Fil Twitter LA BOURSE ET LA VIE TV

Affichage des articles dont le libellé est investir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est investir. Afficher tous les articles

vendredi 2 janvier 2015

Investir en Bourse en 2015 : perspectives

par Didier Testot
Comment investir en 2015 ?
C'est la question "marronnier" que se posent de nombreux investisseurs particuliers ou professionnels. Si depuis le début de la crise financière en 2007, les banques centrales ont été à la manoeuvre favorisant les actifs plus risqués comme les actions en abaissant leurs taux d'intérêt à des niveaux historiquement bas, les investisseurs ont pu certes suivre cette stratégie mais avec quelques surprises comme l'excellente performance de la classe obligataire peu recommandée pourtant. En ce début 2015, les même questions se posent avec aussi la question du "timing" de la remontée des taux aux Etats-Unis. Il n'existe pas un scénario, car au delà de ce "pilotage" par les autorités monétaires FED et BCE, tant vanté par les investisseurs , la psychologie des investisseurs, elle, ne peut pas être théorisée, comme j'en discutais avec Rainer Voss ancien banquier témoin du film "Master Of The Universe", on ne peut pas "modéliser le prix de la peur".
Ce qui compte pour se faire une idée reste la diversité des commentaires, sans se concentrer sur les mêmes interlocuteurs.

Cela permet d'entendre que "certains investisseurs sont trop optimistes sur la zone euro" par exemple.
Mais aussi d'aller chercher les entreprises qui dans un contexte de faible croissance (notamment en zone euro), seront capables de délivrer de la croissance des résultats. Il faut toujours se méfier des consensus, les spécialistes de la Bourse le savent bien, et l'année 2014 n'a pas échappé à la règle : aviez-vous entendu une alerte sur le pétrole, qui a connu un vrai krach ? La Grèce qui s'invite à nouveau dans les sujets européens, là on peut dire que "malheureusement",  c'est du classique.
Tout le monde sait (au niveau des dirigeants européens) que la Grèce ne remboursera pas ses dettes.

Mais cela pourrait-il arriver à d'autres pays ? La France ? Quand j'interroge Rainer Voss à ce sujet, dans cet entretien exceptionnel, il me répond directement :  "Les pays ne font pas faillite parce qu'ils ne peuvent plus payer, mais parce qu'on pense qu'ils ne peuvent plus payer" (Interview Rainer Voss).

Retour donc sur cette année 2014 et les perspectives d'investissement pour 2015 avec les derniers invités de la Web Tv www.labourseetlavie.com :

Claudia Panseri Stratégiste SG Private Banking (photo www.labourseetlavie.com)

Céline Piquemal-Prade Gérante Comgest (photo www.labourseetlavie.com)

Bruno Fine Président Roche-Brune AM (photo www.labourseetlavie.com)

Alexandre Hezez Directeur la Gestion Auris GP (photo www.labourseetlavie.com)

Pierre-Luc Charron Responsable Obligations convertibles Amundi (photo www.labourseetlavie.com)

Alexandre Baradez Analyste Marchés IG France (photo www.labourseetlavie.com)

mardi 27 décembre 2011

Bourse : Comment investir en 2012 ?

par Didier Testot.

Sans attendre le 31 décembre 2011, et tout en me gardant bien de donner des conseils boursiers, je suis journaliste de métier, le conseil doit être réservé à des professionnels aguerris, la période me semble propice pour évoquer avec vous ce que sera 2012, avec des certitudes. Un petit retour en arrière s’impose tout de suite : La crise de 2008 aurait du conduire pour la France à un changement de cap.

Face à ce bouleversement, il aurait fallu à ce moment-là prendre les décisions nécessaires pour mettre la France en situation de ne pas dépendre des marchés financiers. Trois ans : 2009, 2010 et 2011, nous aurions pu d'après ceux qui se sont penchés sur "l'affaire" de la dette publique, pendant trois ans diminuer de manière drastique nos dépenses publiques pour redonner de l'air au tissu privé. Tous les Français l'ont compris, ils savent bien que lorsqu'ils dépassent le seuil toléré par leurs créanciers, ils risquent gros. L'Etat lui, avec ses politiques rois de la dépense, n'a jamais cru bon d’évaluer sérieusement ses politiques publiques.
Affiche de campagne de François Mitterrand 1981

Les investisseurs ont-ils été plus raisonnables ? Pas vraiment, ils étaient déjà dans l’idée que l’année 2011 verrait une reprise, certes, nous en avons eu un bref aperçu au premier semestre, mais tellement bref, qu’il a déjà été oublié.

Alors en cette fin d’année comment envisager 2012 ?

Je  parlais de certitudes. Oui 2012 ne sera pas conforme aux prévisions, c’est un classique. Il n’est pas possible de prévoir des éléments exceptionnels comme en 2011 avec Fukushima au Japon notamment. Mais la Grèce, comme la zone euro et sa problématique de dettes publiques, n’était pas exceptionnelle, simplement, elle est venue au centre de toutes les questions des investisseurs.

C’est sans doute d’un nouvel environnement que nous devons évoquer :

-       De la volatilité, de l’argent qui circule, mais qui ne s’investit pas assez dans les entreprises.
-       - En France, une année électorale, jusqu’à son résultat, qui sauf surprise, verra la rigueur s’installer.
-       De la prudence, dans l’attente d’un retour de la confiance, seule clé pour retrouver le moral, la consommation, même si le chômage risque de rester à des niveaux élevés.
-      
Voilà pour quelques certitudes, l’investisseur en a-t-il ? Il doit comme lors de crises importantes retrouver les réflexes du professionnel, et diversifier ses actifs. Ceux qui ont cru que le « Scellier » était la panacée en savent quelque chose là ou les programmes ne se louent pas.
Pas de miracle, du bon sens, investir dans des produits ou des sociétés que l’on comprend. Et si l’on veut être contrariant, mieux vaut avoir des liquidités pour faire face, car avoir raison contre tout le monde peut être dangereux. Diversifier, garder des liquidités, penser horizon d’investissement, disponibilités de l’argent investi, il y a toujours des opportunités d’investissement, seul le timing compte, crise ou pas crise.
Des entreprises aujourd’hui massacrées en Bourse, ne feront pas faillite, est-ce le moment de les acheter ? ce n’est pas sûr, si l’on cherche un retour rapide sur investissement. Tout est question de dosage, pour que l’investissement soit au final une source supplémentaire de revenu et non un handicap pour des projets.
Prendre son temps, voire du recul avec ses opportunités d’investissement, se mettre des limites à la hausse comme à la baisse, retrouver le sens de l’investissement, c’est sans doute la clé dans des marchés qui resteront compliqués, parfois « irrationnels » comme le disait l’ancien Président de la Réserve Fédérale, Alan Greenspan.
Car si l’on a la chance de voyager un peu, on peut dire que le Monde continue de tourner, la croissance économique mondiale reste importante, ce n’est pas parce que les Etats-Unis, la Zone Euro, ont des problèmes à régler que le reste du Monde s’est arrêté de tourner.
Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, Carpe Diem, et vous donne rendez-vous dès janvier 2012 avec le sentiment de dirigeants d’entreprises, au contact de la réalité.

jeudi 11 août 2011

Bourse : Dans la fureur de l’été

par Didier Testot


C’était écrit depuis quelques jours, la période de turbulences en Bourse allait être sévère et d’un classique lorsque les investisseurs, ceux qui sont présents sur le marché, rappelons-le, avaient décidé de vendre en attendant d’y voir plus clair. En l’occurrence, il s’agissait que les politiques, après les banques centrales, puissent répondre à leurs attentes. Vœu pieu on le sait car le temps du politique n’est pas celui des investisseurs au jour le jour. Les réponses du genre « tout va bien on est fort »  suivez mon regard, n’ont donc aucune prise, car ce ne sont pas des éléments susceptibles de changer la donne face à l’avalanche d’ordres de vente.
Les rumeurs malsaines sur la Société Générale, démentie par la Banque  dans la soirée, ou sur la note de la France, font partie de ces périodes troublées des marchés.
Les rumeurs ne fonctionnent que lorsque ceux qui sont sur les marchés veulent y croire, donc hier, le 10 août, ceux qui étaient sur les marchés financiers ont voulu croire que ces folles rumeurs avaient un sens.
Le retour au calme prendra donc du temps, les dirigeants Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont apparemment utilisé la même stratégie, retour en vacances, après une réunion de crise, fixant un calendrier pour de nouvelles annonces.
Comme toujours, personne ne sait si ce calendrier peut tenir, mais c’est l’essence du politique que de fonctionner comme cela.
Reste pour les particuliers, même si les Français ne sont pas les Américains, qui investissent en Bourse, ou à travers une assurance-vie, qu’une nouvelle fois, ils ne peuvent que constater les variations de leur patrimoine, en « live », sans pouvoir faire grand-chose.
Sauf s’ils s’étaient préparé à cet événement, ce que font en général quelques professionnels qui ne dépendent pas de leur performance annuelle, ceux qui avaient du cash ont sans doute pu réaliser d’excellentes opérations. A condition de ne pas forcément être sur ces marchés pour le long terme.
C’est sans doute le nouveau trait de la finance depuis 2000, après la bulle internet, le 11 septembre 2001 imprévisible, la faillite de Lehman Brothers, être en Bourse avec des titres en direct dans un PEA relève de l’exploit. Les crises sont plus fréquentes, plus violentes aussi.
Le particulier qui n’a pas l’information des professionnels, doit donc adapter sa stratégie, selon ses besoins, selon ses possibilités, avec sang-froid, en se fixant des objectifs, en n’étant pas trop « gourmand », mais investir dans une entreprise dont on comprend l’activité, à un cours intéressant ou qui délivre un rendement, même pendant les crises, est possible.
Les leçons des crises sont souvent les mêmes : avoir des marges de manœuvre avant que la crise ne survienne est essentiel, savoir utiliser à bon escient sa connaissance des entreprises, n’investir que dans ce que l’on comprend, sans tenir compte aveuglément des « conseils »  avisés de tel ou tel expert qu’il soit proche ou pas, mais se forger ensuite sa propre opinion.
La Bourse peut permettre d’investir dans des entreprises, donc cela aide l’économie.
Les mouvements spéculatifs ont toujours existé, cela ne changera pas, reste à faire les bons choix, on peut se tromper, mais si l’on y arrive cela aidera l’économie à travers ces investissements et on pourra préparer l’avenir. Les PME notamment vont avoir besoin de financements. Si la Bourse ne finance plus l’économie, la crise s’aggravera encore davantage.

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...