddo Midcap, le 9 janvier dernier sur la Web TV de l'économie www.laboursetlavie.com.
Il répondait sur la question de la situation financière de Couach lors de cet entretien à 7 mn 16 précisément. Il ne semblait pas encore inquiet. Les prochaines semaines donneront sans doute plus de précisions sur sa gestion des derniers mois. Croyait-il que ses clients forcément très riches passeraient la crise sans problèmes ? Moins de 3 mois après Couach a besoin d'une protection du tribunal de commerce.
A lire sur ce sujet cet article de Bernard Broustet du journal Sud-Ouest "Couach : pas sauvé, pas coulé".

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...