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dimanche 7 août 2011

Bourse : l'heure de vérité après un été déjà meurtrier

par Didier Testot.
Nous y sommes, ce lundi 8 août 2011, les investisseurs asiatiques d'abord, puis européens ensuite, américains pour terminer nous diront ce qu'ils pensent de la dégradation de la note souveraine des Etats-Unis de AAA à AA+ avec une perspective négative. Certes les Bourses  de Tel Aviv en Israël et de Ryad en Arabie Saoudite ont déjà donné le ton, mais cela ne veut pas dire que les grandes places feront la même chose. Les investisseurs attendent aussi de la BCE qu'elle rassure les marchés cette fois-ci, notamment en rachetant des obligations italiennes.
Bref, une nouvelle partie de chaud et de froid est en route, car personne ne sait vraiment comment arrêter cette spirale de la peur et "d'éxubérance irrationnelle" des investisseurs.
Black Monday ou pas, la période actuelle fait partie des moments forts des marchés financiers qui dans ce cas ne sont fait que par ceux qui "osent" prendre des risques. Beaucoup d'investisseurs attendent d'y voir clair avant de se jeter dans la houle. 
Vendre à tout va, ne rien faire, tous ne font pas la même chose bien entendu, certains y sont obligés par les mouvements violents et par l'attitude de leurs clients qui les obligent à vendre, accentuant le mouvement en cours... La plupart attendent que l'orage passe.

Il seront là lundi pour décider de notre avenir...

L'été aura été meurtrier pas seulement du point de vue de la performance, mais peut-être et surtout par la prise de conscience d'une illusion, trois ans pratiquement après la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers : pas vraiment de reprise, pas d'argent ou peu d'argent investi dans l'économie, de l'argent (pas cher) qui tourne, tourne, sur des actifs qui conduisent (matières agricoles, matières premières..) à une inflation pour les consommateurs (cf dernièrement en Israël, les manifestants disent qu'ils n'y arrivent plus que la vie est trop chère, comme pour le printemps arabe)...Un moteur sous perfusion, gorgé d'huile, n'est pas efficace pour redémarrer.
Contrairement aux affirmations des banquiers centraux qui continuent de donner de l'argent sans contrôle, il faut trouver, est-ce encore possible ?, de l'efficacité dans la sortie de crise, même si cela doit prendre du temps, il n'est pas possible de recommencer les erreurs du passé.
Reprendre son destin en main, ce que font les politiques en général, mais aujourd'hui, les politiques constatent les dégâts de leurs errements passés, trop de complaisance à l'égard de la pure spéculation, au détriment de l'investissement productif. Cette complaisance, moins forte en Europe qu'aux Etats-Unis a mis le Monde à genou.
il est pathétique de voir la Chine pays capitaliste et communiste donner des leçons aux Etats-Unis.
Faute d'avoir fait le bon diagnostic à temps, la course contre la montre n'en est que plus désespérante. Espérons que les bonnes solutions seront enfin trouvées.
Une coccinelle s'envole, d'où ce voeu.

lundi 8 février 2010

Temps de cochon sur les marchés financiers

par Didier Testot.
La défiance sur les marchés financiers qui a conduit les indices boursiers aux Etats-Unis comme en Europe et sur les grandes places financières à perdre confiance sur plusieurs séances, peut paraître étonnante.
Si l'on se réfère à la grande majorité des présentations sur les perspectives 2010 des gestionnaires d'actifs, très peu d'entre-eux avaient osé mettre la question de la dette des Etats comme la question centrale pour les marchés financiers en 2010. L'histoire que l'on nous racontait était plutôt de l'ordre de la reprise économique qui allait continuer avec un second semestre tout de même plus difficile car les Etats devraient alors commencer à gérer cette question de la dette.
Certains acteurs des marchés (ou l'on reparle des Hedge funds mais sont-ils tous seuls dans cette aventure, alors que tout le monde devrait savoir aujourd'hui qu'un hedge fund ne vit que si une banque lui prête de l'argent, revoir la crise des subprimes) auraient donc décider de changer le cours de l'histoire de la Bourse en 2010. Le scénario facile mais plausible, premier semestre bon, second plus difficile, scénario majoritaire, commence à sombrer. Evolution des CDS des Etats :
Ce sont les PIGS, Portugal, Irland, Greece, Spain, qui ont refait parler d'eux.

Au point que Claire Chazal reprenant les propos de Christine Lagarde au G7 se mélangeait les pinceaux dans son JT ce Dimanche sur l'interprétation des propos de Mme Lagarde. Voilà en anglais ce qu'elle a dit, citée dans le Wall Street Journal : French Finance Minister Christine Lagarde said the strengthening U.S. dollar against the euro could be a positive development for the European economy. "We always complained about the dollar not being strong enough," Lagarde said. "That is clearly an improvement." Elle ne parlait pas d'un euro fort comme Claire semblait nous le raconter.

Reste que l'attaque est sévère comme souvent sur les marchés, rien n'est écrit d'avance, cela montre seulement que les investisseurs ne sont pas forcément convaincus de leur propre discours sur l'année 2010.

Oui la dette est un problème, les ménages en savent quelque chose, une nouvelle fois c'est donc l'Europe qui doit montrer si elle est capable de faire face,  pour trouver des solutions communes, c'est un test de solidité, mais personne ne sait jusqu'où la solidarité peut jouer. Lorsque des Hedge funds il y a quelques mois pariaient sur la sortie de plusieurs pays de la zone euro, cela faisait sourire les économistes et les stratèges, un peu moins aujourd'hui.


L'Europe a souvent avancé dans des périodes difficiles, elle devra montrer une fois de plus qu'elle existe, avec comme vigie, Jean-Claude Trichet (Photo BCE), le Gouverneur de la Banque Centrale Européenne, l'un des rares que peuvent craindre les "pures spéculateurs", et qui à propos de la Grèce, "continue to monitor closely the implementation of these stability measures." (Wall Street Journal).

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...