Fil Twitter LA BOURSE ET LA VIE TV

dimanche 24 février 2013

Hommage à Bernard Loiseau : "Le Cuisinier et la Bourse" écrit par le journaliste Didier Testot

Le 24 février 2003 disparaissait subitement un ami, Bernard Loiseau, chef Trois Etoiles de Saulieu. Nous avions décidé d'écrire un livre ensemble après une première rencontre lors d'une interview Tv chez Bloomberg Télévision. Bernard Loiseau m'avait appelé à l'été 2001 pour me dire : Didier, c'est bon on le fait ce livre ensemble !
Et pour cela j'avais fait plusieurs allers-et retours à Saulieu, son fief.
Dix ans se sont passés, l'ouvrage que nous avions commencé issu de nos rencontres va enfin pouvoir être publié. Sous forme numérique ou dans un livre papier, les prochaines semaines en décideront. 
Voici des extraits de ce livre, publié en avant-première sur ce blog qui a recueilli déjà pas mal de réflexions sur le sujet des entrepreneurs et de l'économie.
  
Extraits du Préface du livre "Le Cuisinier et la Bourse", Hommage à Bernard Loiseau par Didier Testot : 

"Rien ne me prédisposait à venir côtoyer les entrepreneurs, rien dans mon parcours d’étudiant ni dans mes affinités personnelles ne devait me conduire à les rencontrer.
Avant 1989, je m’étais surtout intéressé à la politique. Si j’avais fait du droit, c’était parce que je savais que je voulais devenir journaliste depuis l’âge de 11 ans et demi, passionné que j’étais par les questions concernant l’avenir de notre planète, la bataille de l’époque se passait contre l’abus de colorants chimiques dans les aliments ! (.....)

Pendant toutes ces années, j’ai interviewé des milliers de dirigeants. Je les remercie, car grâce à eux, j’ai compris que notre monde évoluait, je n’ai pas attendu que les politiques nous parlent de la Chine, pour comprendre comment, ce pays avait révolutionné l’industrialisation du Monde. 
(...)
J’ai compris, grâce à ces entrepreneurs, tous ces changements, la technologie, les questions d’environnement, l’agroalimentaire, en réalité pas un seul secteur n’échappait à cette évolution du Monde, Révolution serait même plus exact. Je les remercie et si j’ai lancé ce nouveau media, en pleine crise, (mais quelle idée de lancer un nouveau media en temps de crise me direz-vous ?), un nouveau media juste après la faillite de Lehman Brothers, je suis fier de contribuer à ma façon pour une meilleure compréhension de notre univers économique.

Moi qui ne connaissais rien à la Bourse lorsque j’entrais au Figaro en 1989 au service Bourse, celui qui m’avait embauché m’avait dit « tu apprendras sur le tas », je lui dédis aussi cet ouvrage (Luc Demeleunaere était le chef du Service Bourse à mon arrivée), cela fait depuis le 15 décembre 1989 que cela dure, j’apprends tous les jours.
Je voudrais dire aujourd’hui la chance des jeunes et moins jeunes, avec cet accès internet, de pouvoir s’ils le souhaitent enrichir leurs connaissances. C’est fabuleux, c’est une chance extraordinaire !
A eux de savoir en profiter.

Maintenant que j’ai créé mon entreprise, je mesure aussi toute la force qu’il faut pour tenir, gérer, avoir des idées, créer du chiffre d’affaires, car comme beaucoup d’entre-eux, je suis parti avec une feuille blanche, j’ai dessiné un site internet, une agence l’a fabriqué, et aujourd’hui ce site peut perdurer, commençant à être reconnu et apprécié.
Je mesure la force de ces entrepreneurs, leurs qualités, leurs faiblesses aussi, j’en ai découvert chez moi, que je n’imaginais pas, et j’admire d’abord leur courage.
Mais c’est quoi un «entrepreneur» ? Vous savez Monsieur Testot, « c’est souvent un gars qui commence dans son garage avec son beau-frère et sa belle sœur, c’est pas ce qu’on voit à la Télé » me confiait un dirigeant d’une entreprise familiale, lors d’un déjeuner.
Loin des images médiatiques des dirigeants qui ont eu leur heure de gloire pour quelques émissions Tv et sont partis dans les oubliettes. Des entrepreneurs ont fait leur première interview Tv avec moi et ceux avec qui j’ai eu l’occasion d’en parler s’en souviennent comme d’un moment important pour eux. 
Je disais je les admire, quand ils ont pu avec les années faire grandir leur entreprise, la développer, créer des emplois, voir aller à l’international, et/ou conquérir le Monde.
Quelles belles perspectives, beaucoup de stress, des échecs, mais tellement de fierté d’avoir réussi cette entreprise. Nous sommes loin pour ceux que j’ai côtoyé, même si quelques uns d’entre-eux font partie des stéréotypes des medias, de l’image du pdg loin de la réalité et intéressé uniquement par l’argent. Ils ne sont pas infaillibles, et je reste un observateur qui peut voir leurs faiblesses personnelles, tous ne réussiront pas, certains tricheront, mais comme dans la vie, elle amènera son lot de joies et de peines.

Bernard Loiseau, chef étoilé, aujourd’hui dans les étoiles, toujours présent dans ma mémoire, fut de ces entrepreneurs que j’ai eu la chance de croiser sur ma route. Et après toutes ces années après sa disparition, j’avais envie de le mêler à cette histoire, en le mettant au cœur de ce livre, car c’est vrai que c’est l’un de ceux qui m’avait le plus impressionné, parti de rien, arrivant au sommet.
Notre rencontre qui est détaillée dans ce livre et expliquée, j’ai voulu enfin dix ans après sa disparition, la partager, après avoir laissé sa famille, ses équipes, continuer avec succès son œuvre.
Si le temps a passé, c’est la crise économique et financière que nous traversons qui m’a incité à aller au bout de cet ouvrage inachevé.

Car tout le désespoir au quotidien débité à longueur de journaux papiers et de chaines d’informations Tv depuis 2008, ce flot de caricatures, de méconnaissances du fonctionnement de l’économie, ce manque d’espoir affiché, une patronne de PME nous disait lors d’une présentation : « mais pourquoi les candidats à l’élection présidentielle ne prennent pas ce sujet de l’emploi au sérieux pour sortir la France de son marasme » La crise actuelle m’a fait encore plus penser à lui, Bernard Loiseau, parti de rien, comme il le dit dans ce livre, il avait deux bacs, « un bac d’eau chaude et un bac d’eau froide ».

Cette crise amène à tellement de caricatures, tellement de mauvaises images des entreprises et de leurs dirigeants que je me suis dit qu’il fallait publier ce livre, pour témoigner.
Et notamment pour redonner espoir aux jeunes : oui on peut partir de rien, sans argent, en travaillant, c’est possible, tout n’est pas écrit, Bernard Loiseau a vécu cela, mais beaucoup de ceux que j’ai rencontré ont eux aussi à un moment de leur vie pu dire : « je vais créer mon entreprise » !
(...)
Bernard Loiseau, qui comme d’autres entrepreneurs a marqué ma vie.
Bien sûr la crise amène à parler d’abord de ce qui ne va pas et pas des milliers d’entreprise qui connaissent de la croissance, voire des nouvelles entreprises qui naissent.
Lors d’un débat économique que nous avons diffusé sur la Web Tv www.labourseetlavie.com, une dirigeante s’excusait presque de nous dire : « oui, j’ai 60% de croissance en 2011 » Elle est dans une niche sur Internet. Son marché explose, tant mieux pour elle et ses salariés.
Toute société a besoin de perspectives, d’espoirs, de créativité, je vois ces entrepreneurs tous les ans depuis de nombreuses années, ce livre de nos entretiens avec Bernard Loiseau garde tout son sens, dans une époque qui manque de repères, qui oublie trop souvent l’humain.

Devenir entrepreneur, c’est beau, c’est courageux, c’est essentiel pour tous, pas suffisant certes, mais capital, pour que nous ayons beaucoup d’individus qui gardent cette « niaque »comme disait Bernard, pour se dépasser, construire, et conquérir le Monde.
Il a fait Saulieu, il est venu en Bourse, comme d’autres sont devenus les leaders de leur marché, sur une idée, une passion, une envie et beaucoup de courage.
Des idées, des passions, beaucoup de Français en ont, il faut de la force pour transformer les idées mais plus il y en aura, mieux la France se portera.
Dans une France qui doute, qui voudrait se recroqueviller sur elle-même pour ne pas voir la réalité en face, j’avais envie de partager avec vous, cette passion, cette énergie.
Parmi tous les entrepreneurs que j’ai rencontré, Bernard Loiseau était le moins « discret » de tous, c’est sûr, mais sa passion était contagieuse, je suis certain qu’il aurait été fier de voir que moi aussi, ma passion s’était transformée en entreprise avec la Web Tv www.labourseetlavie.com, et qu’il m’aurait encouragé, comme plusieurs entrepreneurs l’ont déjà fait.
(...) 
Bernard je l’avoue, si nous avions pu terminer ensemble ce livre, j’aurais fait une autre Web Tv sur la cuisine ma seconde passion que l’on avait partagé ensemble, avec le goût des bons produits et le savoir-faire pour les cuisiner
Pour finir avant de revenir sur ces conversations avec Bernard Loiseau, cette réponse à une interrogation, car souvent on me demande mais pourquoi LA BOURSE ET LA VIE ? Je réponds toujours, mais parce que « derrière la Bourse, derrière une entreprise, il y a toujours une aventure humaine ». Ce n’est pas parce que l‘humain a été parfois oublié à torts, qu’il ne doit pas se « réveiller » et prendre en main son destin. Le Monde est à sa portée s’il en a l’ambition."

© Tous droits réservés.

Écouter, ressentir, partager son expérience et l’histoire de l’entreprise Bernard Loiseau, à travers ce qu’il avait en plus du don de cuisinier, celui de l’amitié, voilà l’origine de ce livre mettant en lumière un parcours exemplaire.

Bernard Loiseau : «On a tout fait pour je j’abandonne ce métier. Pour que je ne réussisse pas dans ma vie. Partout où je suis passé on m’a toujours dit tu ne réussiras jamais

Au lendemain de la publication du Guide Michelin 2013, nous allons partager ensemble le regard d'un grand chef, Bernard Loiseau, avec qui j'ai eu la chance de parler et d'échanger à partir de novembre 2001.

A suivre

Didier Testot

lundi 21 janvier 2013

Bourse : Perspectives 2013 et stratégie d'investissement

par Didier Testot.

Investir en 2012 en Bourse, ce n'était pas la priorité de beaucoup d'épargnants Français souvent plus intéressés par la pierre ou par les placements liquides (Livrets...), et ce alors que les performances de nombreux actifs dont les actions ont été largement positifs en 2012, malgré la conjoncture économique. Le pire (vu par les investisseurs, il s'agissait de l'éclatement de la zone euro) n'ayant pas eu lieu, acheter des actions, peu chères, a constitué une opportunité pour ceux qui ont bien manoeuvré.
C'est toujours la même difficulté depuis le début de la crise, le souvenir de la bulle, de la faillite de Lehman, l'impression que les actions sont vraiment trop risquées. C'est logique et on ne pourrait pas dire le contraire à un épargnant qui a investi sur l'indice CAC40. Et tous les risques ne se sont pas évanouis.
Quelle peut-être la vision de 2013 ? Voici un aperçu de plusieurs experts, en ce début 2013.

Voici des extraits des vidéos des interviews diffusés récemment sur la Web Tv www.labourseetlavie.com 


Pour tous les autres interviews Bourse, en podcasts ou en vidéos : Bourse 2013
Avec dans ce Zapping Bourse, les extraits des vidéos de
Swiss Life Banque Privée
Muzinich & Co,
Neuflize Private Assets,
Russell Investments,
State Street Advisors
AXA IM ...

jeudi 27 décembre 2012

Patriot Act en France : Les lunettes d'Alain Afflelou, le talent de Gérard Depardieu, le luxe de Bernard Arnault

par Didier Testot
Sortie de crise, fuite des cerveaux, en période de crise économique sévère, on entend tout et son contraire. Beaucoup d'acteurs du jeu politique et économique naviguent à vue, alors il est beaucoup plus facile de trouver des boucs émissaires. La crise financière, économique et sociale, avait déjà mis au banc des accusés lors de la campagne présidentielle, les immigrés, et voilà donc que la fuite de personnalités intrigue et permet de flatter les bas instincts.
Le "riche" Depardieu ose quitter le pays alors que la France lui aurait tout donné, comme si nous étions dans un pays totalitaire qui fait le "bien" de ses sujets.
L'immigré, le riche, ou celui qui a réussi, le vilain investisseur qui met de l'argent dans une entreprise, pour en gagner encore plus, alors même que personne d'autre n'irait risquer ce même argent.
La société française cherche des coupables à son pessimisme destructeur, à son habitude de tout demander des solutions à l'Etat dont les politiques ont pour maladie congénitale de lui confirmer que sans l'Etat, le citoyen n'est rien.
La France a le pire des deux systèmes, ni totalement capitaliste (à l'origine le libéralisme est une invention française du 18ème Siècle, bien vite oubliée), ni totalement soviétique, mais avec des "Mammouths" qui en ont les mêmes tares.
En 2012, la grande réforme fiscale fait "pschit", et au lieu de rassurer les agents économiques privés, elles les figent, car le pire n'est peut-être pas passé. Les derniers chiffres de l'INSEE avec les commentaires du FMI sur le déficit public de 3% ne font que renforcer l'idée que malgré le "choc" de compétitivité, rien n'est réglé.

Nous en avions parlé bien avant que cela commence à entrer dans le débat avec Véronique Riches-Flores, économiste indépendante (http://www.labourseetlavie.com/videos//analystes-et-economistes//interview-de-veronique-riches-flores-economiste-et-fondatrice-de-richesfloresresearch,1109.html)

L'aventure de Gérard Depardieu me fait penser à cet entrepreneur rencontré il y a dix ans. Il était spécialiste de la propulsion dans le domaine du spatial. Autant dire un sujet patriotique, bien Français, avec un enjeu de sécurité nationale, et toutes les chances pour lui de trouver de l'argent pour le développer en France. Il m'avait raconté son aventure, et nous l'avions même interviewé chez Bloomberg Télévision. Il était allé voir les investisseurs, sans succès, les pouvoirs publics (y compris les services liés à l'intelligence économique à Matignon), sans succès également.
Personne ne voulait l'accompagner dans son entreprise. Faute de pouvoir avancer en France, il trouva finalement aux Etats-Unis des investisseurs qui l'accueillaient et lui permettaient de continuer son projet. Mais dès la confirmation de son installation aux Etats-Unis, les hauts fonctionnaires de Matignon lui reprochaient de jouer contre la France ! Faire de l'anti-France alors que la France et ses élites avait été incapables de lui permettre de grandir. C'est le même schéma utilisé aujourd'hui.

(Néchin : première photo demeure de G. Depardieu jamais confirmée depuis)
Gérard Depardieu a travaillé toute sa vie, s'il a bénéficié d'aides du cinéma, elles sont légales, il n'a pas volé son argent et il est évident qu'il aurait préféré vivre à Paris qu'à Néchin, malgré tout le respect que nous devons à nos amis belges. Gérard Depardieu a payé ses impôts, il a contribué largement au fonctionnement de l'Etat et de ses services. Nous sommes bien en 2012, la fin du Monde n'a pas eu lieu, mais au fait, avez-vous déjà oublié Serge Gainsbourg, c'était en 1984, oui en mars 1984 déjà !


"Je suis taxé à 74%", dit Serge Gainsbourg, et il brûle son billet de 500 francs.

28 ans, mais 28 ans de quoi au fait ?

28 ans de dépenses publiques, de déficits chroniques, de fiscalité adaptée pour ceux qui en ont déjà assez, de richesse immobilière non productive, et un écrasement des classes moyennes qui n'ont qu'un seul objectif, ne pas sombrer et rejoindre la cohorte des nouveaux pauvres. 28 ans de décentralisation, de régions, de départements, un million de fonctionnaires en plus pour ce fonctionnement.
Sans aucun changement de méthode, nous sommes dans le fameux "Toujours Plus" de François de Closets.
Un système qui a tenu permettant même de 2007 à 2012 de ne pas faire de réformes (cf le soit-disant règlement des retraites avec une loi déjà obsolète en 2012) alors que la crise était là, suivant 10 années d'immobilisme convenant à l'ensemble des intervenants politiques, vivants dans le déni de réalité.

La crise économique rebat les cartes, elle met à mal le système qui s'effondre, la maîtrise de notre destin, nous l'avons donné à des investisseurs internationaux qui comparent désormais notre modèle à celui de nos voisins. Des comités "Theodule", des gabegies connues de tous, mais non il ne faut pas changer, la dernière fois, c'était "Ensemble tout est possible", oui pour quelques-uns, celui de 2012, "le changement c'est maintenant", devenu le changement, on fera le bilan dans 5 ans. Pendant que la France se regarde le nombril et ne change pas de modèle, le Monde tourne.

Alain Afflelou, le dernier à se faire remarquer en allant à Londres et criant que ce n'est pas pour des raisons fiscales, tout en matraquant les ondes de sa publicité pour ses lunettes et ses prothèses auditives, en est presque risible. Il suffit de se renseigner sur la fiscalité d'un entrepreneur, à Londres ou Paris, et la solution est trouvée. Mais c'est son choix, pourquoi devrait-il se justifier ?
Pour Bernard Arnault, nous en avions parlé ici même pour prendre un peu de recul : http://labourseetlavietv.blogspot.fr/2012/09/bernard-arnault-pdg-de-lvmh-soffre-le.html

Ces trois Français dans leur domaine n'ont pas démérité, ils ont leurs qualités et leurs défauts.

Mais pourquoi être patriote en 2012 serait uniquement de faire le sacrifice du travail de toute une vie, alors que les politiques qui se succèdent depuis 1973 ont eux fait du clientélisme, leur seule ligne de conduite, pire que sous la IVème République honnie, en considérant que faire des cadeaux était électoralement bon, sans en mesurer les conséquences. Comme la crise est un révélateur pour les entreprises qui ne sont pas préparées à l'affronter, elle l'est aussi désormais pour les Etats et leurs représentants.

Depuis 2007, la dépense publique improductive a-t-elle considérablement diminuée permettant de redonner de l'air aux entrepreneurs et aux PME par exemple ? Non, le noeud reste là quoi qu'on en dise, aucun politique n'a osé s'attaquer aux "Mammouths" pour libérer les énergies, des énergies qui existent, mais qui peuvent légitimement se demander si cela en vaut la peine ?
Tout le monde sait où l'on pourrait faire des économies, il suffit de lire tous les ans le Rapport de la Cour des Comptes, mais aucun homme politique depuis 30 ans n'a eu le courage de changer de modèle.

Alors pourquoi se crever toute sa vie dans ce pays qui n'aime pas ses enfants, et qui en guise de cadeau de Noël les endette jusqu'au cou, allant même en créant cette bulle immobilière improductive les handicaper au début de leur vie ? 

Ce sont les politiques de droite et de gauche qui ont laissé prospérer un Bernard Tapie qui se permet donc en toute franchise de leur faire un bras d'honneur en 2012, en rachetant des journaux régionaux.

Chacun est libre de ces choix, car à force de parler d'égalité, les inégalités se creusent, mais la liberté, l'envie d'entreprendre est aussi importante. Car c'est elle qui permet à un individu de trouver une idée, de la développer, de s'entourer, de créer des emplois et des richesses. Les énergies existent en France, et ceux qui réussissent sans aides, sans passe-droits, ont du mérite. Ils devraient même recevoir la Légion d'Honneur.

Notre système est à l'image du porte-avions Charles de Gaulle, un beau porte-avions, majestueux, que nous avons payé avec nos impôts mais qui est en cale sèche quand on a besoin de lui. A quand un Etat exemplaire ? Et qui donnerait envie à nos concitoyens d'avancer, d'innover, de réfléchir ensemble à nos forces, dans un monde complexe.
L'Etat c'est comme une entreprise cotée, si le "marketing du titre" est mauvais, l'action est délaissée. Les Français ne croient plus aux solutions proposées par les politiques qui ne changent rien sur le fond, mais diffèrent simplement le calendrier, et sans confiance, pas de croissance, pas d'emplois ... Pas besoin de sortir de l'ENA pour le comprendre, au contraire !

















jeudi 20 décembre 2012

130 ans de cotation : Recylex (Ex Metaleurop) se construit un avenir

par Didier Testot

Recylex vient de fêter ses 130 ans de cotation en Bourse chez NYSE Euronext à Paris.

Un évènement rare, pour une société qui a défrayé la chronique mais que peu de personnes connaissent aujourd'hui.
Si l'on parle de Metaleurop, oui sans doute, certains tendront l'oreille en confirmant qu'ils se souviennent de Metaleurop.
Devenu Recylex le groupe avec plus de 650 collaborateurs est présent en Allemagne, en France (dans le Nord, en Rhône-Alpes et en région parisienne soit 100 emplois au total en France), ainsi qu’en Belgique.
Pas de changement de métier : Recylex est un acteur européen spécialiste du recyclage des batteries automobiles et industrielles au plomb, un déchet dangereux pour l’environnement.
Au total, Recylex recycle et valorise plus de 10 millions de batteries en fin de vie chaque année.
On trouve parmi les autres activités du Groupe le recyclage du polypropylène (5% du chiffre 
d’affaires) et du zinc (20% du chiffre d’affaires) ainsi que la production de métaux spéciaux à 
très haute pureté (5% du chiffre d’affaires).
La société indique dans sa présentation "qu'en novembre 2012, Recylex a réglé la 7ème annuité de son plan de continuation (5,4 millions d’euros) sans un seul défaut de paiement depuis 2005. Le passif de ce plan (d’un montant total d’environ 20,2 millions d’euros au 30 novembre 2012) s’est toutefois considérablement alourdi en 2010 et 2011 suite aux procédures judiciaires à l’encontre de Recylex".
Il reste donc encore des incertitudes, lourdes, ce qui n'empêche pas l'entreprise d'avancer.
C'est une histoire peu banale et aussi la volonté d'un dirigeant Yves Roche ancien de Metaleurop, à qui d'ailleurs j'ai demandé s'il n'était pas un peu "maso" d'avoir accepté ces responsabilités.
Yves Roche Pdg Recylex ©www.labourseetlavie.com

Il faut souhaiter que Recylex puisse sortir de son histoire judiciaire pour se concentrer à 100% sur son activité et exploiter au mieux son savoir-faire pour un métier le recyclage essentiel, pas seulement en France ou en Europe, mais bien aussi dans les pays émergents pour éviter de réitérer les mêmes erreurs.

Comprendre cette histoire, ce passé qui pèse, cet avenir qui s'écrit au jour le jour, ce fût l'objet de mon interview TV avec Recylex et son pdg Yves Roche.

http://www.labourseetlavie.com/videos/l-interview/130-ans-de-cotation-en-bourse-l-interview-d-yves-roche-pdg-de-recylex,1175.html

mercredi 12 décembre 2012

Entreprises : Transformation, Investissement dans des PME, Fiscalité, Financement

par Didier Testot
Quand on parle contenu, économie et entreprises, les dernières vidéos réalisées sur la Web Tv www.labourseetlavie.com illustrent ce qu'un media peut faire, lorsqu'il choisit de traiter certaines sujets d'actualités. Avec une diversité d'interviews, et des sujets qui amènent à réfléchir.

Nicolas Kourim, Fondateur du cabinet de conseil Big Fish est venu débattre et apporter son éclairage sur les entreprises et la crise, et entendre ce qu'il dit sur le manque de différenciation lorsqu'une entreprise ne fait que "réduire les coûts en supprimant des emplois", pas efficace.




Car si tous les concurrents le font, pas d'avantage compétitif.













Nous avons pu aussi parler de l'investissement dans des PME de banlieue. Oui, c'est possible, mais qui s'en soucie ? C'est Mathieu Cornieti, Président de Bac Partenaires qui nous en parle. Là aussi, nous apprenons des choses intéressantes sur des possibilités d'entreprises, et donc d'emplois.





Autre sujet qui a fait l'actualité, la fiscalité des entreprises. Les multinationales utilisent les ficelles de la fiscalité pour "optimiser" leurs charges d'impôts, mais il existe une différence entre cette stratégie et l'évasion fiscale, ce qui n'est pas toujours entendu. Frédéric Donnedieu de Vabres est le Président de Taxand, cabinet spécialisé sur la fiscalité, et il nous répond sur ce sujet qui est devenu Mondial avec la crise, car aux Etats-Unis, en Angleterre où en Europe, les Etats cherchent de nouvelles ressources.



Le financement des entreprises est aussi un sujet majeur, et la crise l'a montré, deux systèmes très différents aux Etats-Unis et en Europe, les solutions ne peuvent pas être identiques, ni la règlementation. Richard Weiss Président du Groupe GTI.





J'avais eu l'occasion il ya 5 ans, avant la grande crise du crédit, d'évoquer ce sujet, titrisation, "shadow banking" et financement des entreprises. Où en sommes-nous aujourd'hui, quels financements ?
Transformation des entreprises, Investissement dans des PME de banlieues, Fiscalité internationale, financement des entreprises, un panel à découvrir sur le nouveau site de la Web Tv www.labourseetlavie.com.


vendredi 30 novembre 2012

Web Tv www.labourseetlavie.com : un nouveau site, l'économie à portée de clics

par Didier Testot.
Un nouveau site, une nouvelle Web Tv qui porte bien son nom www.labourseetlavie.com, c'est le cas depuis quelques jours, et c'est un nouveau site qui en dit long sur une volonté d'un pure player online.
Edité par LA BOURSE ET LA VIE TV, la Web Tv www.labourseetlavie.com est désormais venu s'installer dans le paysage des medias en ligne, reconnu pour sa manière particulière d'aborder l'information économique, sans préjugés, sans caricatures, avec attention, pour délivrer à tous, non pas une information commentée, voire déformée à plaisir, mais une diversité d'interviews TV, qui lui donne son caractère unique.
Dans le paysage médiatique, on le sait, le contenu, se retrouve avec un habillage différent, chez les uns et les autres, mais la source reste la même : les agences de presse, les autres medias....
Il suffit de prendre les journaux du matin et de voir ce que les radios en disent, et le journal de 13h, l'information est comme cela depuis longtemps, mais internet a changé la donne.
Le consommateur n'attend plus 13h ou 20h, toute la journée, il a de l'information, selon ses goûts, selon ses choix.
Ce fut le pari initial de la Web Tv qui a décidé de produire l'ensemble de ces contenus, de les éditer, et de proposer également des formats inédits sur le Web, des débats économiques, des émissions spéciales du la Mondialisation, à chaque fois, non seulement pour avancer, mais aussi pour montrer un savoir-faire, dans un environnement  compliqué (crise financière de 2008, crise publicitaire, crise de modèle économique...) qu'il a fallu affronter et décrypter, afin de trouver les solutions d'un business model à confirmer. Le nouveau site est une invitation à visionner les vidéos à la demande (VOD).
Souvent, j'ai pu lire des articles de spécialistes des medias, notamment américains, mettant en avant la théorie du "Content is King", car le Web et la Tv ne sont plus si éloignés. C'est évident depuis longtemps, mais cela n'est intégré que depuis peu finalement par de nombreux acteurs. Et le travail "d'évangélisation" des annonceurs, des marques, des entreprises, est encore à faire. Peu sont au fait du changement de Monde numérique.
Le journaliste que je reste n'est plus le premier informé à la maison, même si avec Twitter, je peux encore garder un petit avantage, mais globalement, la donne n'est plus la même.
Dans le domaine des informations économiques, le passage au numérique s'est fait dans la douleur, et à coups de fusion de journaux papiers, voire de disparition pure et simple.
Parier dès le départ sur la Web TV était une gageure, nous n'étions plus au début des années 2000 certes, mais ce qui n'était pas prévisible, crise financière et mondiale, est peut-être paradoxalement un atout. Car aujourd'hui les consommateurs veulent pouvoir disposer de cette information de qualité, via les supports qu'ils utilisent, smartphones, tablettes, et plus seulement sur le PC du bureau.
Et non seulement l'information est disponible, mais autre phénomène marquant, elle se partage, ce fut le cas récemment d'une vidéo dont j'ai parlé ici-même avec Françoise Gri, Présidente de ManpowerGroup France et Europe du Sud .
Le pari de ce nouveau media était de dire, que sur l'économie, les quotidiens nous donnaient peu de recul par rapport à l'actualité, et couvraient peu ou prou les mêmes sujets. Quant à la TV, elle préférait la caricature, les préjugés sur les dirigeants d'entreprises, plutôt que la compréhension de l'économie. A part le secteur de la distribution et la guerre en Leclerc et Carrefour, on restait sur sa faim.

Depuis 2009, date du 1er site, il a fallu aussi jongler dans le domaine de la vidéo, si présente aujourd'hui, mais qui a dû aussi s'adapter, et le nouveau site en donne un premier aperçu, avec de nouveaux formats de vidéos. La Web TV, se fait encore plus TV. N'est-ce pas là l'avenir, car le Web et la Tv sont liés, et on voit bien qu'il s'agit d'un bataille d'écran. Que va-t-on mettre dans ses tuyaux qui aboutissent sur des écrans : tablettes, web, tv, c'est bien de cela qu'il s'agit.
Selon que le consommateur est chez lui, dans le TGV, dans un aéroport, à son bureau, la mobilité s'est installée, et il faut y répondre.
C'est donc avec plaisir que je vous invite à découvrir ce nouveau site, des vidéos, des podcasts également, autre manière de pouvoir accéder à ce contenu, des rubriques, et du contenu différent qui permet au visiteur de s'intéresser au débat sur la fiscalité des entreprises multinationales, l'investissement dans les PME de banlieues, la gestion de taux, comme la stratégie de la société Lafuma...
Revoir les débats sur la Mondialisation, au moment ou l'on parle de l'Acier à Florange est aussi instructif.
Bref, c'est l'économie à portée de clics, pour les profanes comme pour les professionnels, mais si l'on parle aujourd'hui de Web Tv, c'est que prochainement, l'on parlera ici de TV, et une boucle sera bouclée, pour un nouveau départ. C'est la vraie révolution internet, un acteur comme LA BOURSE ET LA VIE TV  a pu créer un media de A à Z, sur le Web, avec un objectif la TV, à suivre !
Bonne visite et partager, c'est finalement dans cette période de crise, le meilleur service à rendre à ceux qui ont ou auront besoin de cette information.







mardi 20 novembre 2012

Femme et Patron : la place des femmes dans l'entreprise

par Didier Testot.
C'est en lisant le livre de Françoise Gri Présidente de Manpower Group France et Europe du Sud que j'ai réalisé une nouvelle fois l'archaïsme de la société française. Longtemps en avance au 18ème Siècle notamment, c'est en 1972 qu'elle parle d'égalité salariale, sous Georges Pompidou, ce qui en 2012, 40 ans après n'est toujours pas un sujet réglé, 40 ans c'est énorme !
Françoise Gri raconte dans "Women Power Femme et Patron" aux éditions du Rocher, son parcours de femme dirigeante, et elle donne surtout des conseils basés sur son expérience.
On s'aperçoit au fil des pages qu'au delà des questions culturelles, éducatives, sociales, les femmes n'ont plus d'autres choix que d'oser. Oser aller plus haut ! Ne pas croire qu'elles ne peuvent pas assumer leur carrière professionnelle et leur place dans leur famille.

http://www.labourseetlavie.com/videos/debat-economique/femme-et-patron-interview-de-francoise-gri-president-de-manpower-group-france-et-europe-du-sud,1146.html

Mais surtout que les entreprises devraient "profiter" de la crise pour renforcer leurs effectifs féminins dans les sphères dirigeantes, pour que cette diversité soit une force, dans un monde plus complexe, plus volatile, un monde qui ressemble de plus en plus à celui des marchés financiers, et où il faut faire preuve de réactivité, et la diversité, permet de ne pas subir les évènements.
Femme et Patron, le Women Power a encore bien du mal à se développer, ce n'est pas une raison pour ne pas en parler, au contraire, il faut l'évoquer de plus en plus pour que les mentalités changent, tout simplement. Oui notre environnement économique, social, voire environnemental est de plus en plus compliqué, ce n'est pas en gardant les schémas du passé, les schémas dépassés, qu'on pourra y faire face et les affronter dans les meilleurs conditions.
Voilà une rencontre qui fut passionnante et que j'avais envie de vous faire partager.
Oui osez les femmes, osez pour vous et pour nous.
A charge pour les responsables des ressources humaines de ne pas oublier que si l'humain est masculin, l'Humanité est féminin.

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...