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dimanche 19 août 2012

Patrick Ricard Pdg discret d'une entreprise devenue mondiale

par Didier Testot
C'est avec surprise que j'ai appris le décès de Patrick Ricard, l'ancien Pdg du groupe Pernod Ricard, en ouvrant ma messagerie, un peu trop tôt, ce dimanche matin. Surprise, parce que je l'avais croisé en juin dernier au Centre Georges Pompidou, lors d'une exposition parrainée par le groupe, où il saluait ses invités. J'avais eu l'occasion à ce moment-là d'échanger quelques mots avec lui et d'évoquer le nouveau media que j'avais créé, la Web Tv http://www.labourseetlavie.com. Et s'il avait passé la main directionnelle à Pierre Pringuet, il était encore largement présent au siège de Pernod Ricard et continuait ses visites de sites du groupe.
Mes souvenirs personnels avec lui, sont principalement ceux lors des interviews de Bloomberg Télévision, et s'il est difficile de juger, à chaque passage de tel ou tel dirigeant, de sa qualité, une impression demeure selon le style du dirigeant.
Patrick Ricard avait un sens commercial aigu, étant capable de décliner l'envergure de son groupe et d'argumenter sur son évolution, de manière assurée. Il en était pourtant presque resté modeste, malgré des acquisitions majeures, c'est cette modestie qui m'avait le plus frappée.

Patrick Ricard (Photo extraite de la vidéo Groupe Pernod Ricard)
Patrick Ricard comme pour d'autres dirigeants que j'avais interviewé, est, et restera, l'artisan de la forte internationalisation du groupe, mais au-delà, un stratège discret, mais qui a su, dans ce marché concurrentiel, les vins et spiritueux, aller chercher la tête du secteur, alors que des erreurs ou des hésitations auraient pu le cantonner à la version que retiennent encore certains medias aujourd'hui : "le roi du Pastis".
La Maison des Marques (site Pernod Ricard) 

Certains commentateurs considèrent même que cela peut être un de ses échecs de ne pas avoir réussi à l'exporter, ce pastis, mais c'est sans doute par ignorance, car ils ne connaissent pas ce secteur, qui en quelques années à complètement changé. L'important n'est pas le Pastis à tout prix, même s'il rapporte des marges plus que confortables au groupe, mais d'avoir su capter, grâce à des acquisitions consolidantes, l'évolution du marché mondial avec d'autres marchés : Whisky, Vodka ..
Cette "Maison des marques" qui figure sur le site du groupe Pernod Ricard, en est l'illustration avec ce considérable portefeuille, et une constance, à partir des acquisitions, montée en gamme, vers ce que les acteurs du secteurs appellent, une marque "Premium" et qui apparaissent dans cette Maison Pernod Ricard.
Les acquisitions justement, c'est la clé pour n'importe quel groupe du CAC40 sur les dix dernières années pour rester dans la course ou la gagner. Mes rencontres avec Patrick Ricard ont débuté au début des années 2000 durant cette période, même si je connaissais déjà le groupe et ce fut une période intense : 2001, le rachat de 39,1% des activités vins et spiritueux de Seagram et acquisition de Wyborowa (Vodkas), suivi en 2005 d'Allied Domecq, en partenariat avec Fortune Brand, nouveau doublement de taille et devient le numéro deux mondial pour en 2008 avec Absolut (Vodka) devenir le co-leader mondial.

Dix années qui ont façonné ce groupe, lui ont donné un élan déterminant pour atteindre ce niveau, sans que Patrick Ricard ne soit omniprésent dans les medias et reconnu ou célébré par les fameux "Prix du meilleur Prix du plus ...". Et c'est sans doute ce qui est le plus étonnant dans cette aventure, la vraie "saga" Pernod Ricard, a été réalisée presque dans la discrétion, et ce n'est pas une tare, au contraire.
Patrick Ricard avait les idées claires sur sa stratégie pour changer la dimension du groupe, et il l'a fait sans doute en "étonnant son monde", et c'est finalement lorsqu'il est devenu co-leader mondial, que la plupart des medias réalisaient alors le parcours accompli. Une discrétion gagnante.

Bien sûr il n'est pas facile de parler "vins et spiritueux", sans parler alcoolisme, prévention, mais si chaque entreprise dans son secteur doit prendre en compte sa responsabilité, elle n'a pas non plus à "s'excuser" pour son développement mondial. Une vision et un positionnement. Comme le souligne le groupe, 2010 était l'année où "la région Asie et Reste du Monde devenait la première région du groupe".
Sans renier ses origines, le Pastis, le groupe a pu construire sa "Maison des Marques", et si le Pastis n'a pas conquis le Monde, le Whisky, encore loin du Cognac en Asie, a déjà confirmé tout son potentiel. Un groupe n'est pas là pour regarder le passé avec nostalgie, et ne pas évoluer, mais doit au contraire trouver dans ses racines, l'occasion d'évoluer pour se faire sa place au soleil.
Un groupe familial, avec ses règles de fonctionnement et qui parmi celles-ci a bien évidemment, le soucis de la transmission d'un certain savoir-faire, c'est ce qu'évoque Patrick Ricard, à la fin de cet interview, extraite d'une vidéo fournie par le groupe.


Pernod Ricard, dans le secteur des vins et spiritueux s'est donc fait une place prééminente, et ces dix dernières années ont été essentielles pour le groupe.
Le décès de Patrick Ricard au-delà de ses proches, aura des conséquences pour le groupe. C'est le lot des groupes familiaux qui s'ils ont la durée avec eux pour se transformer, ne maitrisent en revanche pas toujours le moment des transmissions. 
Pernod Ricard, qu'on se le dise, c'est bien plus que le Pastis, avec 18.000 collaborateurs et 107 sites de production, l'aventure continue.

Depuis la création du média Web TV, vous pouvez retrouver les vidéos concernant la stratégie de Pernod Ricard, notamment avec Gilles Bogaert qui a été le directeur Financier du groupe, via ce lien direct http://www.labourseetlavie.com :

mardi 3 juillet 2012

Interview de Frédéric Oudéa Pdg de la Société Générale

par Didier Testot.
Aux rencontres du Forum Paris Europlace 2012 , nous avons interrogé Frédéric Oudéa le Pdg de la Société Générale.

Sommet européen, union bancaire, Libor, Bale3, banque universelle, règlementation, traders, nous passons en revue l'actualité du secteur bancaire et la stratégie de la Société Générale.

Frédéric Oudéa Pdg de la Société Générale (3/07/2012)

Voici le transcript de l'interview réalisée le 3 juillet 2012: 

Web TV www.labourseetlavie.com : Frédéric Oudéa, bonjour. Vous êtes le Pdg de la Société Générale. Nous sommes avec vous aux rencontres Paris EUROPLACE où vous intervenez sur une table ronde qui concerne la réforme des marchés financiers et comment optimiser le financement de l'économie ?  C'est vrai que c'est le sujet crucial du moment, compte tenu de la crise économique et financière, de votre point de vue est-ce que ce qui s'est passé du côté européen a amélioré les choses ? On a parlé d'union bancaire, on a eu sauvetage de banques espagnoles, est-ce que l'environnement s'améliore de votre point de vue ?
Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : Alors, d'abord effectivement, le financement de l'économie européenne, c'est le grand défi des prochaines années. Et quand on dit financement de l'économie, c'est principalement bien sûr le financement des entreprises via les actions comme d'ailleurs le crédit. Alors, c'est vrai que, et c'est une très bonne chose, le sommet européen a été bien accueilli et probablement le résultat a été supérieur aux attentes. Le sommet européen, je pense d'abord, réaffirme l'engagement d'avancer dans une construction intégrée de la zone euro et de l'Europe, et deuxièmement, met en place effectivement des ingrédients, des éléments de cette intégration, notamment une union bancaire.
Alors, qu'est-ce que c'est que cette union bancaire ? C'est une supervision qui soit notamment confiée à un niveau qui dépasse le niveau national, et puis des mécanismes de solidarité qui rétablissent la confiance, préservent la confiance dans le secteur bancaire de la zone euro.

Web TV www.labourseetlavie.com : Du côté des banques, on pourrait dire que là cela ne s'améliore pas. On a eu un scandale du côté du LIBOR avec Barclay mis en cause, on a eu les pertes accrues de JP Morgan, on a l'impression que de ce côté-là, rien ne change. Est-ce que c'est votre point de vue ?

Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : Non, et là évidemment, la résonnante de ces différents sujets impacte à nouveau l'image des banques, mais je crois qu'il faut sérier les problèmes et prendre un peu de distance. Depuis le début de la crise, les choses ont profondément changé, les modèles des banques ont profondément changé et toutes les affaires dont on parle, certaines des affaires en tout cas, remontent à avant la crise d'ailleurs. Donc je crois qu'il faut bien entendu continuer à renforcer la sécurité du système, mais bien entendu aussi prendre en compte les enjeux attachés une nouvelle fois au financement de l'économie.
Une économie forte a besoin de banques, une économie forte a besoin de banques fortes. Le financement de l'économie européenne va dépendre dans les prochaines années de plus en plus des activités de marché, et l'enjeu bien entendu c'est justement que ces activités fonctionnent de manière efficace dans la zone euro et l'Europe de demain.

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors, avec ces derniers événements, vous comprenez que certains poussent effectivement à une séparation des activités de banque de financement et d'investissement, et des activités de banque de détail en disant que finalement ces activités de banque de financement ne sont pas contrôlées ou contrôlables même ?

Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : D'abord, le point fondamental c'est que justement effectivement elles sont contrôlables et il faut que le contrôleur fasse bien son travail. La régulation, la qualité de la régulation, la qualité des contrôles, c'est cela qui fait le système, in fine la résistance du système. Quand on regarde finalement les graves crises depuis cinq ans, elles viennent toutes de crises immobilières, que ce soit aux États-Unis, en Irlande, en Espagne. D'abord, la première des leçons, les crises immobilières c'est cela qui déstabilise notamment les systèmes bancaires. Et derrière la crise immobilière, c'est la qualité de l'origination du crédit. Donc, en ce qui concerne l'organisation des banques, ce que nous disons, nous, c'est que le modèle de banque universelle a montré sa solidité à travers la crise. Et nous pensons qu'il faut préserver ce modèle, un modèle tourné vers ses clients, un modèle qui ne se consacre pas à la spéculation, des activités purement spéculatives, mais ce modèle universel c'est celui qui est adapté à l'Europe.

Web TV www.labourseetlavie.com : Est-ce qu'il n'a pas montré ses failles justement puisque finalement il est assez récent ce modèle, il y a une quinzaine d'années ? Alors que l'on pourrait dire que de 1933 à 1999, avec le fameux Glass Steagall Act aux Etats-Unis, cette séparation, il n'y a pas eu de risque systémique, il n'y a pas eu de graves crises, et là finalement on vit la pire crise depuis 1929 avec ces nouveaux modèles.

Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : Je vous ferai observer que les grands sinistres bancaires sont le fait d'établissements spécialisés. Lehman n'est pas une banque universelle, Bankia qui vient d'avoir un problème, 23 milliards d'euros, ce n'est pas une banque universelle, c'est une banque de détail très simple, sans activités de marché, qui ne fait que du prêt immobilier.
Une nouvelle fois, le modèle de banque universelle, son intérêt c'est quoi ? C'est la diversification des activités. Il faut en matière bancaire être humble. On peut tous faire une erreur sur un crédit, il peut y avoir une perte sur les activités de marché, la matière bancaire ce n'est pas quelque chose si simple que cela. En revanche, le point important c'est justement d'éviter de faire une trop grosse erreur sur un risque donné. Le bénéfice du système universel, c'est justement la diversification du risque. Et puis, le bénéfice du système universel c'est aussi pour le client un accès à différents services avec un banquier qui lui ouvre les services de la banque.

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors, on pourrait dire qu'avec l'affaire JP Morgan, c'est encore un trader qui effectivement se retrouve mis en cause et les pertes de pratiquement 6 milliards. Donc est-ce que l'on peut contrôler cette activité-là ? Est-ce qu'aujourd'hui ce qui est arrivé dans certains dossiers peut et ne peut plus arriver parce là c'est tout récent et c'est encore un trader qui fait ce genre de choses ?

Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : Attendons d'abord d'y voir clair. Moi, je ne sais pas exactement quelle est ni l'ampleur de la perte, et les raisons de la perte.

Web TV www.labourseetlavie.com : Elle a grossi, ce que l'on peut dire c'est que par rapport à l'estimation …

Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : Attendons. Je doute en plus que ce soit un trader, ce n'est pas, à mon avis, un trader. Une nouvelle fois, le point important : est-ce que JP Morgan d'aujourd'hui a la capacité d'absorber cette perte ? C'est le cas puisqu'effectivement JP Morgan, une nouvelle fois, est une banque avec beaucoup de capital et des profits. Donc une nouvelle fois, le point important, je crois, c'est que il peut y avoir des prix qui conduisent à des pertes, il peut y avoir des activités de marché qui intrinsèquement conduisent à des pertes, le point important, il ne faut pas que la perte soit trop importante pour mettre en cause évidemment la sécurité de l'établissement bancaire, c'est cela le point important.

Web TV www.labourseetlavie.com : Alors vous parliez de résistance de ces banques universelles et en même temps on vous voit, vous, comme d'autres d'ailleurs, comme d'autres banques universelles, aller au guichet de la Banque Centrale Européenne pour chercher des liquidités, donc on se dit que la situation quand même n'est pas encore réglée ou loin d'être réglée ?

Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : Alors, la crise n'est pas terminée, on le voit bien, il y a une crise de confiance profonde dans la zone euro et il faut continuer à rétablir cette confiance. En ce qui concerne les liquidités de la Banque Centrale Européenne, c'est quoi ? C'est un filet de sécurité, c'est une assurance. C'est de se dire justement : « le système bancaire va pouvoir continuer à financer l'économie indépendamment de ce qui peut se passer concrètement sur la question de la confiance dans la zone euro et qui peut, potentiellement, temporairement, limiter l'argent qui arrive dans le système bancaire européen notamment. Donc c'est une très bonne chose, c'est un montant qui est finalement limité par rapport à la somme totale des prêts, et c'est une assurance. C'est comme cela en tout cas que les banques françaises ont utilisé cette facilité.
Web TV www.labourseetlavie.com : Est-ce que l'on ne reste pas finalement dans un déséquilibre structurel entre les dépôts et les crédits, justement pour financer vos activités de marché et toutes les activités à l'international ?
Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : Alors, vous mentionnez, à juste titre, un point très spécifique du système bancaire français, c'est qu'il a plus de crédits que de dépôts, et donc justement il n'y a pas un centime d'euro des Français, un centime de dépôt qui va financer des activités de marché.
Nous n'avons pas assez d'argent pour financer les prêts aux particuliers et les prêts aux PME, et ça, c'est vrai que c'est une faiblesse, ou en tout cas un des points sur lequel il faut corriger la situation française au regard de la nouvelle réglementation. Et comment il va falloir faire ? Il va falloir rapatrier plus d'épargne des Français sur le bilan des banques françaises, c'est un des enjeux des deux à trois prochaines années.
Web TV www.labourseetlavie.com : C'est pour cela que vous dites que vous n'êtes pas favorable à l'augmentation des dépôts sur le livret A. notamment.  On pourrait dire : "Où investir son argent aujourd'hui ?" Qu'est-ce que vous dites aux Français qui nous regardent : investir en bourse ? Où investir ? Parce que là, c'est de la liquidité, on sait quand on met sur son livret A et après on récupère l'argent ?

Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : Absolument. Je comprends très bien, moi, l'attitude des Français, mais en même temps, cela pose un vrai problème parce que une économie où l'épargne des Français, des acteurs, ne va ni sur les actions qui financent le développement des entreprises, la capacité à investir, ni dans les bilans bancaires pour alimenter le crédit, et qui va finalement sur un produit très liquide mais dont finalement l'utilisation est peut-être largement sous-exploitée, sous-optimisée, ce n'est pas sain. Il faut, une nouvelle fois que l'on ait des incitations fiscales au profit des financements longs, que ce soit les actions ou le crédit bancaire à destination des entreprises. C'est comme cela que l'on créera de l'emploi et c'est comme cela que l'on optimisera le financement de l'économie.

Web TV www.labourseetlavie.com : En conclusion, on voit qu'il y a eu des réformes aux États-Unis, il y en a eu au Royaume-Uni, pour la France, il n'y a pas de réforme nécessaire des banques universelles françaises ? Cela paraîtrait étonnant qu'il n'y ait aucune réforme, que l'on ne change rien en France ?
Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : Alors, d'abord, il faut évidemment sortir d'une logique nationale. Cet enjeu est européen, cet enjeu est européen parce que, on le voit, il faut raisonner Europe quand on parle financements, activités financières, et d'ailleurs encore une fois le sommet va, de ce point de vue, dans le bon sens en parlant d'union bancaire, cela veut dire une dimension européenne.
Alors, aujourd'hui il y a un groupe de réflexion qui a été mis en place au niveau de la commission qui est en train de regarder si au fond au-delà des réformes considérables de Bâle III, il faut rajouter quelque chose en complément sur l'organisation. Attendons les conclusions de ce groupe, et, à mon sens, c'est en fonction de ces conclusions, qu'il faudra décliner au niveau national des adaptations supplémentaires. Nous sommes de ce point de vue plutôt en faveur de règles Volcker à l'européenne puisque c'est déjà ce que nous faisons et que cela va dans le bon sens, à savoir limiter bien sûr les activités spéculatives. Ce n'est pas ce qui nous intéresse, nous nous intéressons à nos clients.

Web TV www.labourseetlavie.com : Merci Frédéric Oudéa d'avoir fait le point avec nos. On rappelle que vous êtes donc le PDG de la Société Générale.

Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale : Merci.

La vidéo de cet interview est ici : www.labourseetlavie.com

© Tous droits réservés Web Tv www.labourseetlavie.com 3/07/2012

lundi 18 juin 2012

La Bourse et les valeurs "hollandaises"

par Didier Testot
La Bourse et les socialistes, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les investisseurs ont pu apprécier ces périodes, la preuve en image avec ce graphique des années pendant lesquelles François Mitterrand a dirigé la France. La Bourse a connu l'une de ces meilleures périodes sous sa mandature.




Le quinquennat de François Hollande qui a désormais tous les pouvoirs (inédit pour les socialistes sous la Vème République) sera-t-il un bon cru pour les investisseurs ?

Christian Cambier Gérant chez Prigest
Christian Cambier le croit, il est gérant chez Prigest, selon lui les socialistes auront besoin des marchés financiers.


Extrait de la vidéo réalisée et diffusée sur la Web Tv http://www.labourseetlavie.com. 





Bourse - Crise - Europe : Face aux risques.


La vidéo complète : www.labourseetlavie.com

lundi 4 juin 2012

Un essai automobile en 2012 avec Audi à Monaco

par Didier Testot.
Dans les années 90, j'étais passionné d'automobiles, et je le reste.
J'avais créé dans le journal La Tribune une rubrique essais automobiles. Ce fut l'occasion pour beaucoup de journalistes de la rédaction de découvrir des voitures de rêves (Mercedes 500 SL, Jaguar Cabriolet ou Lancia Delta HF Turbo...) mais aussi des voitures de tous les jours.
Vingt ans après, l'occasion m'était donnée de venir participer à un nouvel essai automobile.
La passion étant intacte, j'ai accepté, et c'est la marque Audi qui réalisait cet essai avec l'A1 Sportback et des A6 notamment. Un essai sur une journée, levé très tôt pour un aller et retour Paris - Monaco.
A1 Sportback
Audi est devenu le numéro 1 du marché haut de gamme en France. Connu pour ses berlines, A4 ou A6, le groupe allemand est lui aussi descendu en "taille" pour proposer son A1. Une A1 fabriquée à Bruxelles dont la société espère vendre 15.000 exemplaires en 2012, dont 50% seront des Sportback.
L'année 2011 a été une année record au niveau du groupe et la marque très présente en Chine a vu ses ventes bondir de 37% dans ce pays.

La petite Audi Sportback complète donc la gamme A1 3 portes, et propose 4 ou 5 places au choix, 7 moteurs disponibles, 4 Essence et 3 Diesels (TDI). Pour un prix de 17.400 euros à 28.800 euros. Une Audi a un prix.
A6 BiTDI
De l'A6 à l'A1, il y a forcément une stratégie et des impératifs à tenir si l'on veut garder l'image de marque.

Lors de cet essai organisé à Monaco nous avons rencontré François Baquet, le Directeur des Relations Publiques qui est revenu sur la stratégie de la Marque ainsi que Jim Basté, un designer Audi, qui nous a éclairé sur les enjeux derrière les nouveaux modèles et la signature Audi, désormais reconnue.

C'est l'un des grands changements des dernières années pour Audi, aujourd'hui, la signature Audi est aussi dans les phares de chaque voiture. Une reconnaissance visuelle devenue déterminante.

L'interview de Jim Basté, Designer :



Quand à François Baquet, il revient sur l'actualité Audi à travers cet essai, la marque (très présente en  Chine) devrait connaître une excellente année 2012.



Et une journée de tournage, qu'est-ce que cela peut donner ?

Et bien à cette occasion, voici pour terminer, avec les images et le reportage, un aperçu plutôt original de cette journée, vu par Nicolas Simon, cameraman pour ce reportage réalisé pour LA BOURSE ET LA VIE TV.



mercredi 9 mai 2012

Bourse - Europe - Crise : L'heure de vérité pour la France

par Didier Testot.
Ce n'est pas ici que vous lirez un article plein de caricatures, ou auto-congratulant l'auteur, ce n'est pas dans le style de la maison. Le titre "heure de vérité" est simplement celui d'une réalité. Depuis 2008, malgré toutes les mesures et ou actions des gouvernements européens, nous avons désormais la certitude que rien n'est réglé, les investisseurs eux le savaient déjà.
Les politiques, dont le duo européen de tête Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont dans cette période, surtout gagné du temps et mis des rustines là où il fallait, sans pour autant changer les fondamentaux de l'Europe. L'Europe, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, est une Union monétaire avec des Etats qui ne peuvent pas trouver les moyens de leur croissance. L'austérité décrétée si elle peut être jugée légitime par les prêteurs, ne l'est plus par les peuples. Et sans ou contre les peuples, l'Europe ne peut pas avancer. La Grèce en est aujourd'hui un symbole, malgré elle, l'Espagne aussi.
Cette Europe qui ne fonctionne plus c'est celle "inventée" par l'Allemagne à son seul profit. En période de croissance, les autres Etats pouvaient s'en sortir, mais en période de crise, seule l'Allemagne tient la corde.

Photo AFP (Nicolas Sarkozy et François Hollande)
Nicolas Sarkozy qui montre la voie à François Hollande sur cette photo n'est sans doute pas mécontent d'en finir avec ce climat européen délétère. Il aura essayé de trouver des solutions, mais "sa" faiblesse, "notre" faiblesse est venue du fait tout simple que nous ne faisions pas le poids face à l'Allemagne, car depuis dix ans, nous avons attendu la crise pour tenter de nous réformer. Si il y a dix ans nous avions fait les "efforts", vilain mot en France, pour un Etat et des Régions plus efficaces et qu'un Gerhard Schröders de droite en France avait donné le ton, nous aurions alors pu dire à l'Allemagne qu'il fallait changer le système et que l'hétérogénéité de l'Europe devait conduire à des aménagements. L'Allemagne qui l'avait fait avec l'Allemagne de l'Est aurait pu l'admettre plus facilement. Une Union monétaire, n'est pas forcément, une Union où tous les membres avancent à la même vitesse. On admet aisément que la Californie n'est pas L'Arizona, mais pas que la Grèce n'est pas l'Allemagne.

En 2012 faute d'efforts, pas forcément identiques, car chaque pays doit trouver sa voie, François Hollande va tenter un coup politique dont la France a le secret et dont avec Nicolas Sarkozy elle s'était déjà illustrée, la politique des "coups" pour faire admettre aux autres que notre système que nous n'avons pas réformé, est le seul qui vaille. Oui il faut de la croissance en Europe, oui il faut que cette Europe donne de l'espoir plutôt que du désespoir qui amène les extrêmes au delà du folklore, à être en position d'arbitre. Il faudra donc aussi que la France prouve sa bonne foi, son intelligence pour se réformer, si elle ne donne pas de gages mais uniquement remue des épaules, la crise s'amplifiera, et tous les Français comme les européens vivront encore plus durement cette absence de vision politique.
A l'image des entreprises de notre pays, dont je côtoie depuis de nombreuses années les dirigeants (www.labourseetlavie.com) et que j'ai vu s'adapter à notre nouveau monde, la France (administration, Etat, collectivités, services publics,...) doit aussi le faire, pour le bien de tous. 
Quel homme politique a-t-il essayé une fois de faire en sorte qu'un Etat plus efficace au service de tous, soit moins pléthorique ? Pas beaucoup de noms à sortir du chapeau et pour cause depuis 1973, la fuite en avant nous a conduit à une seule image : la France symbolisée par le Coq, les pieds dans la merde et qui chante toujours fort !

Faisons un audit de ce qui marche, de ce qui ne marche pas, la Cour des Comptes le dit tous les ans, et avançons. Ensemble oui, mais avec lucidité, et croire qu'avec 60.000 fonctionnaires de plus on peut régler un problème et plus de 30 ans de fuite en avant, est illusoire. 
Des fonctionnaires efficaces oui, mais cela veut dire que là où ils vont être, on pourra mesurer leur nouvelle efficacité, sinon, désillusion à venir. Tout le monde sait que certaines personnes ne servent à rien dans l'Etat et les collectivités. Récemment, d'anciens fonctionnaires me parlaient d'un service au sein d'un Ministère, qui en était l'illustration. Cela se sait, il faut du courage pour expliquer que cela ne peut plus continuer. 

En 2007, la perspective d'un échec de Nicolas Sarkozy était le Front National, François Hollande peut n'être qu'un intermède, ou celui qui prendra conscience, que la politique doit changer, et devenir efficace dans la crise en mettant en oeuvre les mesures qui conduiront à plus de compétitivité, encore un mot qui fait peur, à côté d'une Allemagne qui a su elle profiter de l'Europe.
En Bourse, ou pour notre Dette, les investisseurs ne font qu'acter cette efficacité d'une politique, et sa crédibilité, on ne parle donc pas uniquement de rigueur mais bien aussi de croissance, mais comme notre dette est entre leurs mains, tout le monde, sans avoir fait Polytechnique ou l'Ena, comprend que c'est à eux que nous devons des comptes, comme à notre banquier, pour le particulier qui a un découvert.

Après les belles phrases, les débats sur la forme, les soirées électorales, voici le fond et cela commencera le 15 mai avec le nouveau Gouvernement. 
2007-2012 : soit la France se réforme, "le changement c'est maintenant" devient une réalité, ou alors "tout devient possible", mais là, le pire est plus probable que le meilleur. Et pas besoin d'être un intervenant médiatique des plateaux de Télévision pour le deviner. 
Juste un citoyen, journaliste, qui à travers ses invités, a vu notre Monde changer, et la France garder ses illusions. 

mardi 1 mai 2012

Bourse - Dette - Europe : Regard de dirigeants d'entreprises sur leur stratégie

par Didier Testot

Bourse - Dette - Croissance, malgré le rebond du début d'année, plus technique que sérieux, les investisseurs ont pu douter à nouveau des perspectives de l'économie mondiale, et notamment de la zone euro qui reste avec ces problématiques de dette et de croissance.
2012 ressemble pour l'instant à 2011, un départ euphorique et des doutes, c'est surtout le signe que les questions essentielles pour sortir de cette crise ne sont pas réglées.
Du côté des entreprises en revanche, toutes ne se valent pas, et c'est là que l'on pourra se rendre compte de celles qui pourront en 2012 continuer leur croissance, la consolider, voire la renforcer. Après Bruxelles, c'est à Paris que nous avons rencontré des dirigeants d'entreprises. Dans des secteurs très divers.
Certaines entreprises ont revu leur business model, d'autres se sont adaptées à leur nouvel environnement, la crise est là mais toutes doivent faire avec. Un éclairage pertinent au-delà des mouvements de marchés. Comme toujours, la crise permet à certaines entreprises de consolider leur croissance, à d'autres de conquérir de nouveaux marchés, et ce même si les questions de dettes et de croissance, en Europe, pour le moins, resteront au coeur des inquiétudes des investisseurs.
Nos invités témoignent.

Des smalls et midcaps, avec les dirigeants d'entreprises en vidéos.

Galliane Touze Secrétaire Général Econocom
Marc Verdet Président Directoire Groupe Traqueur


Rik de Nolf Administrateur Délégué Groupe Roularta
Julien Meriaudeau Directeur Général SQLI


Gérard Soula Pdg Adocia
Alain Falc Pdg Bigben Interactive


Alain de Salaberry Président Directoire Quantel
Rodolphe Peiron Directeur Financier Capelli


Guy Chifflot Pdg Orapi
Philippe Brégi Pdg Egide
Technologie, Immobilier, Media, Biotechnologies, Jeux vidéos, sécurité, Services informatiques, systèmes d'information....Des univers, des stratégies.

lundi 9 avril 2012

Des dirigeants d'entreprises interrogés lors de l'European Midcap Event à Bruxelles

par Didier Testot


"Délocalisation" de la Web Tv www.labourseetlavie.com chez nos voisins belges à Bruxelles, pour cet évènement qui nous a permis de rencontrer de nombreux dirigeants d’entreprises, évènement organisé par CF&B Communication pour le compte de NYSE Euronext. 

L’occasion de découvrir des sociétés belges et leurs dirigeants dans divers secteurs : 

 - Xavier Mertens Administrateur délégué de Home Invest Belgium, foncière spécialisée dans le résidentiel locatif.

- Patrick Maniquet Pdg de Green Energy 4 Seasons, spécialiste du photovoltaïque en Wallonie :

- Gool Santchurn President & Ceo Evipco, dans le recyclage avec un concept intéressant sur le lieu des distributeurs.

- Bernard Van Diest est le directeur financier du groupe Hamon, spécialiste notamment des systèmes de refroidissement dans l’industrie. Désormais lorsque vous verrez une tour d’une centrale nucléaire en France, vous saurez qu’il s’agit sans doute d’un système Hamon et non EDF ! Hamon qui a été fondé à l’origine par deux frères bretons. Voilà pour les sociétés belges.





Pour les sociétés belges : Midcap Event.

Francis Bader, le Pdg de CF&B Communication nous donne son point de vue sur l’importance de ce genre de rendez-vous émetteurs et investisseurs. 
Marc Lefèvre, le Directeur du listing Europe chez Nyse Euronext, revient sur l’actualité de la place de Paris à travers les initiatives pour améliorer la visibilité des Small et Midcaps.

Des entreprises françaises étaient également présentes : 

- Thierry Lambert le Directeur Général Adjoint de Naturex nous a donné son éclairage après la publication de ses résultats annuels. En primeur pour vous : 
- Nicolas Fellman Directeur Financier de BioAlliance Pharma sur la stratégie.
- Marc le Bozec Directeur Financier de Cellectis sur les récentes actualités.
- Jérôme Marsac Pdg de Cybergun explique la nouvelle stratégie de la société 

Enfin éclairage sur l’activité de SIPH avec Frédérique Varennes Secrétaire Général de la société, spécialiste des plantations d’hévéas.

En Belgique comme en France, les Midcaps ont besoin de parler avec des investisseurs pour se faire connaître. C'est un challenge important pour la place de Paris comme de Bruxelles, maintenir l'intérêt pour ce segment, qui de plus en plus est ignoré par les grands investisseurs internationaux. Les particuliers déçus par la Bourse devraient s'y intéresser, car très souvent les activités de ces entreprises sont parfaitement compréhensibles, de même que les marchés qu'elles adressent.



La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...