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jeudi 2 février 2012

Le luxe se porte bien, LVMH ne connait pas la crise

par Didier Testot
De retour de la conférence de présentation des résultats annuels 2011 de LVMH, où je devais interviewer le pdg du groupe Bernard Arnault, nous en reparlerons à l'occasion, voici finalement quelques extraits de la conférence qui montrent que le groupe se porte bien, la croissance de toutes les activités est effectif en 2011. Bernard Arnault le pdg de LVMH a indiqué que le mois de janvier était également sur la même tendance.



Autre sujet abordé forcément, les questions sur la stratégie du groupe, si dans l'extrait ci-dessus, Bernard Arnault, Pdg de LVMH, évoque Bulgari, comme la "dernière grande marque" qu'il a pu acheter, laissant entendre qu'il n'y en avait plus, et du coup répond sur le sujet de sa position sur la participation dans Hermes. Une participation "amicale" selon lui.



Autre sujet évoqué, le dossier de reprise Lejaby par un fournisseur de Louis Vuitton, créer de l'emploi en France, Bernard Arnault en est fier, malgré selon lui des commentaires qu'ils jugent déplacés sur ce sujet. Sa réponse avec ses convictions et une pic à l'égard des medias, de la gauche et de la droite.



Un secteur du luxe très en forme en ce début d'année 2012. Est-ce vraiment paradoxal ? La crise économique et financière est exceptionnelle et historique, mais pour certains patrimoines déjà constitués ne modifie en rien leur puissance de feu.
Reste que dans le pire de la crise, en 2009, certains avaient changé leur comportement, n'hésitant pas à faire quelque économies y compris au plus haut niveau, ce qui pouvait se concrétiser par un yacht au large de la Corse, restant en mer plutôt que payant une taxe portuaire !  Trois ans après, la croissance mondiale étant toujours là, les comportements ont donc changé, au bénéfice de groupes de luxe comme LVMH, qui avec sa marque Louis Vuitton est en mesure de créer des listes d'attente pour certains produits exclusifs.

dimanche 29 janvier 2012

A Tribute to Tribune de l'Expansion, Tribune Desfossés & Tribune

par Didier Testot
C'est donc ce lundi que la Tribune tire sa révérence, après plusieurs années délicates, des capitaines qui se sont succédés, sans pouvoir inverser la tendance. Plutôt que de se laisser aller au désespoir, qui ne fera pas revivre la Tribune que l'on a connue, j'ai voulu ici même, témoigner, et d'abord en retrouvant des "Unes" que j'ai gardées, car la Tribune avait en son temps déjà révolutionné la presse quotidienne avec la couleur, c'était en 1992. Tiens, la Tribune valait 6 francs !


En vrac,  La Tribune de l'Expansion avec Jean-Louis Servan Schreiber, une indépendance de la rédaction à son top, le Crédit Lyonnais n'avait pas aimé certains articles, il (NDA JLSS) n'en avait jamais fait part à la Rédaction, une époque ! La couleur, et la nouvelle maquette, déjà on s'imaginait cliquer dans les rubriques, une vraie nouveauté, avant que tout le monde le fasse. Le scoop en Une d'Accor, un souvenir d'un faux "off" qui n'en était pas un et les appels désespérés d'Accor ensuite qui n'avait pas apprécié qu'on écrive le "on" en Une ! Un moment fort. Comme la bataille, tous les jours, avec nos confrères des Echos, pour savoir qui de l'autre avait le plus d'informations pertinentes.

Puis vint la fusion de la Cote Desfossés avec la Tribune, encore une autre histoire, marquée par une fusion d'un acheteur Georges Ghosn, qui s'était rêvé numéro un, sans en avoir les moyens. Ceux qui ont comme moi vécu la fameuse soirée rue Notre-Dame des Victoires, où le tout Paris de la communication se pressait, pour la fusion de ses deux quotidiens, ont en mémoire les fumées des cigares et le bon vin qui coulait à flots, et les notes de frais à la volée !

La suite, presque évidente, la presse quotidienne coûte cher, et sauf à en être un mécène, cela ne tient pas. LVMH par l'intermédiaire de son fondateur Bernard Arnault fut le dernier sauveur de la Tribune, il eut lui aussi comme ses prédécesseurs, ce handicap d'avoir un actif "challenger" courant derrière les Echos, sans avoir pu trouver la faille pour sans le dépasser en termes de ventes au numéro, pouvoir l'égaler.
Son arrivée  me donna l'occasion de quitter le navire fin 1993 lors de la clause de conscience des journalistes qui avait été ouverte, pour rejoindre le gendarme de la Bourse (la Commission des Opérations de Bourse), en tant que porte-parole.

Lorsque Alain Weill reprit la Tribune, j'avais eu l'impression que compte tenu de son expérience réussie dans les médias (RMC, BFM TV,...), il trouverait les synergies pour consolider son empire de presse.
Je fus donc très étonné quand il jeta l'éponge, deux ans après sur des motifs qui restent obscurs : "la pérennité du titre demande une implication totale (...) c'est un travail à plein temps", pouvait-on lire dans ses déclarations. N'était-ce pas ce qu'il avait déjà fait avec RMC, son diamant éternel ?
Bien plus tard, je croisais un ancien dirigeant d'un des plus grands media TV, et lorsque j'évoquais cet évènement avec lui, il me confiait avec force : "Il n'a pas voulu déposer le bilan, cela aurait fait tâche sur son parcours et sa success story..."
RMC, BFM TV, la Tribune...pourtant un sacré trio mais l'Histoire, on ne la refait pas. Valérie Decamp, à qui Alain Weill céda la Tribune, avec un peu de cash, mais en pleine tourmente économique et financière, malgré ses efforts, n'a pas pu arrêter le mouvement.

Si l'on regarde de près la photo de la Une de la Tribune, on y voit "Presse, Alcatel s'intéresse au Point".
En 2012, les medias intéressent toujours les entreprises, mais notre écosystème médiatique a changé. Tout ne se passe plus ni au 20 heures de TF1, ni dans les journaux quotidiens. Sans que le Web ait tout remplacé, ce qui serait présomptueux, il a déplacé les centres d'intérêts des lecteurs.
La crise économique et financière, si elle rend compliqué l'achat d'un quotidien, n'empêche pas les lecteurs de consulter des quotidiens gratuits et leurs smartphones payants pour se tenir au courant de l'actualité et la partager. Ce nouveau mode de consommation, s'il est une réalité, n'empêche pas les marques de media qui ont des choses à dire de se faire une place sur internet qui joue comme un redistributeur de cartes, car rien n'est acquis.

Le journaliste qui a fait quelques "Unes" dans la Tribune et a écrit de nombreux articles, est le même qui depuis 2009, choisi Internet pour lancer une Web TV et a depuis enregistré plus de 1.000 interviews vidéos de dirigeants d'entreprises, d'experts sur les marchés, d'intervenants divers, de l'humour, de la pédagogie... créant ainsi www.labourseetlavie.com, une base de données unique sur la Bourse, l'Economie, et les Entreprises.
On pourra longtemps débattre de la place des medias, la disparition de la Tribune papier, c'est d'abord une pluralité d'informations et de sources en moins.
Si elle survit sur le net, ce que je lui souhaite, nous aurons peut-être l'occasion de nous retrouver autour d'un "Alla santé du confrère..." et partager ensemble des savoir-faire.

Pace e Salute

Didier Testot d'intérêt à 6% pour ceux qui ont joué à ce jeu à la Tribune !

vendredi 27 janvier 2012

Bulle immobilière : l'interview de Jean-Luc Buchalet Co-fondateur de PrimeView

Immobilier : Jean-Luc Buchalet Co-fondateur de PrimeView - Vidéo

par Didier Testot
Pour le secteur immobilier, lorsqu'on parle de bulle, la plupart des professionnels répondent, le marché est sain ! Pourtant nul ne conteste que la pierre a pu servir de valeur refuge, plus que de coutume, en raison de la gravité de la crise économique et financière qui a fait peur, et conduit par réflexe, à se dire, j'achète de l'immobilier, au moins la pierre, c'est sûr. Délaissant par la même les autres actifs financiers (actions, assurance-vie, etc...).
Interview Tv www.labourseetlavie.com
Jean-Luc Buchalet Co-fondateur de PrimeView

Alors lorsqu'un cabinet indépendant d'analyse explique que la bulle immobilière née en quelque sorte d'une situation extraordinaire, a une fin, et que les prix, en moyenne, pourraient baisser de 20% en France, cela interpelle. Je vous invite donc à débattre de cette analyse de Jean-Luc Buchalet Co-fondateur de PrimeView.
Un regard décalé si l'on en juge par toutes les déclarations récentes des acteurs de l'immobilier, donc forcément à voir !

http://www.labourseetlavie.com/Videos/Analystes-et-economistes/video-Jean-Luc-Buchalet-Co-fondateur-de-PrimeView

mardi 17 janvier 2012

Web Tv www.labourseetlavie.com : Cap des 1.000 vidéos franchi

par Didier Testot.
Pour finir notre série d'interviews de dirigeants d'entreprises rencontrées lors de l'évènement Oddo Midcap  Lyon le 5 et le 6 janvier 2012, voici les nouvelles vidéos avec nos invités : Virbac, Vranken Pommery, Sword Group, Bastide, Mauna Kea Technologies ou Synergie.

La Web Tv www.labourseetlavie.com continuera donc en 2012  de vous apporter ce contenu vidéo unique, des débats de qualité et des invités qui ont des choses intéressantes à dire.
Web TV www.labourseetlavie.com
De retour de Lyon, pour l'évènement Oddo Midcap que je couvre depuis de longues années, ce sont donc pas moins de 18 dirigeants d'entreprises (Virbac, Vranken Pommery, Eurofins, Bastide, Mauna Kea Technologies, Synergie, Sword Group, GFI Informatique, Mr Bricolage, Lisi, Neovacs, Manitou, Toupargel, Groupe Open, Assystem, PSB Industries, Trigano) qui ont répondu à mon invitation pour venir parler de leur année 2011 et des perspectives 2012. Des entreprises dans tous les secteurs, ce qui vous donnera un aperçu très différent de ce que vous pouvez notamment entendre sur les chaines d'information en ce début d'année. 
Oui nous avons perdu notre AAA, mais il n'y a aucune surprise, si ce n'est la date, mais sur le fond, tout le monde savait que nous allions en arriver là.
C'est pourquoi il est plus utile de comprendre la stratégie des entreprises et la manière dont elles comptent passer cette année, que d'épiloguer sur la France en "faillite" depuis 2007.

Avec ce début d'année déjà très actif, nous avons dépassé le cap des 1.000 vidéos, avec plus de 420 vidéos de dirigeants d'entreprises. Ce qui fait de ce site www.labourseetlavie.com une base de données unique depuis 2009. Et le premier media dans cette catégorie Bourse, Economie et Entreprises, par la profondeur de ce contenu, particulièrement utile dans cette période économique troublée. 
Un gérant croisé récemment me faisait remarquer la qualité de ce contenu, et nous encourageait à continuer sur cette voie. Bien entendu, nous irons encore plus loin. 
Côté contenu, vous pouvez vous attarder sur les débats économiques déjà mis en ligne, avec des dirigeants d'entreprises qui ont pris le temps de s'expliquer dans le magazine "L'Économie en VO"

Pour finir des Voeux 2012 en trois A : Amour, Amitié, Affaires.....

lundi 9 janvier 2012

Dirigeants : interviews vidéos sur 2011 et perspectives 2012

par Didier Testot

Lors du Forum Oddo Midcap 2012, qui s'est tenu à Lyon du 5 au 6 janvier, nous avons interrogé de nombreux chefs d'entreprises pour évoquer avec eux le déroulement de l'année 2011 marquée par une nouvelle crise financière, et également les perspectives 2012.

Ce sont donc pas moins de 18 dirigeants d'entreprises (Virbac, Vranken Pommery, Eurofins, Bastide, Mauna Kea Technologies, Synergie, Sword Group, GFI Informatique, Mr Bricolage, Lisi, Neovacs, Manitou, Toupargel, Groupe Open, Assystem, PSB Industries, Trigano), qui ont répondu à notre invitation pour venir parler de leur année 2011 et des perspectives 2012. Un panorama de l’économie et des entreprises qui s’adaptent à ce nouveau monde, plus volatile, mais aussi  porteur d’opportunités.


Retrouvez ce contenu vidéo, un autre regard sur l’actualité économique et financière qui saura vous convaincre d’allumer votre Télé sur Internet pour l’actualité économique et financière via www.labourseetlavie.com


mardi 27 décembre 2011

The Flying Man (le fameux homme volant) at Fort Lauderdale (Florida) December 2011



par Didier Testot
Nice moment with the flying man in the water at Fort Lauderdale, nice view, and incredible man. Like to do it too. I've discovered that this product was created by Jetlev company.
Envie de jouer à l'homme volant, La BOURSE ET LA VIE vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année.
Un idée de cadeau ? 99.500 dollars tout de même mais pour faire mieux que James Bond, y a pas de prix. Vivement que l'euro remonte !

Bourse : Comment investir en 2012 ?

par Didier Testot.

Sans attendre le 31 décembre 2011, et tout en me gardant bien de donner des conseils boursiers, je suis journaliste de métier, le conseil doit être réservé à des professionnels aguerris, la période me semble propice pour évoquer avec vous ce que sera 2012, avec des certitudes. Un petit retour en arrière s’impose tout de suite : La crise de 2008 aurait du conduire pour la France à un changement de cap.

Face à ce bouleversement, il aurait fallu à ce moment-là prendre les décisions nécessaires pour mettre la France en situation de ne pas dépendre des marchés financiers. Trois ans : 2009, 2010 et 2011, nous aurions pu d'après ceux qui se sont penchés sur "l'affaire" de la dette publique, pendant trois ans diminuer de manière drastique nos dépenses publiques pour redonner de l'air au tissu privé. Tous les Français l'ont compris, ils savent bien que lorsqu'ils dépassent le seuil toléré par leurs créanciers, ils risquent gros. L'Etat lui, avec ses politiques rois de la dépense, n'a jamais cru bon d’évaluer sérieusement ses politiques publiques.
Affiche de campagne de François Mitterrand 1981

Les investisseurs ont-ils été plus raisonnables ? Pas vraiment, ils étaient déjà dans l’idée que l’année 2011 verrait une reprise, certes, nous en avons eu un bref aperçu au premier semestre, mais tellement bref, qu’il a déjà été oublié.

Alors en cette fin d’année comment envisager 2012 ?

Je  parlais de certitudes. Oui 2012 ne sera pas conforme aux prévisions, c’est un classique. Il n’est pas possible de prévoir des éléments exceptionnels comme en 2011 avec Fukushima au Japon notamment. Mais la Grèce, comme la zone euro et sa problématique de dettes publiques, n’était pas exceptionnelle, simplement, elle est venue au centre de toutes les questions des investisseurs.

C’est sans doute d’un nouvel environnement que nous devons évoquer :

-       De la volatilité, de l’argent qui circule, mais qui ne s’investit pas assez dans les entreprises.
-       - En France, une année électorale, jusqu’à son résultat, qui sauf surprise, verra la rigueur s’installer.
-       De la prudence, dans l’attente d’un retour de la confiance, seule clé pour retrouver le moral, la consommation, même si le chômage risque de rester à des niveaux élevés.
-      
Voilà pour quelques certitudes, l’investisseur en a-t-il ? Il doit comme lors de crises importantes retrouver les réflexes du professionnel, et diversifier ses actifs. Ceux qui ont cru que le « Scellier » était la panacée en savent quelque chose là ou les programmes ne se louent pas.
Pas de miracle, du bon sens, investir dans des produits ou des sociétés que l’on comprend. Et si l’on veut être contrariant, mieux vaut avoir des liquidités pour faire face, car avoir raison contre tout le monde peut être dangereux. Diversifier, garder des liquidités, penser horizon d’investissement, disponibilités de l’argent investi, il y a toujours des opportunités d’investissement, seul le timing compte, crise ou pas crise.
Des entreprises aujourd’hui massacrées en Bourse, ne feront pas faillite, est-ce le moment de les acheter ? ce n’est pas sûr, si l’on cherche un retour rapide sur investissement. Tout est question de dosage, pour que l’investissement soit au final une source supplémentaire de revenu et non un handicap pour des projets.
Prendre son temps, voire du recul avec ses opportunités d’investissement, se mettre des limites à la hausse comme à la baisse, retrouver le sens de l’investissement, c’est sans doute la clé dans des marchés qui resteront compliqués, parfois « irrationnels » comme le disait l’ancien Président de la Réserve Fédérale, Alan Greenspan.
Car si l’on a la chance de voyager un peu, on peut dire que le Monde continue de tourner, la croissance économique mondiale reste importante, ce n’est pas parce que les Etats-Unis, la Zone Euro, ont des problèmes à régler que le reste du Monde s’est arrêté de tourner.
Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, Carpe Diem, et vous donne rendez-vous dès janvier 2012 avec le sentiment de dirigeants d’entreprises, au contact de la réalité.

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...