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mardi 23 février 2010

Le débat économique : Reprise économique, de quelle reprise parle-t-on ? - Vidéos/Interviews

Le débat économique : Reprise économique, de quelle reprise parle-t-on ? - Vidéos/Interviews

par Didier Testot.


Après un début d'année marquée par les craintes d'investisseurs sur les dettes publiques des Etats et notamment la situation économique et financière en Grèce, comment comprendre la reprise économique qui s'amorce aux Etats-Unis ? L'Europe reste-elle à la traîne et pourquoi ? Et les pays émergents, peuvent-ils suppléer notre faible croissance ?
Des questions à nos deux invités : Philippe Waechter Directeur des études économiques chez Natixis AM et Jean-Paul Betbèze Chef économiste chez Crédit Agricole SA.

L'économie en VO, cette semaine sur la Web TV www.labourseetlavie.com.
Emission en deux parties.

lundi 8 février 2010

La Dette publique fait peur par Omar et Fred - Vidéos/Interviews

La Dette publique fait peur par Omar et Fred - Vidéos/Interviews

par Didier Testot.

A l'heure ou les marchés financiers s'inquiètent de la Dette des Etats, le Professeur d'économie Bamoko (Omar) et Jean Salustre philosophe (Fred) nous livrent leur vision un brin décalée de l'économie internationale.
A voir sur le Web TV www.labourseetlavie.com.
Quand économie et humour se cotoient

Vidéo humour Web TV www.labourseetlavie.com

Temps de cochon sur les marchés financiers

par Didier Testot.
La défiance sur les marchés financiers qui a conduit les indices boursiers aux Etats-Unis comme en Europe et sur les grandes places financières à perdre confiance sur plusieurs séances, peut paraître étonnante.
Si l'on se réfère à la grande majorité des présentations sur les perspectives 2010 des gestionnaires d'actifs, très peu d'entre-eux avaient osé mettre la question de la dette des Etats comme la question centrale pour les marchés financiers en 2010. L'histoire que l'on nous racontait était plutôt de l'ordre de la reprise économique qui allait continuer avec un second semestre tout de même plus difficile car les Etats devraient alors commencer à gérer cette question de la dette.
Certains acteurs des marchés (ou l'on reparle des Hedge funds mais sont-ils tous seuls dans cette aventure, alors que tout le monde devrait savoir aujourd'hui qu'un hedge fund ne vit que si une banque lui prête de l'argent, revoir la crise des subprimes) auraient donc décider de changer le cours de l'histoire de la Bourse en 2010. Le scénario facile mais plausible, premier semestre bon, second plus difficile, scénario majoritaire, commence à sombrer. Evolution des CDS des Etats :
Ce sont les PIGS, Portugal, Irland, Greece, Spain, qui ont refait parler d'eux.

Au point que Claire Chazal reprenant les propos de Christine Lagarde au G7 se mélangeait les pinceaux dans son JT ce Dimanche sur l'interprétation des propos de Mme Lagarde. Voilà en anglais ce qu'elle a dit, citée dans le Wall Street Journal : French Finance Minister Christine Lagarde said the strengthening U.S. dollar against the euro could be a positive development for the European economy. "We always complained about the dollar not being strong enough," Lagarde said. "That is clearly an improvement." Elle ne parlait pas d'un euro fort comme Claire semblait nous le raconter.

Reste que l'attaque est sévère comme souvent sur les marchés, rien n'est écrit d'avance, cela montre seulement que les investisseurs ne sont pas forcément convaincus de leur propre discours sur l'année 2010.

Oui la dette est un problème, les ménages en savent quelque chose, une nouvelle fois c'est donc l'Europe qui doit montrer si elle est capable de faire face,  pour trouver des solutions communes, c'est un test de solidité, mais personne ne sait jusqu'où la solidarité peut jouer. Lorsque des Hedge funds il y a quelques mois pariaient sur la sortie de plusieurs pays de la zone euro, cela faisait sourire les économistes et les stratèges, un peu moins aujourd'hui.


L'Europe a souvent avancé dans des périodes difficiles, elle devra montrer une fois de plus qu'elle existe, avec comme vigie, Jean-Claude Trichet (Photo BCE), le Gouverneur de la Banque Centrale Européenne, l'un des rares que peuvent craindre les "pures spéculateurs", et qui à propos de la Grèce, "continue to monitor closely the implementation of these stability measures." (Wall Street Journal).

mercredi 3 février 2010

Jacquet Metals lance une OPE hostile sur IMS, revoir ce que disait IMS de Jacquet il y a un an

Jean-Yves Bouffault Président du directoire IMS - Vidéos/Interviews

par Didier Testot
Jacquet Metals lance une OPE hostile sur IMS.

Un an après visiblement les équipes de l'un comme de l'autre groupe ne peuvent pas trouver un accord, en tout cas pas pour l'instant. D'ou cette offre hostile avec comme conseil pour Eric Jacquet, le Pdg de Jacquet Metals, Messier Associés, la banque d'affaires de Jean-Marie Messier.
Au delà du bruit que va faire cette offre dont on ne connait pas bien entendu l'issue, il est intéressant pour les actionnaires de IMS de revoir la vidéo de l'entretien que m'avait accordé, il y a un an presque jour pour jour, Jean-Yves Bouffault, le Président du Directoire de la société.

La vidéo est à voir ici sur la Web Tv : www.labourseetlavie.com


A suivre.

lundi 25 janvier 2010

Henri Proglio : Cacophonie dans le CAC40

par Didier Testot.

Plus les jours passent et plus Henri Proglio Pdg d'EDF et encore Président du Conseil d'administration de Veolia au moment ou j'écris ces lignes, devient un homme sympathique. Le déchainement médiatique alimenté par les déclarations multiples des Ministres, de l'Opposition et de tous ceux qui ont soit disant un avis sur la question, est surréaliste. Ce matin Henri Proglio semble lâché par tous : la presse nationale vue par Arrêts sur Images

Tout avait commencé dans le calme pourtant le 25 novembre 2009 si l'on s'en tient seulement à la chronologie et pas aux rumeurs puis confirmation qu'Henri Proglio ne pouvait pas refuser le poste de Pdg d'EDF, Pierre Gadonneix s'étant "cramé" en juillet en annonçant qu'il fallait "augmenter de 20% les prix de l'électricité en trois ans" (La Tribune du 9 juillet 2009), et ce en pleine crise économique et financière. A la question de La Tribune : Quelle hausse des tarifs jugez-vous nécessaire ?, la réponse de Pierre Gadonneix paraissait limpide, mais politiquement inadmissible "Un rattrapage est nécessaire. Depuis 25 ans, si nous avions ne serait-ce que répercuté l'inflation, les prix seraient 40 % supérieurs. Or, aujourd'hui, nous avons relancé l'investissement en France pour pérenniser notre patrimoine industriel. Pour poursuivre cet effort sans accroître la dette, l'écart à combler est de 20 %. Il pourrait être étalé par exemple sur trois ans". Le Gouvernement ayant refusé cette stratégie choisit donc de changer le capitaine d'EDF plus rapidement que prévu et fit appel à Henri Proglio, Pdg inconnu du grand public jusqu'alors, mais l'une des figures du CAC40, patron de Veolia Environnement. Un homme au caractère bien trempé et qui lorsqu'il rencontre des journalistes n'hésite pas à dire "tout le bien" qu'il pense de ses concurrents dont certains également Pdgs du CAC40. Quand il n'aime pas, il le dit !

(Photo Le Figaro)

Le Gouvernement trancha donc pour Henri Proglio mais ce communiqué du 25 novembre semble aujourd'hui improbable : "Paris, le 25 novembre 2009. M. Henri Proglio a été nommé Président-Directeur Général d’EDF par décret en conseil des ministres. L’évolution annoncée de la gouvernance de Veolia Environnement est confirmée et les nominations suivantes, décidées par le conseil d’administration de Veolia Environnement du 2 novembre 2009 prennent effet à la date de publication de ce décret : - M. Henri Proglio exerce les fonctions de Président du conseil d’administration, - M. Louis Schweitzer est désigné Vice-président du conseil d’administration, - M. Antoine Frérot est nommé Directeur Général."
A l'époque, tout le monde, le Gouvernement en tête, trouva tout à fait normal que le Pdg de Veolia garde la main ou du moins un oeil averti sur "sa maison" ex-Générale des Eaux depuis 38 ans. En a-t-il fait trop dans ses premières déclarations sur la stratégie d' EDF, voulant incarner la nouvelle stratégie nationale notamment dans le nucléaire au détriment d'Areva ?

Son principal soutien initial, le Président de la République Nicolas Sarkozy, n'a pas vu venir la "Bronca" nationale, doit-on ajouter, pré-électorale, qui a valu une avalanche d'articles de presse dont Henri Proglio se serait bien passé.

Soutenu par les Ministres, puis "descendu" rapidement par ces mêmes Ministres quand l'heure de la fin de la récréation fut sonnée, Henri Proglio fin stratège a dû se rendre à l'évidence, il ne pouvait plus justifier sa rémunération de 450.000 euros chez Veolia, ridiculisant par la même ceux qui lui avaient accordé (Daniel Bouton ex Pdg de la Générale, Louis Schweitzer ex Pdg de Renault notamment...)
Le soutien gouvernemental à un Pdg "cumulard", bien payé, bénéficiant d'une confortable retraite chapeau, n'a pas tenu la distance. Mais ce n'est pas Henri Proglio qui doit être surpris de ce lâchage en rase campagne, il connaît trop bien les politiques à la tête d'un groupe dont les relations avec les politiques sont constantes depuis sa création.

Mais à force de s'acharner sur l'homme qui a accepté d'être Pdg d'EDF, avec sans aucun doute une vision stratégique pour l'un des plus grands groupes mondiaux du secteur, Henri Proglio redevient presque sympathique, car l'excès d'un côté comme de l'autre ne favorise aucunement le vrai débat.

S'il restait chez Veolia, les actionnaires doivent savoir pourquoi ? S'il envisage des synergies ou des opérations de rapprochement, comment l'intérêt des actionnaires sera-t-il préservé ? S'il devient seulement Pdg d'EDF, les actionnaires pourraient alors penser à juste titre qu'il les défendra mieux pour faire grandir et réussir les futurs développements du groupe. Oui les actionnaires ont droit au respect. Ils ont investi dans un groupe ou l'Etat reste fortement présent, et toute nomination et évolution stratégique les concerne. L'Etat n'est pas le seul actionnaire, peut-il l'admettre ?

Ces questions de rémunérations et de gouvernance, semblaient avec la crise économique et financière constituer un axe clé de la nouvelle régulation économique, il n'en est rien.

Le CAC 40 et ses entreprises publiques ou privés proches d'une manière ou d'une autre de l'Etat resteront la cible d'une gestion cahoteuse, car politique des dossiers. Pendant que l'on se perd dans les "petites" stratégies, les groupes français échouent à l'international, car incapables de s'entendre et de s'unir face à des Coréens.
Un comble, mais qui n'est pas neutre en termes d'image. Si l'on veut incarner une politique industrielle à la Japonaise ou à l'Américaine, voire Chinoise désormais, il faut faire preuve d'intelligence et y mettre tous les moyens pour un même objectif, prendre une place plus large dans la bataille économique qui est en cours. On peut l'espérer à défaut d'y croire vu l'étalage fait avec Henri Proglio.

A qui le tour ?

Pour finir, j'aurais dû commencer par là : Quand on cherche Henri Proglio sur le moteur Google, voici ce qu'on y trouve : Pdg du CAC40, un dur métier !

dimanche 17 janvier 2010

La Clio IV Muse de Renault et du Gouvernement

par Didier Testot.
Depuis plusieurs jours, La Clio, muse et modèle phare de chez Renault est au centre de toutes les discussions entre l'Etat et Renault. La Clio se découvre habituellement avec une couronne de lauriers. Faut-il en tresser aujourd'hui à l'Etat et à Renault ?
Photo (Médiathèque Renault Clio III)

Christian Estrosi, Ministre de l'Industrie, Nicolas Sarkozy Président de La République face à Patrick Pelata Directeur général délégué et Carlos Ghosn Pdg de Renault, comme une partie de catch à quatre.
Source (Le Figaro)

Selon Renault, "La France est – et de loin – la principale localisation du Groupe Renault avec 25 % des voitures du Groupe Renault qui sont produites en France" et "32 % du chiffre d’affaires de Renault est réalisé en France". Voilà pour les chiffres qu'on pourrait aussi traduire aussi par 68% du chiffre d'affaires de Renault n'est pas réalisé en France. Ce qui n'est pas une nouveauté ni une anomalie dans ce secteur automobile français, simplement une réalité.
Une bonne part de la stratégie des dernières années a consisté justement à développer l'international où le groupe Renault reste faible en parts de marchés face aux géants américains ou japonais. On pourrait dire la même chose de PSA Peugeot Citroën et remarquer par la même que les petites Citroën C1, et la Peugeot 107 sont fabriqués en Slovaquie. L'Europe de l'Est et la Slovaquie en particulier est devenu un pôle économique important pour l'automobile européenne. Alors Clio IV à Flins ou en Turquie débat voulu par le Gouvernement pour montrer son volontarisme ?
Réponse du "convoqué" à l'Elysée de ce samedi Carlos Ghosn, Président-Directeur général de Renault : « Renault est une entreprise française, une entreprise responsable et citoyenne, attachée à son patrimoine industriel et technologique. C’est une des raisons pour lesquelles, nous avons décidé de produire dans l’usine de Flins, à proximité des 10 000 ingénieurs de Renault, Zoe, le principal véhicule électrique de notre gamme, commercialisé dès 2012. Aucune décision n’avait été prise concernant l’industrialisation de la future Clio 4 en 2013. J’ai confirmé au Président de la République que nous produirons la Clio 4 à Flins, dans un cadre général de double sourcing avec Bursa en Turquie. Le site de Flins est pérenne et l’emploi y sera maintenu à terme ».
Carlos Ghosn a ajouté, « Quant à moi, ma responsabilité et ma motivation sont de faire de Renault un constructeur gagnant et innovant dans une industrie en train de se transformer en profondeur ».
Le Gouvernement par la voix de Claude Guéant (Invité dimanche du Grand rendez-vous Europe1/Aujourd'hui en France), le Secrétaire général de l'Elysée, estime que «Renault a fait la totalité du chemin que nous lui demandions". Rompez !
Comme si la question de la compétitivité de l'industrie automobile en France venait d'être réglée par 2 ou 3 déclarations et/ou visites protocolaires !
Il y a 15 ans, les dirigeants de Renault comme de Peugeot n'hésitaient pas à dire qu'il y avait en Europe un constructeur de trop. Fiat montré du doigt à l'époque est toujours là, mais le marché automobile porteur s'est déplacé en Chine.
La Sidérurgie, le Textile, en privé les dirigeants comme les politiques le savent bien, l'automobile est le dernier secteur industriel en France qui est en phase de "relocalisation", ou de "désindustrialisation"... Quelque soit le mot choisi ou le tabou qui va avec à chaque échéance électorale, la question principale est bien : Comment faire face à des marchés sans croissance et proposer des véhicules moins chers à une clientèle qui ne peut plus ou ne souhaite même plus se payer une "Laguna" mais préfère pour Renault acheter une Logan plus simple et moins chère ?

Modèle Logan (Photo Médiathèque Renault)

Le débat devrait porter sur le fait de savoir si les constructeurs automobiles conserveront leurs centres de décision en France, et comment ce mouvement de baisse des effectifs entamé il y a de nombreuses années par les constructeurs automobiles, peut être géré.
Imaginer que le véhicule électrique sera la solution, alors même que sa part de marchés reste infime au niveau de la production totale montre bien que rien n'est réglé. De même que croire que la Clio IV produite à Flins résoudra la question industrielle posée à Renault et à son actionnaire à 15% l'Etat, est bien illusoire.
A ce jour, pour un véhicule vendu 14.000 euros selon Renault, l'écart de 1.400 euros (10%) entre un véhicule conçu et produit en Europe de l'Est et le même en France est toujours sur la table.
Alors qu'on estime qu'un salarié sur dix travaille dans le secteur automobile, un vrai débat national aurait toute sa place si la France et ses gouvernants était capable d'anticiper sans attendre que le pire arrive comme pour la Sidérurgie et le Textile.

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...