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vendredi 15 mai 2009

R comme Rallye et Récession

par Didier Testot.

Il n'est pas facile en temps de crise d'y voir clair, tant les mouvements boursiers comme les publications économiques peuvent être contradictoires en apparence. Depuis le rebond du mois de mars, les grandes places financières internationales montraient unanimement qu'elles voulaient croire à une sortie de crise dès 2009, après avoir vu tout en noir.
Même si certains investisseurs pensent encore que cette crise financière et économique est historique et qu'elle conduit compte tenu de son ampleur, à réagir d'abord au quotidien, sans anticiper, les performances boursières elles semblent marquer un retour à la tradition, celle de l'anticipation de la Bourse sur l'économie réelle.
La réalité économique reste abrupte à l'image de la France qui est entrée officiellement aujourd'hui 15 mai 2009 en récession (avec deux trimestres consécutifs de baisse du produit intérieur brut (PIB). Précisément : une chute de 1,2% au premier trimestre 2009 après -1,5% au dernier trimestre 2008, selon les chiffres publiés par l'Insee. Le ministère de l'Economie envisage désormais une année 2009 avec une baisse du PIB de 3%, contre -1,5% précédemment, le grand écart. Et en Allemagne notre principal partenaire économique on fait pire, cela ne doit pas nous réjouir comme on l'entend parfois abusivement avec -3.8%.
Aux Etats-Unis, selon les économistes interrogés par le Wall Street Journal, la clé reste toujours le consommateur américain et selon eux même s'ils voient la fin de la récession américaine en août, le chômage devrait continuer à progresser pour atteindre 9,7% à la fin de l'année, avec pas moins de 2 millions de chômeurs de plus dans les prochains 12 mois, malgré la reprise de l'économie.Sources : WSJ survey (forecasts) ; Labor Departement (actual unemployment rate)

Avec pour la moitié des économistes interrogés, la prévision que le redressement de l'économie américaine prendra du temps, entre 3 ou 4 ans, et 15% d'entre-eux tablent même sur 5 ou 6 ans.
C'est l'équation du début de la crise qui revient sur la table.
Faut-il anticiper une crise économique plus longue en raison de la dégradation de la situation pour les consommateurs, avec le chômage qui va continuer d'augmenter ? ou se dire que le plus dur de la crise financière étant passé (stress test des banques notamment qui a convaincu une partie des investisseurs), l'économie peut repartir ?
Personne a vrai dire n'a la réponse, les fanfaronnades n'y feront rien et il suffirait que l'économie réelle montre des signes de faiblesse du côté des entreprises pour que les investisseurs retrouvent leur aversion au risque action. Un rendez-vous crucial semble pris avec les publications trimestrielles des entreprises américaines cet été.

dimanche 10 mai 2009

Tapie dans l'ombre du Club Med

par Didier Testot

Bernard Tapie a l'habitude des marchés financiers, il en connaît les us et coutumes.
Le Club Med en est un bon exemple. Personne apparemment ne s'intéressait à ce titre car avant même la crise du tourisme international, la stratégie du Club Med passé dans la catégorie haut de gamme pour les prix sous la présidence du toujours souriant Henri Giscard d'Estaing n'était plus vraiment partagée par les investisseurs.
C'est le JDD qui a réveillé la belle endormie, samedi 25 Avril 2009 avec cet article référencé sur le net comme un scoop. Et le JDD de titrer "Tapie veut prendre le Club Med Par O.J" .
Un scoop signé par deux initiales ? En général quand on sort un scoop, on en est fier et on met son nom en toutes lettres ! Etonnant comme dirait M. Cyclopède. Un scoop qui semblait faire pschitt avec la réaction de
Bernard Tapie sur RTL : le document RTL.
Explications de texte pour les non-initiés.
En disant "Ce n'est pas du tout un de mes projets", il se protège tout en étant dans le jeu. Il répond à une question qui lui est posée sur la prise de contrôle après l'article dans le JDD qui affirmait qu'il voulait prendre le contrôle du Club Med (le JDD journal boursier ?). Cela ne veut pas dire qu'il ne s'intéresse pas au dossier.
Le JDD a remis le couvert ce week-end avec cette citation de Bernard Tapie : "Trois ou quatre fonds amis sont prêts à me suivre dans cette opération. Et je dispose du soutien d'actionnaires du groupe qui en ont assez de voir fondre leurs investissements depuis cinq ans. Ils pensent que je peux aider car il y a beaucoup de travail à faire sur le contenu du Club Med."
25 avril - 9 mai, tout au plus quelques jours et deux visions d'un même Bernard Tapie de retour sur la place de Paris. On passe ainsi d'un "On parle pour moi, on me fait dire des choses..." à "j'ai le soutien d'actionnaires du groupe....".

Regard sur ces actionnaires au moment où l'on en parle : Des pactes d'actionnaires, un socle historique..La bataille médiatique est donc lancée.
Les actionnaires vont pouvoir se déterminer et l'augmentation de capital en est une bonne occasion. Pour le reste Bernard déclare au JDD. "Nous n'avons pas acheté un seul titre. Je ne possède pas même une action". Pour quelqu'un qui dit avoir le soutien d'actionnaires c'est embêtant, à moins que cela fasse aussi partie de la stratégie.
On imagine que l'AMF (le gendarme de la Bourse) est déjà en train de regarder si toutes ces déclarations et/ou mouvements de titres récents avant cette agitation sont bien conformes à ses règlements.
A ce jour pour les actionnaires du Club Med, les spectacles des GO sont loin de faire rire. Le pic du titre Club Med de l'été 2007 autour des 50 euros n'est plus qu'un lointain souvenir, le titre ne cessant par la suite de sombrer autour des 8 euros pour les plus bas. Selon un gérant, du côté des volumes, il y a eu une forte hausse du volume depuis le 24 avril (environ 100.000/jour ) alors qu’avant , cela tournait plus entre 20.000 et 50.000/jour à l’exception notable du 16 avril avec 104.000 échanges.
Le 20 février dernier lors de l'Assemblée générale du groupe Henri Giscard d'Estaing indiquait triomphant à ses actionnaires :
"Face à la dégradation économique mondiale, le Club Med a l'avantage d'affronter 2009 avec une stratégie claire : faire du Club Med "le spécialiste mondial des vacances tout compris haut de gamme conviviales et multiculturelles". Nous avons en effet la bonne stratégie pour le Club Med : - que nos résultats opérationnels valident année après année, notamment en 2008 mais aussi à travers notre chiffre d’affaires positif du 1er trimestre 2009 ; - qui réduit nos risques en période de crise ; - enfin, qui nous dote d’atouts uniques grâce à notre positionnement haut de gamme."
Pour un actionnaire du Club Med, l'analyse était différente: " Cette stratégie représente 400 M€ d’investissement sur 3 ans – 500 avec les partenariats, et il reste une dette nette de 295 M€. La capacité bénéficiaire du Groupe doit s’analyser au niveau du résultat net, qui traduit une perte de 33 M€, impactée surtout par le poids de la dette. Nous sommes loin du résultat opérationnel de 100 M€ annoncé il y a quelques années".
L'augmentation de capital annoncée le 6 mai pour un peu plus de 101 millions d'euros est donc venue troubler le jeu à point nommé. La Caisse des Dépôts et le Crédit Agricole non actionnaires se sont engagés pour des montants respectifs de 20 et de 10 millions d'euros. Ce que conteste Bernard Tapie. On rebat les cartes pour une nouvelle partie ? A suivre.

samedi 9 mai 2009

Buffet froid pour Warren

par Didier Testot.
Depuis plusieurs années le rendez-vous annuel avec Warren Buffet sonnait comme un plaisant rendez-vous avec la croissance des profits. Ce n'est plus le cas depuis la crise financière qui n'a pas épargné l'homme le plus riche du Monde, que l'on surnomme parfois "l'oracle d'Omaha", siège social de sa société Berkshire Hathaway Inc. Fidèle à son image, sur son site web très sobre on peut y lire ce message : "From Warren E. Buffett, CEO of Berkshire Hathaway Inc : "Dear Reader, you probably know that I don't make stock recommendations. However, I have three thoughts regarding your personal expenditures that can save you real money. I'm suggesting that you call on the services of three subsidiaries of Berkshire: GEICO, Borsheim's and Berkshire Hathaway Life Insurance Company of Nebraska (BHLN)." Il ne donne pas de conseils boursier mais en sage avisé il recommande ses propres sociétés. Un bon début pour qui veut faire fructifier son capital, le valoriser auprès d'autres investisseurs potentiels.
Cette année donc, Warren Buffet a donné deux messages principaux d'après la presse américaine : La crise se termine parce que le système financier est en train de se stabiliser, et M. Buffet applaudit au passage l'intervention musclée du gouvernement américain, avec une réserve sur les « stress tests » que passent les banques américaines, diagnostic de leur solidité financière, et qui d'après les derniers en date ont rassuré les marchés financiers, avec une évaluation au niveau de 74,6 milliards de dollars de besoins en capitaux pour dix établissements.
Morgan Stanley et Wells Fargo ont déjà réagi et pris leur disposition pour mettre en vente plus de 15,5 milliards de dollars d'actions et d'obligations à des prix "canons". Pour Bank of America , la banque a l'intention de mettre en vente 1,25 milliard d'actions à 8,79 dollars au maximum, soit un total avoisinant 11 milliards. Avec un emprunt obligataire de trois milliards de dollars à cinq ans et des cessions actifs...
Warren Buffet vient de dévoiler quelques jours après son Assemblée générale les résultats du premier trimestre. Même si les investisseurs pouvaient s'attendre à un repli, Buffet n'est pas à la tête de Martingale Inc., insensible à l'évolution de l'économie, la perte nette de 1,5 milliard de dollars au premier trimestre, sonne comme une mauvaise surprise.
Le conglomérat a enregistré un bénéfice opérationnel de 1,7 milliards, mais il a dû déprécier lourdement des investissements, à hauteur de plus de 2 milliards de dollars. Berkshire a aussi perdu 986 millions de dollars avec des produits dérivés et 241 millions de dollars en cédant à perte certains investissements. L'an dernier, à la même époque, son groupe avait dégagé un bénéfice net de 940 millions de dollars.
Pour "l'oracle d'Omaha", certes il faut s'intéresser d'abord à la valeur nette comptable par action, sa boussole, et au premier trimestre elle se replie de 6,1% après -9,6% pour l'ensemble de l'année 2008.
En février dernier lors de la présentation des comptes 2008, Warren Buffet avait regretté "quelques bêtises", en particulier son achat de 7 milliards de dollars d'actions ConocoPhillips au moment où les prix de l'énergie étaient proches de leur pic.
Pouvoir se permettre une erreur à 7 milliards de dollars, sans mettre en péril sa société, c'est quand même mieux que le désastre qui a été provoqué par certains investissements hasardeux pour certains acteurs français, et qu'on aura l'amabilité de ne pas citer ici mais qui ont fait l'actualité financière des derniers mois...
N'est pas oracle qui veut !
A ce propos d'ailleurs allez voir ce portrait inédit de Warren Buffet sur www.labourseetlavie.com par le Professeur Bamoko et Jean Salustre philosophe dans la rubrique Economie et Humour. Rafraîchissant.

mardi 28 avril 2009

Banques : Bouton s'en va, Mignon débarque chez Natixis, BNP Paribas se Fortisse

par Didier Testot
Il faut le reconnaitre, le rebond des marchés financiers en ce début d'année a pu en surprendre plus d'un. Les plus prudents des investisseurs ont résisté à la tentation de ce rallye se concentrant sur la suite des évènements. L'économie mondiale va-t-elle mieux ? Les dégats industriels et humains de la crise financière sont-ils terminés ? Bien sûr que non et la situation du secteur automobile américain en est un exemple parmi d'autres, des dégâts collatéraux très importants qui sont en train de se produire.
Pour les banques américaines la situation se décrit de cette façon par Aurel BGC : "Les grandes banques américaines ont publié d’importants bénéfices sur le premier trimestre 2009. Une partie de ces derniers proviennent d’éléments exceptionnels ou d’astuces comptables. De fait, les CDS des grandes banques n’ont pas reculé suite à ces publications et les analystes financiers anticipent une nouvelle dégradation de leurs résultats au Q2 2009. Un véritable retour de la confiance sur les valeurs bancaires dépendra de plusieurs éléments : réussite des stress tests, rebond du marché immobilier et retour durable des profits. La situation des banques restera difficile à court terme". Bref pas de quoi sabrer le champagne.
Et en France, là c'est autre chose, on apprend en quelques heures que Daniel Bouton, le président du conseil d'administration de la Société Générale décide finalement de partir plus d'un an après l'affaire Kerviel, au lendemain de la réussite par la BNP Paribas de son rachat de Fortis, après une assemblée générale "agitée" selon les observateurs, et faisant au passage de BNP Paribas, le premier réseau de banque de détail en Europe, pour terminer par l'arrivée de Laurent Mignon ex Oddo et Cie à la tête de Natixis, appelé à ces fonctions par François Pérol, le nouveau patron de la CNCE et de la BFBP. Bref ça bouge dans les banques.
Revenons à nos moutons, à M. Bouton, qui nous décrit dans un communiqué daté du 29 avril sa démission : "J’ai décidé de mettre fin à mes fonctions de Président du Conseil d’administration de la Société Générale à compter du 6 mai. Le Conseil d’administration élira à cette date un nouveau Président. La Société Générale a connu sous ma direction dix années de croissance forte et harmonieuse pour les clients, les salariés et les actionnaires au 1er rang desquels les salariés, avec un bon équilibre entre les activités de banque de détail en France et à l’étranger et une banque de financement et d’investissement de grande qualité. L’entreprise a montré une formidable unité après la fraude Kerviel ; dès sa découverte, j’ai présenté ma démission. Le Conseil d’administration l’a refusée. L’augmentation de capital, garantie en 48 heures, puis réussie a sauvé l’entreprise et montré la confiance des actionnaires. Aujourd’hui, la transition amorcée il y a un an par la nomination de Frédéric Oudéa au poste de Directeur général exécutif peut s’achever. Les attaques répétées qui me visent personnellement, en France, depuis 15 mois m’affectent mais surtout elles risquent de nuire à une banque de 163 000 personnes. C’est depuis un moment ma conviction. Elle est partagée par les administrateurs. Dans la tempête financière et économique actuelle, il faut privilégier l’unité. Il vaut mieux que je me retire fier d’avoir dirigé une entreprise magnifique. Comme tout dirigeant j’ai certainement fait des erreurs mais la stratégie adoptée permet à la Société Générale de compter parmi les banques les plus belles de la zone euro. J’ai confiance en l’avenir de la Société Générale."
J'ai préféré mettre son communiqué en entier, afin d'éviter les mauvaises interprétations. Derrière cette communication se cache sûrement une blessure de ne pas avoir su ou pu faire face, malgré son expérience et ses réseaux, à la campagne contre sa personne.
Plus jeune banquier de la place lorsqu'il pris la tête de la Générale, pour la transformer radicalement, le départ de Daniel Bouton me ramène à celui de son prédécesseur Marc Viénot, dans un tout autre contexte.
Je n'oublierai pas comment alors qu'il avait laissé la place à Daniel Bouton, Marc Viénot au lendemain de sa passation de pouvoir, restait un grand homme par la taille, mais soudainement totalement ignoré par ses pairs, il errait donc dans cet endroit, cela se passait à l'Automobile Club, lieu de rendez-vous à l'époque de la finance parisienne, comme abandonné par les siens. Il n'avait plus le pouvoir ! Cela m'avait marqué, le pouvoir de ces grands patrons attirait de nombreux "amis", mais dès que vous l'aviez quitté, votre valeur était proche de zéro.
C'est sans doute ce que va vivre Daniel Bouton, ses amis d'hier qui se bousculaient pour lui serrer la main et d'un "Monsieur le Président" en baissant la tête, feront semblant de ne plus le reconnaître.
Reste qu'avec sa retraite chapeau il pourra peut-être compter sur de nouveaux amis.

vendredi 24 avril 2009

Le charme connait aussi la crise

par Didier Testot.
C'est une valeur que l'on aborde toujours avec doigté, son nom : Dreamnex. Sans doute ne vous dit-elle rien, seuls les gérants de portefeuilles "midcaps" connaissent cette valeur car elle a (avait) réalisé jusqu'ici de la croissance d'activité avec de la rentabilité. Dreamnex est en Bourse depuis le 27 Mars 2007, sur Eurolist Paris.
Dreamnex se définit lui-même comme un "Spécialiste du charme sur Internet (...), le leader européen de la vente de produits et de services pour adultes". Il propose "des services et des produits sexy, branchés et ludiques, pour permettre à chacun de s'épanouir pleinement dans sa sexualité. Le tout sur un site soft, agréable et fun : SexyAvenue.com.". Voilà pour le panorama. Et jusqu'ici le charme nous disait-on résistait à la crise. Même s'il doit lui aussi tenir compte des tendances, et les soldes en font partie naturellement. En ce moment le site propose des soldes sur plusieurs produits : -30% sur le double-anal dildo, et jusqu'à -70% sur "1 night in Paris" avec Paris Hilton, ou encore -30% pour l'huile "Penix Male". Avis aux amateurs.
Voilà donc Dreamnex qui présente son premier trimestre 2009 après un exercice 2008 de bonne facture comme disent les professionnels. Et la société de commenter la baisse de son activité globale, elle est de -7,5% : "La baisse de la consommation générale a pesé sur la partie achats de minutes du service de webcams, sans toucher l’activité générée sous forme d’abonnements webcams et VOD" et l’activité vente de Produits recule de 10.4%. Malgré ce ralentissement le groupe se veut confiant avec ce commentaire du Pdg Patrice Macar: "Nous finalisons actuellement le développement de nouvelles versions des services de divertissements, qui permettront d’offrir à nos clients un design et des fonctionnalités améliorées".
Le titre perd plus de 6% après la publication des chiffres trimestriels et ceux qui avaient acheté le titre sur la foi d'une meilleure ambiance sur les marchés financiers et d'une baissse de ce titre en dessous des 30 euros après avoir dépassé les 45 euros en mai 2008, viennent de constater que la crise touche aussi le charme.
Pourtant parmi les investisseurs se trouvent des commentateurs de forums boursiers avec leur lot de certitudes plus ou moins éclairées. On appréciera.
Ainsi celui-ci (pseudo 1580046) qui y va de son commentaire (le modérateur du site devait dormir ou être en vacances même si sa maison-mère fait partie du CAC40, mais c'est vrai qu'en ce moment les entreprises du CAC40 ont autre chose à faire que regarder ce qui se passe dans un forum d'une de ses nombreuses filiales), donc cet internaute nous explique : "Problème, en cas de crise, il y a des substituts moins chers que les sexes toys. J'ai vu des promo de cocombres chez Carrefour et en plus, on peut l'utiliser pour des soins du visage et pour sa ligne en le mangeant".
Cela me confirme dans l'idée que l'on est pas obligé d'héberger ce genre de commentaires. Et que le métier de modérateur sur Internet est un vrai métier et qu'il devrait se professionnaliser.
Il y a quelques mois les jeux vidéos montraient aussi quelques faiblesses, le charme à présent, reste une valeur sûre à ce jour : les maisons de retraite. Même s'il ne faut pas exclure le fait que la crise pèse aussi sur les moyens financiers des pensionnaires et qu'ils restent finalement plus longtemps (s'ils le peuvent), chez eux.
A suivre.



jeudi 9 avril 2009

Cette semaine sur la Web TV de l'économie

Cette semaine sur la Web TV de l'économie
Vidéo envoyée par labourseetlavietv

Cette semaine sur la Web TV de l'économie www.labourseetlavie.com, retrouvez des dizaines de nouveaux interviews réalisés avec des dirigeants d'entreprises cotées qui parlent de leur activité et des perspectives pour l'année 2009.

A travers les témoignages de dirigeants dans des secteurs aussi divers que les ustensiles de cuisine, les jeux vidéos, les fours pour le raffinage, la promotion immobilière, ou les guides d'achats sur Internet, l'économie avec ceux qui l'a font, une manière de mieux comprendre son évolution.


jeudi 2 avril 2009

Chapeau la retraite de M. Théodore Dga Nyse Euronext ?

par Didier Testot.

Tout dirigeant d'une grande entreprise cotée qui part à la retraite ou est remercié doit désormais fournir des explications sur les conditions financières de son départ, crise économique et financière oblige. Est-ce une règle ? Non simplement une habitude qui a été prise depuis plusieurs mois, et de manière systématique depuis plusieurs semaines par la presse.
Jean-François Théodore n'est pas connu du grand public, mais plutôt des journalistes financiers qui l'appellent familièrement depuis de nombreuses années "Théo".
On a tous une histoire à raconter sur Jean-François Théodore, ex-patron de la Bourse de Paris, à travers la SBF Société des Bourses Françaises. Car du temps de la SBF, il pilotait la Bourse de Paris, et tous les évènements pour l'animer. Et c'est donc une figure de la place de Paris qui la quitte.
Devenu numéro 2 du plus gros ensemble de marchés financiers - Nyse Euronext - qui gère désormais la Bourse de Paris, le rève américain de "Théo" s'était réalisé en 2007 avec la fusion du New York Stock. Exchange et d'Euronext pour créer la plus grande bourse mondiale américano-européenne. "Théo" vient donc d'annoncer qu'il partait à la retraite cette année.
"Paris, New York, le 2 avril 2009.
Jean-François Théodore, Directeur Général Adjoint de NYSE Euronext, a fait part au Conseil d’Administration de son intention de partir à la retraite fin 2009 lorsqu’il atteindra l’âge de 63 ans. D’ici là M. Théodore continuera d’exercer pleinement ses fonctions opérationnelles actuelles.
Il restera ensuite administrateur de l’entreprise, sous réserve des autorisations réglementaires requises. Président du Directoire d’Euronext depuis sa création en septembre 2000, M. Théodore est membre du Comité de Direction de NYSE Euronext depuis la fusion en avril 2007 des groupes boursiers leaders aux Etats-Unis et en Europe.
M. Théodore sera étroitement associé à la recherche de son successeur, futur Directeur Général Adjoint pour l’Europe."
Pour JFT comme pour les prochains qui décident de partir de leur plein gré ou pas et qui sont managers de sociétés cotées en Bourse, la Bible s'appelle le document de référence, là où l'on trouve tous les éléments sur la rémunération de JFT à partir des pages 90 pour ceux qui s'adonnent à ce genre de lecture.
De mon côté je n'ai pas le temps de faire les additions pour "Théo" : Attributions d'actions non acquises 2.635.206, avantages en nature, prestations et autres éléments de rémunération 814.346 dollars (parité 1,37 dollar pour un euro) dont utilisation personnelle de service de voiture, location de véhicule 281.313 dollars, et la rémunération 2007 : 3.434.213 euros (page 94) ...En vrac comme ça ça peut donner le tournis en ces temps de crise économique financière,
pourtant il faut bien l'avouer, aucun journaliste, financier ou pas, ne s'était intéressé à ce type de sujet avant la crise.

Seuls quelques-uns fins observateurs des marchés financiers et de JFT diront : Mais comment avec tous ces chiffres et ces zéros n'avait-il pas les moyens de s'acheter un costume sur mesure ?

C'est une question qu'on a jamais osé lui poser !

Comme quoi on est peut-être passé à côté de quelque chose.

Le départ de "Théo" c'est une page de ma vie personnelle de journaliste financier qui se tourne.

Bye "Théo" et pour les costumes, à la retraite on n'est plus obligé d'en mettre un, même le dimanche.

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...