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lundi 26 septembre 2011

Débat Economique : La Mondialisation et ses conséquences pour les entreprises et les salariés.

par Didier Testot.


Paris, le 26 septembre 2011

Débat économique exceptionnel dans le cadre de L’économie en VO sur la Web Tv www.labourseetlavie.com : La Mondialisation et ses conséquences pour les entreprises et les salariés.

Numéro exceptionnel de 52 minutes mis en ligne pour le Web en trois parties et de nombreux extraits des moments forts de l’émission, le magazine d’information « L’Économie en VO » s’est intéressé à la Mondialisation et à ses conséquences.

On en parle beaucoup après notamment ce qui s'est passé cet été sur les marchés financiers. Comment la France peut-elle retrouver de la compétitivité autrement que par des mesures classiques et peut-être mieux profiter de cette mondialisation puisque la croissance est là, mais pas forcément en Europe, pas forcément aux Etats-Unis ? Les trois invités qui ont participé à cette émission sont Bertrand Collomb qui est Président d'honneur de Lafarge, François Enaud, PDG de Steria, et François Martin, consultant international.

Voici quelques extraits du débat économique :

Pour Bertrand Collomb (Président d’honneur de Lafarge), « les entreprises ont eu des problèmes, des problèmes de ce type-là, il fallait à la fois réduire les coûts et puis il fallait augmenter les ressources humaines, augmenter le marketing,… Il n'y a pas de solution. Et bien si il y a des solutions, la solution ça s'appelle l'efficacité. Et en fait moi je refuse de dire qu’il y a un problème d'abandonner notre modèle social, nous avons un problème de solidarité et d'efficacité. Nous voulons maintenir de la solidarité mais la solidarité cela peut être efficace ou cela peut être inefficace. Ce dont il faut se débarrasser, ce sont les modèles inefficaces de solidarité ».

François Enaud (PDG de Steria) : "Mais l'équation doit aller bien au-delà. Je pense que (…) finalement l’enjeu c’est cette capacité à s'adapter rapidement, à remettre en cause son modèle, à repenser ses atouts, donc à changer."

François Martin (consultant international) à propos des salariés : "Ceci a totalement disparu parce que aujourd'hui en fait le salarié reçoit à plein le risque de la mondialisation. Donc, pour moi, il est quelque part devenu un co-investisseur de fait de l'entreprise. Il donne son travail à l'intérieur de l'entreprise mais pour autant il n'est pas rémunéré par rapport à son risque c'est-à-dire que le système n'est pas considéré comme naturel, que si l'entreprise gagne beaucoup, ses salaires vont être explosifs, par contre que si l'entreprise perd, lui il perdra son job. "

Bertrand Collomb (Président d'honneur de Lafarge) : " Oui. Les entreprises elles vivent dans la mondialisation depuis disons au moins 25 ans. Cela a été un mouvement considérable qui a été quand même une source d'opportunités extraordinaires. Et les Français, cette mondialisation, ils s'en rendent bien compte parce que vous savez quand même quand ils ont leur téléphone mobile, quand ils ont leur iPad, etc., ils savent bien que tout cela c'est le résultat d'un énorme mouvement technologique d'innovations, etc. qui est mondial."

François Enaud PDG de Steria : "Finalement on associe trop l'entreprise d'aujourd'hui, et c'est une affaire très certainement de communication, on associe trop l'entreprise à sa performance financière et on ne l'associe plus à ce qu’elle fait et à sa raison d'être, c'est de produire des services ou des biens, et cela c'est un vrai problème parce que l'image que l'on se faisait de l'entreprise il y a quelques années, vous l'évoquiez, qui effectivement l'entreprise était vraiment vertueuse parce qu’on l’associait aux produits qu’elle fabriquait, aux services qu’elle développait. Aujourd'hui on ne l'associe plus qu'à des résultats financiers et c'est une affaire de com.".

Bertrand Collomb (Président d'honneur de Lafarge) : "Le monde de l'entreprise et le monde financier sont deux mondes différents. Et depuis le début de cette crise, la difficulté c'est de savoir quel impact la crise financière aura sur l'économie réelle, l'économie physique, le monde de l'entreprise ».

François Enaud (PDG de Steria) : « Même dans une entreprise, vous avez un avantage compétitif un jour donné, si vous ne le travaillez pas en permanence cela devient, cela peut devenir rapidement votre talon d'Achille. Il en va de même au niveau d'une nation, on a de vrais atouts, c'est vrai, attention que cela ne soit pas, que cela ne devienne pas des faiblesses faute de les avoir observés et de les avoir faits évoluer comme il faut ».

François Martin (consultant international) : « Voilà c'est cela effectivement. Donc moi je n'ai pas dit « mondialisation sans risque, » j'ai dit « mondialisation sans peur » parce que je pense que nous vivons très bien avec les menaces que nous connaissons depuis longtemps. Quand on sort de chez soi, on est en risque. Quand on a une maladie, on est en risque. Donc on vit très bien avec le risque. Le problème c'est que l'on vit mal avec le risque que l'on ne connaît pas. Donc je pense qu'il y a un gros effort de pédagogie qui est à faire par rapport aux risques de la mondialisation ».

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A propos de « l’Economie en VO » : magazine d’information économique, en partenariat avec la Banque Palatine, banque des entreprises et du patrimoine, d’une durée de 26 minutes avec des dirigeants d’entreprises.

vendredi 16 septembre 2011

L’économie en Vidéos sur la Web Tv www.labourseetlavie.com

par Didier Testot.


Crise financière, crise économique, plongeon de la Bourse, vous avez besoin d’un éclairage sur ce qui se passe, sans caricatures ni approximations, la Web Tv www.labourseetlavie.com, répond à vos attentes. Dans un environnement aussi perturbé, il faut prendre du recul.


Au sommaire des dernières vidéos réalisées, de nombreux dirigeants d’entreprises invités dans tous les secteurs de l’économie.

Groupe Crit (travail temporaire), Ausy (conseil technologies), Lanson-BCC (Champagne), Evolis (personnalisation de cartes), Inter Parfums (créateur et distributeur), Actia (électronique), Groupe Open (ssii), Assystem (R&D externalisée), et bien d’autres encore. Des interviews qui donnent le ton dans différents secteurs sur la façon dont les dirigeants d’entreprises font face à la crise financière et préparent l’avenir.

Des dizaines de vidéos récentes à voir en un clic : www.labourseetlavie.com

La Bourse, pas facile de s’y retrouver, posons les questions essentielles à nos invités. Retrouvez des vidéos Bourse récentes avec Robeco Gestion, Entheca Finance, CCR AM, Lazard Frères Gestion, Fidelity Gestion, UFG-LFP, Mandarine Gestion…un clic : Bourse

Pour l’économie, même démarche avec Oddo et Cie et Aurel BGC nos invités : Economie

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Prochain événement sur la Web Tv : un débat sur la mondialisation et la compétitivité dans le cadre du débat économique l’Economie en VO.

dimanche 11 septembre 2011

Bourse : le pire arrive

par Didier Testot.
Malgré les déclarations du G7, il semble que le pire arrive en Bourse, pourquoi ? Parce qu'une agence de notation Moody's va frapper les banques françaises ? L'Allemagne laisse filtrer que le défaut de la Grèce n'est pas tabou ?
On pourrait trouver des dizaines d'informations qui confortent les "bear" dans leur approche. Comment justifier que le Bund allemand soit en dessous de 2% ?
Rien ne marche comme prévu par les politiques et par les autorités monétaires, la BCE venant la semaine dernière de montrer qu'elle n'était pas unie. Que peut-on trouver du côté positif ? A part les entreprises, rien.
Reste toujours la volonté de se lever chaque matin pour faire quelque chose d'utile pour soi et pour sa famille. C'est déjà beaucoup.

samedi 3 septembre 2011

Bourse : un calme précaire, et côté entreprises ?

par Didier Testot
Si l'été a réservé pour le mois d'août une mauvaise surprise aux investisseurs qui avaient choisi de profiter d'un bain de soleil, le calme de la rentrée s'est vite transformé en défiance permanente à l'égard de statistiques macroéconomiques qui ne font à ce jour que confirmer la "panne" de croissance de l'économie américaine et de la zone euro. Rien n'a changé m'ont dit plusieurs interlocuteurs, la dette privée est aujourd'hui publique, les Etats doivent donc la réduire, sans casser la croissance, une équation qui paraît impossible.
Du côté des entreprises, le son de cloche est différent, notamment pour celles qui ont une activité forte à l'international (cf Pernod Ricard) et peuvent profiter de la croissance des pays émergents qui reste soutenue.
La prudence pour les entreprises plus européennes vient sans doute du fait que la crise de 2008 n'a pas été prévue, et que rien ne dit que cette année 2011 n'en réserve pas une autre, je parle de crise financière.
Sur la Web Tv, nous avons comme chaque année, rencontré de nombreux dirigeants et la diversité de ces témoignages permettent de mieux comprendre comment les entreprises réagissent, s'adaptent à leur nouvel environnement.
Voici donc un florilège de commentaires avec les dirigeants d'entreprises qui sont venus nous parler de leurs résultats et des perspectives.



Jeudi 01 Septembre 2011 17:42:00 - Gilles Bogaert Directeur Général Adjoint en charge des Finances Pernod Ricard

01/09/2011Gilles Bogaert Directeur Général Adjoint en charge des Finances Pernod Ricard

Pernod Ricard : Résultats annuels 2010/2011






Mais aussi Fleury Michon, Osiatis, Rubis, Mr Bricolage, Compagnie Lebon ou Bourbon.

  • Jeudi 01 Septembre 2011 20:59:00 - Régis Lebrun Directeur Général de Fleury Michon

    01/09/2011Régis Lebrun Directeur Général de Fleury Michon

    Fleury Michon : résultats semestriels 2011
  • Jeudi 01 Septembre 2011 20:37:00 - Jean-Maurice Fritsch Co-Président d'Osiatis

    01/09/2011Jean-Maurice Fritsch Co-Président d'Osiatis

    Osiatis: Résultats semestriels 2011
  • Jeudi 01 Septembre 2011 20:36:00 - Jacques Riou Co-Gérant Rubis

    01/09/2011Jacques Riou Co-Gérant Rubis

    Rubis : Résultats semestriels 2011


Jeudi 01 Septembre 2011 20:10:00 - Jean-François Boucher Pdg Mr Bricolage

01/09/2011Jean-François Boucher Pdg Mr Bricolage

Mr Bricolage : Résultats semestriels 2011







Mercredi 31 Août 2011 19:08:00 - Jean-Marie Paluel-Marmont Pdg de la Compagnie Lebon

31/08/2011Jean-Marie Paluel-Marmont Pdg de la Compagnie Lebon

Compagnie Lebon : Résultat semestriels







Mercredi 31 Août 2011 18:26:00 - Christian Lefèvre Directeur Général Bourbon

31/08/2011Christian Lefèvre Directeur Général Bourbon

Bourbon : résultats 






D'autres viendront nous parler au cours des prochaines semaines, les entreprises n'ont pas la même vision que les financiers aujourd'hui. Pour aller vite, les financiers ont peur, les entreprises continuent d'aller chercher la croissance là où elle est, en prenant des risques mesurés.

A suivre

Bonne rentrée en vidéos.

jeudi 11 août 2011

Bourse : Dans la fureur de l’été

par Didier Testot


C’était écrit depuis quelques jours, la période de turbulences en Bourse allait être sévère et d’un classique lorsque les investisseurs, ceux qui sont présents sur le marché, rappelons-le, avaient décidé de vendre en attendant d’y voir plus clair. En l’occurrence, il s’agissait que les politiques, après les banques centrales, puissent répondre à leurs attentes. Vœu pieu on le sait car le temps du politique n’est pas celui des investisseurs au jour le jour. Les réponses du genre « tout va bien on est fort »  suivez mon regard, n’ont donc aucune prise, car ce ne sont pas des éléments susceptibles de changer la donne face à l’avalanche d’ordres de vente.
Les rumeurs malsaines sur la Société Générale, démentie par la Banque  dans la soirée, ou sur la note de la France, font partie de ces périodes troublées des marchés.
Les rumeurs ne fonctionnent que lorsque ceux qui sont sur les marchés veulent y croire, donc hier, le 10 août, ceux qui étaient sur les marchés financiers ont voulu croire que ces folles rumeurs avaient un sens.
Le retour au calme prendra donc du temps, les dirigeants Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont apparemment utilisé la même stratégie, retour en vacances, après une réunion de crise, fixant un calendrier pour de nouvelles annonces.
Comme toujours, personne ne sait si ce calendrier peut tenir, mais c’est l’essence du politique que de fonctionner comme cela.
Reste pour les particuliers, même si les Français ne sont pas les Américains, qui investissent en Bourse, ou à travers une assurance-vie, qu’une nouvelle fois, ils ne peuvent que constater les variations de leur patrimoine, en « live », sans pouvoir faire grand-chose.
Sauf s’ils s’étaient préparé à cet événement, ce que font en général quelques professionnels qui ne dépendent pas de leur performance annuelle, ceux qui avaient du cash ont sans doute pu réaliser d’excellentes opérations. A condition de ne pas forcément être sur ces marchés pour le long terme.
C’est sans doute le nouveau trait de la finance depuis 2000, après la bulle internet, le 11 septembre 2001 imprévisible, la faillite de Lehman Brothers, être en Bourse avec des titres en direct dans un PEA relève de l’exploit. Les crises sont plus fréquentes, plus violentes aussi.
Le particulier qui n’a pas l’information des professionnels, doit donc adapter sa stratégie, selon ses besoins, selon ses possibilités, avec sang-froid, en se fixant des objectifs, en n’étant pas trop « gourmand », mais investir dans une entreprise dont on comprend l’activité, à un cours intéressant ou qui délivre un rendement, même pendant les crises, est possible.
Les leçons des crises sont souvent les mêmes : avoir des marges de manœuvre avant que la crise ne survienne est essentiel, savoir utiliser à bon escient sa connaissance des entreprises, n’investir que dans ce que l’on comprend, sans tenir compte aveuglément des « conseils »  avisés de tel ou tel expert qu’il soit proche ou pas, mais se forger ensuite sa propre opinion.
La Bourse peut permettre d’investir dans des entreprises, donc cela aide l’économie.
Les mouvements spéculatifs ont toujours existé, cela ne changera pas, reste à faire les bons choix, on peut se tromper, mais si l’on y arrive cela aidera l’économie à travers ces investissements et on pourra préparer l’avenir. Les PME notamment vont avoir besoin de financements. Si la Bourse ne finance plus l’économie, la crise s’aggravera encore davantage.

dimanche 7 août 2011

Bourse : l'heure de vérité après un été déjà meurtrier

par Didier Testot.
Nous y sommes, ce lundi 8 août 2011, les investisseurs asiatiques d'abord, puis européens ensuite, américains pour terminer nous diront ce qu'ils pensent de la dégradation de la note souveraine des Etats-Unis de AAA à AA+ avec une perspective négative. Certes les Bourses  de Tel Aviv en Israël et de Ryad en Arabie Saoudite ont déjà donné le ton, mais cela ne veut pas dire que les grandes places feront la même chose. Les investisseurs attendent aussi de la BCE qu'elle rassure les marchés cette fois-ci, notamment en rachetant des obligations italiennes.
Bref, une nouvelle partie de chaud et de froid est en route, car personne ne sait vraiment comment arrêter cette spirale de la peur et "d'éxubérance irrationnelle" des investisseurs.
Black Monday ou pas, la période actuelle fait partie des moments forts des marchés financiers qui dans ce cas ne sont fait que par ceux qui "osent" prendre des risques. Beaucoup d'investisseurs attendent d'y voir clair avant de se jeter dans la houle. 
Vendre à tout va, ne rien faire, tous ne font pas la même chose bien entendu, certains y sont obligés par les mouvements violents et par l'attitude de leurs clients qui les obligent à vendre, accentuant le mouvement en cours... La plupart attendent que l'orage passe.

Il seront là lundi pour décider de notre avenir...

L'été aura été meurtrier pas seulement du point de vue de la performance, mais peut-être et surtout par la prise de conscience d'une illusion, trois ans pratiquement après la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers : pas vraiment de reprise, pas d'argent ou peu d'argent investi dans l'économie, de l'argent (pas cher) qui tourne, tourne, sur des actifs qui conduisent (matières agricoles, matières premières..) à une inflation pour les consommateurs (cf dernièrement en Israël, les manifestants disent qu'ils n'y arrivent plus que la vie est trop chère, comme pour le printemps arabe)...Un moteur sous perfusion, gorgé d'huile, n'est pas efficace pour redémarrer.
Contrairement aux affirmations des banquiers centraux qui continuent de donner de l'argent sans contrôle, il faut trouver, est-ce encore possible ?, de l'efficacité dans la sortie de crise, même si cela doit prendre du temps, il n'est pas possible de recommencer les erreurs du passé.
Reprendre son destin en main, ce que font les politiques en général, mais aujourd'hui, les politiques constatent les dégâts de leurs errements passés, trop de complaisance à l'égard de la pure spéculation, au détriment de l'investissement productif. Cette complaisance, moins forte en Europe qu'aux Etats-Unis a mis le Monde à genou.
il est pathétique de voir la Chine pays capitaliste et communiste donner des leçons aux Etats-Unis.
Faute d'avoir fait le bon diagnostic à temps, la course contre la montre n'en est que plus désespérante. Espérons que les bonnes solutions seront enfin trouvées.
Une coccinelle s'envole, d'où ce voeu.

samedi 23 juillet 2011

Bourse : Pas de problème de météo, l'été est chaud

par Didier Testot.

C'est d'un classique, mais les marchés financiers aiment se faire peur et l'été est une période propice pour ce genre d'évènements. Peu d'acteurs présents, il suffit d'une étincelle pour que le feu prenne, cette étincelle s'appelle la Grèce. Depuis des mois elle "ruine" les espoirs de ceux qui envisagent une vraie reprise en 2011. Mais la Grèce si petite il y a quelques mois aux yeux des économistes, si négligeable est venue occuper le centre du Monde économique et financier. Oui les questions de la dette grecque ont préoccupé et vont encore inquiéter, malgré le plan européen, un plan d'ailleurs qui entérine de facto un "défaut partiel", reconnaissance qu'on ne peut l'éviter.

Un Grec que j'interrogeais récemment et à qui je demandais quel était le principal problème m'a répondu simplement : "la corruption".  Verrais-ton une station-service en France pour un plein de 80 euros, vous demander du cash ? En Grèce oui ! Et le cash permet de négocier les prix. 
On peut donc parier que les milliards d'euros déversés et/ou les économies réalisées par le gouvernement grec, ne seront pas suffisante pour changer une économie, tout du moins, pas en quelques mois.
Mais la Grèce, les folies des banques irlandaises, la situation du Portugal ou de l'Espagne qui encombrent le scénario européen, ne sont rien à côté de ce qui attend les Etats-Unis et leurs créanciers. 

Certes Barack Obama fait le maximum, avec en face de lui le jeu du pire,  un classique, mais même si un accord est trouvé  pour augmenter le plafond de la dette, ce qui soulagera les marchés financiers, permettant même on peut sans grand risque imaginer, un rebond historique ( il y a tellement d'argent qui circule, merci M. Bernanke) cela voudra aussi dire que la dette se sera aggravée, et la question de comment, combien de temps, quelles solutions pour revenir à une situation tenable, quelles seront les perdants ? ces questions seront toujours posées.



J'ai eu l'occasion récemment de lire un ouvrage  "Petit manuel d'économie en attendant la fin du monde de la crise I américaine à la crise II européenne" de Norbert Silverbach qui relatait avec détail, la situation en Europe, montrant qu'un pays comme la France ne serait pas forcément épargné, l'Europe devant changer de modèle.
Il ne donnait pas vraiment de conclusions, ou de pistes de sorties de crise. 
Et c'est un peu ce qui manque aujourd'hui finalement : mettre sur la table les questions liées aux dettes publiques, qui contrairement à beaucoup de commentaires, ne viennent pas principalement d'une gestion catastrophique de l'Etat, sauf exception, mais de la transmission des dettes privées (bancaires principalement) aux Etats, la crise économique ayant suivi la crise financière aura anéanti les Finances publiques de nombreux Etats développés. 
"En attendant la fin du Monde" dit la couverture du livre, un pessimisme réaliste ou un fatalisme assumé ? 
Au lieu de divertir le peuple avec leurs frasques supposées et leurs naissances à venir, les politiques feraient mieux de prendre le temps de la pédagogie, de l'explication, afin de redonner de l'espoir, car sans espoir aucune société n'entreprend. Elle se meurt. 

La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours

par Didier Testot La Bourse de Paris sous le coup des fonds vautours, plus de 60 sociétés concernées, des financements qui n'ont jamais...