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dimanche 26 février 2023

L'info éco + avec DIDIER TESTOT, émission du 26 février 2023

Didier Testot Fondateur de LA BOURSE ET LA VIE TV revient dans l’Info éco + sur Sud Radio avec les thèmes suivants :

Immobilier : l’effondrement de la construction

– Automobile, l’Europe file vers l’électrique seule au Monde

– Air India veut changer la donne dans l’aérien avec une commande historique pour Airbus et Boeing.

Toutes les émissions “L’info éco +” déjà diffusées sont disponibles sur ce lien : https://www.labourseetlavie.com/category/economie-et-pedagogie/linfo-eco-presentee-par-didier-testot-sur-sud-radio

lundi 5 septembre 2022

Energie : l'Europe dans la crise

Le dernier magazine "L'info éco +" présenté par Didier Testot Fondateur de LA BOURSE ET LA VIE TV sur Sud Radio est disponible ici et à partager :

Au sommaire : 
Energie, risque maximum cet hiver
Uniper inquiète en Allemagne 
La Chine reste dans le jeu avec le GNL à destination de l'Europe !.

Diffusion tous les dimanche matin sur Sud Radio.

Toutes les émissions “L’info éco +” déjà diffusées sont disponibles sur ce lien : https://www.labourseetlavie.com/category/economie-et-pedagogie/linfo-eco-presentee-par-didier-testot-sur-sud-radio

dimanche 25 janvier 2015

Un "QE Bazooka" pour Mario Draghi, le Président de la BCE peut-il tout se permettre ?

par Didier Testot.
Il faut le reconnaître parler QE, 1.000 milliards d'euros, "Quantitative Easing", "assouplissement quantitatif", dettes, rachats de dettes souveraines n'est pas à la portée du premier venu, on peut même ajouter sans provocation que peu de personnes peuvent analyser ce qui se passe, ce que vient d'annoncer la BCE en ce 22 janvier 2015, date historique s'il en est de cette institution. Mario Draghi a utilisé tous les moyens à sa disposition mais quelles en sont les conséquences, quelle traduction économique de ce type de décision ?

J'ai posé la question à Philippe Narassiguin économiste spécialiste des questions monétaires et qui dirige également le site d'informations Economiqs.

Il a bien voulu répondre à quelques questions essentielles :


1/ Et pour commencer comment une Banque centrale prête-t-elle de l'argent à des banques commerciales ?

Pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui, il est utile de comprendre un point essentiel. Lorsqu'une Banque centrale prête de l'argent à une banque commerciale (BNP-Paribas, Crédit Agricole, etc.) elle exige en contrepartie que des titres lui soient remis en garantie.

2/  Comment cela fonctionne exactement ?

Un exemple : supposons que le Crédit Agricole ( CA) souhaite emprunter 100 millions d'euros à la Banque Centrale Européenne (BCE). Le CA devra remettre à la BCE un montant de 100 millions d'euros de titres, par exemple des bons du Trésor français. Ces titres ne présentaient aucun risque jusqu'à la crise bancaire de 2007. Autrement dit, jusqu'à 2007, si le CA ne pouvait pas rembourser les 100 millions d'euros, la BCE disposait d'un montant de 100 millions de titres qu'elle pouvait revendre.
3/ Que s'est il passé depuis la crise de 2007 ?

Depuis la crise de 2007, la BCE n'a pas cessé de sortir de son cadre normal de refinancement des banques. Comme l'ont fait d'autres Banques centrales (Fed, Banque d'Angleterre,etc.). En d'autres termes, elle a procédé à des prêts massifs aux banques de la zone euro (pour des programmes de plus de 500 milliards d'euros) pour des durées de remboursement de plus en plus longues, allant désormais jusqu'à quatre ans. En outre, elle accepté des  titres en garantie moins fiables. Enfin, elle consent à prêter aux banques des montants illimités pour un taux d'intérêt de 0,05%. Autant dire de 0%. C'est ce que l'on appelle en anglais le "Quantitative Easing" ou en français "l'assouplissement quantitatif". Désormais elle veut aller plus loin et racheter les bons du Trésor des Etats. 

4/ Est-ce légal ?

Ce n'est pas légal dans la mesure où le traité de Maastricht a interdit le financement monétaire des Etats. Depuis 1992 ! A l'époque par exemple, la Banque de France pouvait faire des avances au Trésor Public et elles  étaient en outre contrôlées par le Parlement. Les avances étaient en somme un découvert "bancaire" autorisé visant à résoudre les décalages de temps entre les recettes de l'Etat ( les impôts) et ses dépenses (salaires des fonctionnaires, etc.). Et ces avances dont on a dit tant de mal quand il a fallu faire la monnaie unique ne portaient que sur quelques dizaines de milliards de francs (et non d'euros). Il est normal dans ces conditions que le Gouverneur de la Bundesbank tire la sonnette d'alarme quant au rachat des bons du Trésor par la BCE. D'autant plus que l'interdiction des avances a permis au Etats de s'endetter à leur guise, sans contrôle parlementaire. C'est un effet pervers découlant de cette interdiction.

5/ Mais si ce n'est pas légal, les citoyens peuvent-ils porter plainte ?

Je pense que la BCE va "emprunter" un chemin indirect. Elle va acheter les obligations des Etats de la zone euro (que l'on appelle aussi bons du Trésor ou titres de la dette souveraine) non pas directement aux Trésors Publics de ceux-ci, mais aux banques ou à d'autres détenteurs de bons du Trésor. Mais ce qui risque d'être dangereux, c'est que les bons du Trésor de la zone euro ne sont pas homogènes en termes de risque. Bien sûr, la BCE dira qu'elle n'achètera pas les bons du Trésor grec. Mais quelle garantie avons nous pour les autres bons du Trésor ? Sont-ils aussi fiables qu'on le dit ? Et si la BCE multipliait les programmes de rachat pour des sommes dépassant les 2000 milliards d'euros (soit le montant du PIB français), que se passerait-il si les Etats ne pouvaient plus rembourser leurs dettes ? En outre les taux d'intérêt sur les bons du Trésor varient d'un pays à l'autre contrairement aux bons du Trésor émis par l'Etat fédéral américain.

6/ Ce que fait la BCE est-il inefficace, vu que la relance économique n'est toujours pas là ?

Tous ces programmes sont voués à l'échec, car les taux d'intérêt de la BCE sont déjà de 0% et de moins de 1% depuis longtemps. Ils ne stimuleront pas la croissance économique. En outre, le lien entre le niveau des taux d'intérêt et la croissance n'a jamais été démontré. On peut d'ailleurs le constater dans certains pays émergents.
Mais ce qu'il y a de particulièrement regrettable, c'est que les banques achètent de l'argent à la BCE à 0% et font des prêts aux entreprises et aux ménages de plus de 4%. En outre, elles accordent de moins en moins de crédit de trésorerie aux entreprises (découverts autorisés, lignes d'escompte, etc). Enfin, elles peuvent facturer les dépassements de découverts à plus de 13% de taux d'intérêt. Pour un achat à 0%, la période de "crise financière" est en effet très faste pour les banques




lundi 14 avril 2014

"Back in The Race", plan stratégique de PSA Peugeot Citroën présenté aujourd'hui par Carlos Tavares Président du Directoire

par Didier Testot
Le groupe va s'inspirer de son expérience en Chine pour faire évoluer sa stratégie internationale, c'est la première fois que Carlos Tavares présente les grandes lignes de son plan. On entend à plusieurs reprises "Nombre plus limité de modèles", "moderniser l'outil industriel"
Une vidéo réalisée par le service communication du groupe, sous cette réserve, permet de distinguer les mots clés qui vont être utilisés par le groupe dans sa communication globale.



(vidéo proposée par le service communication de PSA Peugaot Citröen)

Pour l'exégèse de ce discours, on retiendra aussi que les dernières années le groupe devait avoir "un coup d'avance sur ses concurrents", désormais c'est être de retour dans la course, en anglais, "Back une The Race", terminologie sportive, qui demande simplement à être réalisée, ce qui est à chaque fois le plus dur, forcément.
Mais dans l'automobile, on le sait, on ne meurt pas toujours, et l'on peut renaître à l'image de Fiat en Europe !
Nous verrons donc dans les prochains mois si le "Back in The Race" est atteignable !

vendredi 28 octobre 2011

Philippe Waechter Chef économiste Natixis AM - Vidéo

Philippe Waechter Chef économiste Natixis AM - Vidéos/Interviews

par Didier Testot
Zone euro : les conséquences du plan de sauvetage.

La Zone euro a décidé lors de son sommet de crise à Bruxelles mercredi et jeudi de renforcer la puissance du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière).
Derrière la solution apportée par les Etats européens, la question des dettes souveraines reste au coeur de l'actualité, que peut-on dire de la situation économique dans la zone euro ?
Faut-il craindre une récession, avec les plans de rigueur qui s'annoncent ?

Philippe Waechter Chef économiste chez Natixis AM revient avec nous sur la crise financière dans la zone euro et les perspectives économiques.
C'est le genre d'interview que propose la Web Tv www.labourseetlavie.com, pas de caricatures, pas de précipitation, nous prenons le temps de disséquer les questions qui se posent, sans avoir non plus l'ambition de croire que tout est réglé.

vendredi 21 octobre 2011

Bourse - Economie : la mise en scène ratée de l'Europe, The Last Danse

par Didier Testot.
J'avais écrit il y a plusieurs semaines de cela que le pire arrive comme pour conjurer le sort en espérant que les grands décideurs politiques trouveraient la clé de l'Union face aux défis engendrés par la crise des dettes souveraines. Nous voilà donc vendredi, la veille d'un week-end crucial à nouveau pour l'Europe.
"Dernière chance, Last danse", le 21 juillet avait été présenté par ses auteurs Nicolas Sarkozy et Angela Merkel comme montrant la voie, et nous avons vu ensuite que cette réunion n'avait été qu'un affichage, pas une solution.
Moody's, Standard & Poor's, les deux agences de notation qui sont désormais en concurrence dans une course de vitesse infernale visant à ne pas être critiquée pour leur non-réaction lors de la crise des subprimes (on a déjà oublié les belles notations AAA d'actifs pourris), ont donné le ton : La France est en sursis.
Qui sincèrement aurait pu se dire dès 2008, cette crise n'est pas grave, nous allons nous en sortir en continuant comme avant ! Personne, sauf les politiques. Les Français ont pour la plupart compris ce qui arrivait, ils épargnent, vous ne croisez personne qui vous dit, nous allons nous en sortir rapidement. Désespérément réaliste ?
Article du Figaro (24/09/2007)
Nous finissons un mandat politique 2007-2012 qui a commencé par distribuer de l'argent (comme ses prédécesseurs, une maladie congénitale de la Vème République depuis 1974) qu'il n'avait déjà plus. François Fillon, Premier Ministre d'un Etat en faillite, c'était en 2007, oui déjà en 2007 : Faillite.
Nous sommes fin 2011, peut-on dire, que nous avons entendu de sa part et de la part de ceux qui gouvernent, un changement de ton, qui aurait conduit à être en 2011, dans une meilleure situation qu'en 2007. Non, nous avons même entendu parler de "reprise" dès 2009/2010 !
Nous y voilà, si la France ne peut faire entendre raison à l'Allemagne qui a ses défauts, c'est qu'elle n'est pas crédible, tout simplement, si nous étions plus forts, plus compétitifs, plus efficaces, les Allemands auraient été obligés d'aller dans notre sens.
Les Etats comme les entreprises, sont désormais en concurrence, une concurrence qui s'appelle la mondialisation, les hommes politiques l'ont ignoré, la Bourse, les investisseurs internationaux vont leur rappeler et d'autant plus brutalement, qu'ils ont pensé que le politique était plus fort, que le discours, l'affichage suffisait, et qu'il pouvait continuer à jouer avec l'argent qu'il ne possède pas, mais qu'il emprunte tous les jours sur les marchés financiers.
La mise en scène de ce week-end, avec des allers-et-retours, des drames, des surprises, un nouveau rendez-vous ne va pas dans le sens de la résolution de la crise.
Vu de Hong Kong (là ou il y a un "peu"d'argent !) cette "chienlit" européenne est incompréhensible, le discours de la vérité, tant annoncé, est au vestiaire, et le problème c'est que cette incompétence aura des conséquences pour notre génération et pour celle qui vient.
Il n'est jamais trop tard pour bien faire, l'un des malheurs de notre pays est que les conseillers des politiques n'ont pour la plupart d'entre-eux aucune expérience de terrain, ils n'ont aucune idée de comment marche une entreprise, ils savent juste faire une chose : partager un fromage entre plusieurs clientèles.
Depuis la crise de 2008, ce fromage se réduit à la portion congrue.
Réveil !!! comme disait le lieutenant du 11ème BCA à 5 heures du matin !

samedi 23 juillet 2011

Bourse : Pas de problème de météo, l'été est chaud

par Didier Testot.

C'est d'un classique, mais les marchés financiers aiment se faire peur et l'été est une période propice pour ce genre d'évènements. Peu d'acteurs présents, il suffit d'une étincelle pour que le feu prenne, cette étincelle s'appelle la Grèce. Depuis des mois elle "ruine" les espoirs de ceux qui envisagent une vraie reprise en 2011. Mais la Grèce si petite il y a quelques mois aux yeux des économistes, si négligeable est venue occuper le centre du Monde économique et financier. Oui les questions de la dette grecque ont préoccupé et vont encore inquiéter, malgré le plan européen, un plan d'ailleurs qui entérine de facto un "défaut partiel", reconnaissance qu'on ne peut l'éviter.

Un Grec que j'interrogeais récemment et à qui je demandais quel était le principal problème m'a répondu simplement : "la corruption".  Verrais-ton une station-service en France pour un plein de 80 euros, vous demander du cash ? En Grèce oui ! Et le cash permet de négocier les prix. 
On peut donc parier que les milliards d'euros déversés et/ou les économies réalisées par le gouvernement grec, ne seront pas suffisante pour changer une économie, tout du moins, pas en quelques mois.
Mais la Grèce, les folies des banques irlandaises, la situation du Portugal ou de l'Espagne qui encombrent le scénario européen, ne sont rien à côté de ce qui attend les Etats-Unis et leurs créanciers. 

Certes Barack Obama fait le maximum, avec en face de lui le jeu du pire,  un classique, mais même si un accord est trouvé  pour augmenter le plafond de la dette, ce qui soulagera les marchés financiers, permettant même on peut sans grand risque imaginer, un rebond historique ( il y a tellement d'argent qui circule, merci M. Bernanke) cela voudra aussi dire que la dette se sera aggravée, et la question de comment, combien de temps, quelles solutions pour revenir à une situation tenable, quelles seront les perdants ? ces questions seront toujours posées.



J'ai eu l'occasion récemment de lire un ouvrage  "Petit manuel d'économie en attendant la fin du monde de la crise I américaine à la crise II européenne" de Norbert Silverbach qui relatait avec détail, la situation en Europe, montrant qu'un pays comme la France ne serait pas forcément épargné, l'Europe devant changer de modèle.
Il ne donnait pas vraiment de conclusions, ou de pistes de sorties de crise. 
Et c'est un peu ce qui manque aujourd'hui finalement : mettre sur la table les questions liées aux dettes publiques, qui contrairement à beaucoup de commentaires, ne viennent pas principalement d'une gestion catastrophique de l'Etat, sauf exception, mais de la transmission des dettes privées (bancaires principalement) aux Etats, la crise économique ayant suivi la crise financière aura anéanti les Finances publiques de nombreux Etats développés. 
"En attendant la fin du Monde" dit la couverture du livre, un pessimisme réaliste ou un fatalisme assumé ? 
Au lieu de divertir le peuple avec leurs frasques supposées et leurs naissances à venir, les politiques feraient mieux de prendre le temps de la pédagogie, de l'explication, afin de redonner de l'espoir, car sans espoir aucune société n'entreprend. Elle se meurt. 

dimanche 30 mai 2010

L'Europe joue la division

par Didier Testot.
Les semaines passent, la situation dans la zone euro ne s'améliore pas, au contraire. Si la dégradation de la note de l'Espagne par l'agence de notation Fitch ressemble à du déjà vu, les actifs avec des subprimes très bien notés pendant des années, puis dégradés, alors que leur valeur s'était déjà dépréciée, annonçant le pire, c'est aussi l'Europe qui transpire de la mésentente franco-allemande.
Or tant que la France et l'Allemagne n'ont pas trouvé le moyen institutionnel, pratique, visible, équilibré, pour sortir l'Europe de l'impasse dans laquelle elle s'est mise, les "marchés", les gérants d'actifs internationaux défieront les politiques. Et ceux qui en paieront le prix, cela a déjà commencé, sont les peuples européens avec le chômage de masse.
Dans ce contexte, les mesurettes, les déclarations devant les caméras de TV ne suffisent plus, il faut des actes, des décisions acceptables par tous et efficaces pour retrouver de la croissance.
La Web Tv www.labourseetlavie.com continue de dialoguer avec les observateurs et acteurs de cette crise. Avec des invités qui donnent leur vision de la crise dans la zone euro et les implications des décisions ou non-décisions des Etats.
Ce sont des vidéos qui nous donnent un éclairage sur une crise qui reste hors du commun, quoiqu'en disent les plus optimistes, et dont personne ne sait réellement aujourd'hui comment elle peut évoluer !

Jean-Louis Mourier Economiste Aurel BGC : interview









 Mathieu Plane Economiste OFCE : interview
Xavier Nicolas Resp. Gest. obligataire Aviva Inv. France : interview


Laurent Berrebi Chef économiste Groupama AM : interview








Philippe Waechter Directeur des Etudes Eco Natixis AM : interview









Pour finir les matières premières peuvent-elles subir les conséquences de ce qui se passe dans la zone euro,
quid de l'or et des valeurs minières ?

Jean-Bernard Guyon est Vice-Pdt Commodities AM : interview



jeudi 25 mars 2010

Crise : quand l'Europe se donne en spectacle

par Didier Testot.

La crise économique et financière que nous connaissons on le sait n'est pas une crise économique classique de celle que l'on retrouve tous les 3 ans voire un peu plus sur les marchés financiers. Cette  crise est systémique car elle a remis en cause tous les fondamentaux jusqu'ici connus, par son ampleur et les leviers de dettes utilisés d'abord pour générer cette crise (immobilier) et aujourd'hui pour tenter de la réparer (dette des Etats). Les données macro-économiques se sont améliorées, la plupart des indicateurs ont montré un début d'amélioration.

La plupart des investisseurs ont donc parmi les raisons d'investir en Bourse, la confirmation de cette amélioration lente mais continue des données économiques et des entreprises qui ont su réagir rapidement ou des pays émergents qui continuent leur croissance insolente.
Aujourd'hui c'est le Portugal le "P" des "PIGS" qui donne des sueurs froides au marché et ce alors même que les européens se réunissent au chevet de la Grèce durant 2 jours. A la clé une solution FMI ou une solution européenne.

(Photo AFP :Premier ministre Grec George Papandréou et le commissaire européen Olli Rehn le 01/03/2010)

Le 1er février dernier, José Socrates, le premier Ministre portugais s'exprimait dans Libération : "Il est extraordinaire que les agences de notation critiquent les gouvernements pour avoir dépensé l'argent qui a permis de sauver le système financier !".
Nous y sommes, les pays endettés doivent faire face aux exigences des investisseurs qu'ils ont aidés à se redresser dans la tempête financière et boursière. Et l'Europe dont on nous vante à chaque élection l'intérêt se révèle à chaque fois non pas comme une zone euro mais comme un patchwork de situation et de contradictions.
En attendant de voir ce que ferons les gouvernants, France et Allemagne en tête divisés à ce jour sur la solution à la situation de la Grèce, les investisseurs auront le loisir de continuer à faire pression.
La seule "bonne nouvelle" de la crise actuelle, d'ailleurs aucun politique n'en parle en ce moment, c'est la faiblesse de l'euro induite par les mouvements de marchés, passant sous 1,33 dollar, au plus bas depuis mai 2009, et donnant un bol d'air aux grandes entreprises exportatrices européennes.
Personne ne se plaindra que l'euro soit déprécié, tellement cette situation reste traditionnellement  l'apanage du dollar.
En réalité donc derrière l'apparente tranquilité des marchés financiers qui réalisent une bonne performance depuis le début de l'année,  les questions liées aux dettes publiques sont devant nous et personne ne sait exactement comment la sortie de crise peut se passer.
Une seule certitude, pas sans heurts !

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...