Le journaliste doit avoir de la réalité dont il parle une connaissance beaucoup plus large que ce qu'il en dit. Comprendre l'économie en vidéos avec ceux qui la font. Didier Testot fondateur de LA BOURSE ET LA VIE TV, créateur de contenus sur mesure, a lancé en 2009 la Web TV www.labourseetlavie.com, première base de données de dirigeants de sociétés cotées en vidéos. Producteur audiovisuel, #Live, #Corporate,...et des solutions pour les entreprises. Site dédié : didiertestotproductions.com.
mercredi 12 juin 2013
Un "Cloud computing" en France question à Samir Koleilat Président Acropolis
par Didier Testot.
Alors que la société Acropolis a transformé son "business model" pour devenir une "Cloud company", spécialiste de la virtualisation des données, la question se pose de savoir comment les entreprises vont aborder ce sujet. Serveurs hébergés par qui, quelle assistance ? quelle sécurité des données ? Quelles assurances ? La proximité est-elle l'avenir du "Cloud", nous en parlons dans cet extrait de la vidéo qui sera diffusée sur la Web Tv http://www.labourseetlavie.com, avec Samir Koleilat, le Président fondateur d'Acropolis.
Un sujet qui ne manquera pas de devenir prioritaire pour les entreprises qui devront faire de choix, choix qui auront des conséquences pour elles et leurs salariés, en cas d'erreurs ou de problèmes techniques, notamment.
jeudi 30 mai 2013
« Le Cuisinier et la Bourse », hommage à Bernard Loiseau a été publié sur l’iTunes Store et Amazon
par Didier Testot
Dans ce moment de crise nationale, où les hommes politiques n'ont toujours pas compris qu'il fallait redonner confiance à ceux qui prennent des risques, j'avais envie de publier ce parcours exceptionnel, pour trouver des raisons d'espérer. Je déteste mon pays lorsqu'il ne voit que ce qui ne va pas, mais je déteste encore plus cette classe politique hors de la réalité, qui ne pense qu'à son élection puis à sa réélection, en continuant à faire les mêmes erreurs, avec les mêmes conseillers.
Cela faisait longtemps que je voulais aller au bout de ce projet de livre. Ceux qui ont eu ce type de projet en connaissent la difficulté. Et pour un livre numérique, si certains aspects sont faciles, d'autres le sont moins et c'est un parcours pas toujours fléché qu'il faut prendre.
Voilà donc « Le Cuisinier
et la Bourse », hommage à Bernard Loiseau sur l’iTunes Store et Amazon.
10 ans après la
disparition du chef étoilé de Saulieu,
« Le Cuisinier et la Bourse », raconte cette aventure
entrepreneuriale issue des rencontres entre le journaliste Didier Testot,
fondateur de la Web Tv www.labourseetlavie.com
et Bernard Loiseau.
Cet ouvrage vient d’être publié sur l’iTunes Store et sera disponible en format numérique sur iPad, et
également sur Amazon.
Dans la période économique difficile que traverse la France,
l’évocation des débuts de Bernard Loiseau, sans connaissance particulière pour
la cuisine, sans bagage scolaire outre un « bac
d’eau chaude et un bac d’eau froide » comme il aimait à le dire,
viennent illustrer qu’il est possible d’y arriver, sans forcément avoir de
moyens.
Depuis cette rencontre en 2001, et les nombreux interviews
TV de dirigeants d’entreprises réalisés, l’envie de ne pas
laisser ce document sans suite, a été déterminante.
Notre Monde évolue vite et s’adapter devient une évidence
comme redonner de l’espoir aux jeunes.
Entreprendre, chacun peut essayer à sa façon, avec ses envies, avec sa
volonté. « Le Cuisiner et la Bourse » qui rapporte les
conversations que j'ai eue avec Bernard Loiseau apporte une
bouffée d’air frais, dans un climat étouffant pour toutes les initiatives
nouvelles, ne cachant en rien les difficultés de ce métier de cuisinier
« Haute Couture » comme se définissait Bernard Loiseau, mais aussi
qu’il est possible en partant de rien, d’arriver au sommet. Et quel
sommet : Trois Etoiles, synonyme d’une pression énorme, mais aussi d’une
notoriété mondiale. Cette aventure, ses coups de cœur, son regard unique pour
ce métier exceptionnel, ne sont pas éloignés de ce que vivent beaucoup de
dirigeants de PME, bien au delà de la cuisine, lorsqu’ils doivent faire des
choix de développements.
Dix ans après la disparition de Bernard Loiseau, j'avais envie de témoigner de cette rencontre pour pouvoir la partager et l’évoquer avec
passion et amitié. L’écoute des enregistrements réalisés à l’époque, la voix de
Bernard Loiseau (sur iPad) m'on convaincu de publier ce livre,
comme un témoignage pour tous les entrepreneurs, ceux qui l’ont connu, et pour
tous ceux qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale.
Quelques extraits
de l’ouvrage le « Cuisinier et la Bourse » :
«Ils sont fous (NDA les clients). La moindre
bricole, ils disent mais Monsieur, vous allez perdre votre Troisième étoile, je
vais écrire. Ce n’est pas parce qu’il y a un Turbot trop salé, trop cuit, que
tu perds ta Troisième étoile. Heureusement d’ailleurs qu’il y a des Turbots
trop cuits, trop salés, ça veut dire qu’on est des êtres humains qu’on n’appuie
pas sur un bouton ».
« Je vois mes gars faire, j’ai un œil, c’est ça
le secret d’un chef d’entreprise, c’est d’avoir du recul dans sa propre
société. S’il n’a pas de recul dans sa propre société, il s’encroûte et un
jour, il se réveille. Et il perd ».
«Je dis à tous les jeunes, petit, fais ton métier avec passion, prends
des risques mais soit pugnace et persévérant (…) Les marches, elles se montent
une par une, elles ne se montent pas trois par trois (…) Chacun dans la vie
doit avoir ses moyens et ses capacités et au-delà on s’entoure »
L’ouvrage le Cuisinier et la Bourse est disponible en format numérique :
- Sur iTunes Store via ce lien : https://itunes.apple.com/fr/book/le-cuisinier-et-la-bourse/id641685216?mt=11
- Sur Amazon :
http://www.amazon.fr/Cuisinier-Bourse-ebook/dp/B00D07MHOW/ref=la_B00D0D4KN2_1_1?ie=UTF8&qid=1369752848&sr=1-1
La France a des atouts, la France a des entrepreneurs et des individualités extraordinaires, il faut juste que l'environnement soit favorable. Ce n'est pas Billancourt que l'on désespère, ce sont les cadres, les artisans, les auto-entrepreneurs, beaucoup trop de Français...
mercredi 29 mai 2013
Bienvenue à la Bourse des entreprises, pardon à EnterNext
par Didier Testot
C'est donc en 2013, un peu aux forceps diront ceux qui sont proches de cet univers de la Place de Paris, que la Bourse des Entreprises vient d'être baptisée "EnterNext".
Projet qui a eu son lot de commissions et d'intérêts contradictoires entre différents acteurs de la place, un rapport Rameix - Giami sur le financement des PME avait tancé le responsable de la place de Paris, NYSE Euronext, et l'ambiance n'était pas au beau fixe, loin de là.
Depuis Gérard Rameix, l'un des deux rédacteurs de ce projet est redevenu, par un miracle, que seuls les énarques peuvent expliquer, Président de l'AMF. Depuis sa création, le gendarme de la Bourse n'a jamais eu à sa tête un spécialiste des marchés financiers. Parenthèse historique !
Et puis vint un nouveau rapport rédigé cette fois par un Comité d'Orientation Stratégique dédié aux PME-ETI, pour la création de la Bourse de l'Entreprise devant aussi contribuer aux débats avec des mesures pour aider au financement des PME.
Dirigé par un ancien de la COB (gendarme de la Bourse), Fabrice Demarigny, devenu responsable des marchés de capitaux chez Mazars, il nousen avait parler en 2012 : Vidéo
Derrière ces tractations, négociations, colères parfois entre les acteurs qui n'hésitaient pas à brocarder les rapports, la stratégie de NYSE Euronext en Europe, et particulièrement à Paris, était visée.
La réponse est donc venue ce 23 mai, après plusieurs mois de réflexion, rendus difficiles également par le fait que NYSE Euronext a fait depuis l'objet d'une OPA de l'américain ICE.
Les enjeux sont donc de savoir si la place de Paris, un peu perdu dans l'immensité NYSE Euronext et concurrencée largement par Londres pour ses marchés, pouvait retrouver un dynamisme, pas seulement du fait de l'acteur de place, mais aussi de tous les autres, banques, intermédiaires financiers, entreprises.
La réponse "EnterNext" sera donc regardée de près, elle couvrira les compartiments actuels B et C du marché règlementé, ainsi qu'Alternext, soit près de 800 entreprises.
Avec une filiale dotée d'une marque, et des ressources humaines propres : politique commerciale, amélioration du modèle de marché, accès à la Bourse depuis les régions, tarifications, des moyens de l'ordre de 18 millions d'euros annuels.
Pour Dominique Cerutti, le Président du Directoire d'Euronext, «face aux difficultés actuelles de financement des PME-ETI, il est crucial de se mobiliser – c’est notre mission et notre conviction. NYSE Euronext s’engage totalement aux côtés des chefs d’ entreprise comme de tous ceux qui veulent agir pour renforcer le tissu entrepreneurial, gage de croissance et d’emploi(...)En 2012, les marchés européens de NYSE Euronext ont permis aux entreprises de lever plus de 83 milliards d’euros dont plus de 57 milliards en France. Ce sont cette dynamique et cette qualité de marché que nous entendons mettre au service des PME-ETI.»
Mais comme toujours, mettre les difficultés d'accès à la Bourse sous la seule responsabilité de NYSE Euronext est un peu court. C'est en effet un écosystème fait d'intermédiaires financiers, brokers, banquiers, communicants, avocats, ... et tous ont leur responsabilité dans leur capacité à faire partager de vraie aventures entrepreneuriales avec d'autres investisseurs. NYSE Euronext peut aussi y contribuer par des tarifs attractifs et des services aux entreprises, il doit aussi se battre face aux marchés alternatifs, prêts à prendre des parts de marchés face aux places historiques.
C'est donc en 2013, un peu aux forceps diront ceux qui sont proches de cet univers de la Place de Paris, que la Bourse des Entreprises vient d'être baptisée "EnterNext".
Projet qui a eu son lot de commissions et d'intérêts contradictoires entre différents acteurs de la place, un rapport Rameix - Giami sur le financement des PME avait tancé le responsable de la place de Paris, NYSE Euronext, et l'ambiance n'était pas au beau fixe, loin de là.
Depuis Gérard Rameix, l'un des deux rédacteurs de ce projet est redevenu, par un miracle, que seuls les énarques peuvent expliquer, Président de l'AMF. Depuis sa création, le gendarme de la Bourse n'a jamais eu à sa tête un spécialiste des marchés financiers. Parenthèse historique !
Et puis vint un nouveau rapport rédigé cette fois par un Comité d'Orientation Stratégique dédié aux PME-ETI, pour la création de la Bourse de l'Entreprise devant aussi contribuer aux débats avec des mesures pour aider au financement des PME.
Dirigé par un ancien de la COB (gendarme de la Bourse), Fabrice Demarigny, devenu responsable des marchés de capitaux chez Mazars, il nousen avait parler en 2012 : Vidéo
Derrière ces tractations, négociations, colères parfois entre les acteurs qui n'hésitaient pas à brocarder les rapports, la stratégie de NYSE Euronext en Europe, et particulièrement à Paris, était visée.
La réponse est donc venue ce 23 mai, après plusieurs mois de réflexion, rendus difficiles également par le fait que NYSE Euronext a fait depuis l'objet d'une OPA de l'américain ICE.
Les enjeux sont donc de savoir si la place de Paris, un peu perdu dans l'immensité NYSE Euronext et concurrencée largement par Londres pour ses marchés, pouvait retrouver un dynamisme, pas seulement du fait de l'acteur de place, mais aussi de tous les autres, banques, intermédiaires financiers, entreprises.
La réponse "EnterNext" sera donc regardée de près, elle couvrira les compartiments actuels B et C du marché règlementé, ainsi qu'Alternext, soit près de 800 entreprises.
Avec une filiale dotée d'une marque, et des ressources humaines propres : politique commerciale, amélioration du modèle de marché, accès à la Bourse depuis les régions, tarifications, des moyens de l'ordre de 18 millions d'euros annuels.
Pour Dominique Cerutti, le Président du Directoire d'Euronext, «face aux difficultés actuelles de financement des PME-ETI, il est crucial de se mobiliser – c’est notre mission et notre conviction. NYSE Euronext s’engage totalement aux côtés des chefs d’ entreprise comme de tous ceux qui veulent agir pour renforcer le tissu entrepreneurial, gage de croissance et d’emploi(...)En 2012, les marchés européens de NYSE Euronext ont permis aux entreprises de lever plus de 83 milliards d’euros dont plus de 57 milliards en France. Ce sont cette dynamique et cette qualité de marché que nous entendons mettre au service des PME-ETI.»
Ce n'est pas la première fois en réalité que la Bourse de Paris doit faire sa Révolution commerciale, dans les années 80, le Second Marché, avec ces PME devenues célèbres comme TF1, puis le Nouveau Marché avec Internet, étaient venus compléter l'offre historique. Avec le temps et quelques déboires liés au dégonflement de la bulle Internet, les PME avaient perdu pour certaines d'entre-elles l'attrait initial.
Alternext, projet lancé par NYSE Euronext, pour aider à l'accès en Bourse de jeunes entreprises de croissance, venait compléter l'offre. Nous en parlons cette semaine avec Yannick Petit, le Président d'Allegra Finance (Bilan des introductions en Bourse PME et ETI), qui connaît bien la place de Paris et qui au titre de sa société a réalisé de nombreuses introductions d'entreprises sur Alternext. Permettre à de jeunes entreprises l'opportunité de lever des fonds, et une vraie côte notamment pour les valeurs dans le secteur de la santé a pu éclore, Alternext a pris sa place, malgré la crise de 2007.
Alternext, projet lancé par NYSE Euronext, pour aider à l'accès en Bourse de jeunes entreprises de croissance, venait compléter l'offre. Nous en parlons cette semaine avec Yannick Petit, le Président d'Allegra Finance (Bilan des introductions en Bourse PME et ETI), qui connaît bien la place de Paris et qui au titre de sa société a réalisé de nombreuses introductions d'entreprises sur Alternext. Permettre à de jeunes entreprises l'opportunité de lever des fonds, et une vraie côte notamment pour les valeurs dans le secteur de la santé a pu éclore, Alternext a pris sa place, malgré la crise de 2007.
Mais comme toujours, mettre les difficultés d'accès à la Bourse sous la seule responsabilité de NYSE Euronext est un peu court. C'est en effet un écosystème fait d'intermédiaires financiers, brokers, banquiers, communicants, avocats, ... et tous ont leur responsabilité dans leur capacité à faire partager de vraie aventures entrepreneuriales avec d'autres investisseurs. NYSE Euronext peut aussi y contribuer par des tarifs attractifs et des services aux entreprises, il doit aussi se battre face aux marchés alternatifs, prêts à prendre des parts de marchés face aux places historiques.
Les excès de la bulle internet ne sont pas si loin, les valorisations fallacieuses, les business plan "pipo", peuvent faire encore fuir les particuliers.
Pour les professionnels, il en va autrement, la liquidité est devenue un enjeu majeur et s'ils acceptaient encore il ya quelques années de prendre ce risque PME - ETI, ils ont été contraint par la crise de 2007, de revoir leur copie, et sont de moins en moins enclins à "faire" de la PME.
D'où l'apparition du capital investissement qui a su "vendre" des aventures de "coeur artificiel" et autres biotechs. Cet écosystème est et reste fragile, il la toujours été, reste donc à le faire vivre et connaître.
Une Bourse de l'entreprise, EnterNext désormais sans une exposition ne serait pas non plus complète.
Pour les professionnels, il en va autrement, la liquidité est devenue un enjeu majeur et s'ils acceptaient encore il ya quelques années de prendre ce risque PME - ETI, ils ont été contraint par la crise de 2007, de revoir leur copie, et sont de moins en moins enclins à "faire" de la PME.
D'où l'apparition du capital investissement qui a su "vendre" des aventures de "coeur artificiel" et autres biotechs. Cet écosystème est et reste fragile, il la toujours été, reste donc à le faire vivre et connaître.
Une Bourse de l'entreprise, EnterNext désormais sans une exposition ne serait pas non plus complète.
C'est en tant que media que j'ai décidé en 2009, en lançant la Web Tv www.labourseetlavie.com de montrer que l'on pouvait faire autre chose dans ce secteur Bourse Economie et Entreprises, en privilégiant la qualité.
Ce site est devenu par son contenu, unique en son genre, une base de données extraordinaire pour n'importe quel investisseur, particulier ou professionnel, qui s'interesse justement aux PME de la place de Paris et même de Bruxelles. Depuis 2009, plusieurs centaines de dirigeants sont venus parler, parfois pour la première fois, de leur entreprise, et de la stratégie, avec pour objectif de comprendre comment ces PME ou ETI s'adaptaient à la crise économique et financière, qui a touché tous les secteurs d'activité. Ce travail est aujourd'hui visible sur la Web Tv www.labourseetlavie.com et permet à n'importe quel investisseur, particulier ou professionnel, de trouver un historique large des interviews, afin de se faire une idée.
Comme le disait un spécialiste du "family office", "lorsqu'on va dans une bibliothèque on y trouve des livres, lorsqu'on va sur la Web Tv www.labourseetlavie.com, on y trouve un bibliothèque de vidéos pertinentes".
EnterNext a donc déjà sa TV !
Bienvenue à EnterNext, et www.labourseetlavie.com continuera son travail de contenu qualitatif différenciant, pour que les investisseurs puissent mieux connaître les PME, ce qui ne nous empêchera pas aussi de traiter du CAC40 bien entendu. Et cette base de données, donne déjà des résultats pour ceux qui ont besoin de chercher ce contenu (commerciaux, cadres, gestion de fortune, cgp, étudiants, retraités...).
Ce site est devenu par son contenu, unique en son genre, une base de données extraordinaire pour n'importe quel investisseur, particulier ou professionnel, qui s'interesse justement aux PME de la place de Paris et même de Bruxelles. Depuis 2009, plusieurs centaines de dirigeants sont venus parler, parfois pour la première fois, de leur entreprise, et de la stratégie, avec pour objectif de comprendre comment ces PME ou ETI s'adaptaient à la crise économique et financière, qui a touché tous les secteurs d'activité. Ce travail est aujourd'hui visible sur la Web Tv www.labourseetlavie.com et permet à n'importe quel investisseur, particulier ou professionnel, de trouver un historique large des interviews, afin de se faire une idée.
Comme le disait un spécialiste du "family office", "lorsqu'on va dans une bibliothèque on y trouve des livres, lorsqu'on va sur la Web Tv www.labourseetlavie.com, on y trouve un bibliothèque de vidéos pertinentes".
EnterNext a donc déjà sa TV !
Bienvenue à EnterNext, et www.labourseetlavie.com continuera son travail de contenu qualitatif différenciant, pour que les investisseurs puissent mieux connaître les PME, ce qui ne nous empêchera pas aussi de traiter du CAC40 bien entendu. Et cette base de données, donne déjà des résultats pour ceux qui ont besoin de chercher ce contenu (commerciaux, cadres, gestion de fortune, cgp, étudiants, retraités...).
lundi 6 mai 2013
Au Smallcap Event 2013, des PME qui s'adaptent à l'évolution de l'économie
par Didier Testot
C'est toujours un plaisir de rencontrer des dirigeants d'entreprises au cours d'une ou plusieurs journées, et peut-être et surtout dans cette période de morosité politico-économico médiatique, où rien ne va et où Xavier Niel, le fondateur de Free est obligé de parler au Financial Times pour se faire entendre en France ! Et ce alors même que la capitalisation de sa société frôle les dix milliards d'euros. Pas mal pour un autodidacte non ?
Dans les interviews de dirigeants que nous avons réalisé au Smallcap Event 2013 organisé par CF&B Communication, ce sont aussi des découvertes de sociétés belges notamment, qui pour certaines d'entre-elles oeuvrent largement en France (Montea dans la logistique ou le groupe Roularta dans les medias, propriétaire entre-autres de l'Express en France). Pour les sociétés françaises, ce fût l'occasion de revenir sur les résultats d'Egide (boitiers hermétiques pour le secteur telecom, militaire ou spatial notamment), le 1er trimestre 2013 de Capelli (immobilier), la stratégie de Synergie dans le travail temporaire, après Crit, permettant de mieux comprendre où en est le secteur.
Les dirigeants de Touax, CBo Territoria, Cybergun, Home Invest Belgium, Gaussin, Naturex ou SQLI ont été également nos invités : Vidéos Dirigeants.
De quoi alimenter vos réflexions et votre connaissance des stratégies des entreprises dans cette période compliquée.
Ce que l'on constate globalement et c'est une caractéristique de notre époque, peu abordée dans les grands supports d'information, c'est que les entreprises doivent s'adapter en permanence à l'évolution de leur secteur. Rik de Nolf, l'Administrateur délégué de Roulartale dit très bien dans l'interview TV : "Autour de L’Express, on développe des cellules et des pools, c'est vrai pour la culture. Donc ces spécialistes sont responsables, je dirais, du quotidien sur les sites, de l'actualité sur l’hebdo, et en plus dans certains cas ils disposent d'un mensuel pour développer les grands dossiers, c'est vrai pour le cinéma avec Studio Ciné Live, pour la musique avec Classica, pour les livres avec Lire, pour tout ce qui est business et économie avec l'Expansion, donc autour de la grande marque L’Express on développe toutes les spécialités."
C'est aussi un Cybergun, spécialiste du tir de loisirs, dont l'aventure dans le secteur des jeux vidéos aura coûté très cher à la société, obligée de se recapitaliser à grande vitesse comme le confirme Jérôme Marsac, Pdg de Cybergun : "Plus de 25 millions d'euros ont été investis dans cette activité et cela représente, avant restructuration, quasiment la moitié de la dette du groupe qui avait également grossi avec d'autres acquisitions. Entre 2006 et 2011 on a pu faire des acquisitions aux USA, en Angleterre, en Asie, pour construire le groupe qui, je le rappelle, est passé en presque 10 ans de 6 millions d'euros de volume d'affaires quand on a fait l'introduction sur le marché libre de la cote ici à Paris à récemment 84 millions d'euros de volume d'affaires."
Dans cette période agitée sur le plan économique, les entreprises #PME ou #ETI doivent réagir vite à l'évolution d'un carnet de commandes, une crise économique dans un pays en particulier (Espagne), un nouvel entrant dans le secteur..., c'est une nécessité, c'est vital.
Elles doivent aussi avoir une stratégie qui soit compréhensible par les investisseurs.
A ce propos, retrouvez les interviews Tv du directeur financier de SQLI, Nicolas Rebours alors qu'il y a un an c'était Julien Mériaudeau, Directeur Général, qui s'exprimait au nom de SQLI, spécialiste de la conception et de la mise en oeuvre de systèmes d'informations. Oui mais voilà, ce dernier a été débarqué en fin de semaine dernière, pour divergence stratégique avec la majorité des administrateurs !
Ça bouge dans les PME. Et ce n'est qu'un début, car certaines d'entre-elles intéresseront à terme un plus gros acteur, et/ou des questions de successions se poseront.
L'économie à portée de clics, à travers ces PME et des centaines d'interviews en est une belle illustration.
La #Bourse de l'#entreprise est "née" en 2009, le media qui lui est consacré s'appelle la Web Tv www.labourseetlavie.com, Nous y reviendrons prochainement car 2013 apportera son lot d'avancées sur ce sujet.
C'est toujours un plaisir de rencontrer des dirigeants d'entreprises au cours d'une ou plusieurs journées, et peut-être et surtout dans cette période de morosité politico-économico médiatique, où rien ne va et où Xavier Niel, le fondateur de Free est obligé de parler au Financial Times pour se faire entendre en France ! Et ce alors même que la capitalisation de sa société frôle les dix milliards d'euros. Pas mal pour un autodidacte non ?
Dans les interviews de dirigeants que nous avons réalisé au Smallcap Event 2013 organisé par CF&B Communication, ce sont aussi des découvertes de sociétés belges notamment, qui pour certaines d'entre-elles oeuvrent largement en France (Montea dans la logistique ou le groupe Roularta dans les medias, propriétaire entre-autres de l'Express en France). Pour les sociétés françaises, ce fût l'occasion de revenir sur les résultats d'Egide (boitiers hermétiques pour le secteur telecom, militaire ou spatial notamment), le 1er trimestre 2013 de Capelli (immobilier), la stratégie de Synergie dans le travail temporaire, après Crit, permettant de mieux comprendre où en est le secteur.
Les dirigeants de Touax, CBo Territoria, Cybergun, Home Invest Belgium, Gaussin, Naturex ou SQLI ont été également nos invités : Vidéos Dirigeants.
De quoi alimenter vos réflexions et votre connaissance des stratégies des entreprises dans cette période compliquée.
![]() |
| Rik de Nolf Administrateur Délégué Roularta (© www.labourseetlavie.com) |
C'est aussi un Cybergun, spécialiste du tir de loisirs, dont l'aventure dans le secteur des jeux vidéos aura coûté très cher à la société, obligée de se recapitaliser à grande vitesse comme le confirme Jérôme Marsac, Pdg de Cybergun : "Plus de 25 millions d'euros ont été investis dans cette activité et cela représente, avant restructuration, quasiment la moitié de la dette du groupe qui avait également grossi avec d'autres acquisitions. Entre 2006 et 2011 on a pu faire des acquisitions aux USA, en Angleterre, en Asie, pour construire le groupe qui, je le rappelle, est passé en presque 10 ans de 6 millions d'euros de volume d'affaires quand on a fait l'introduction sur le marché libre de la cote ici à Paris à récemment 84 millions d'euros de volume d'affaires."
![]() |
| Jérôme Marsac Président Cybergun (© www.labourseetlavie.com) |
Dans cette période agitée sur le plan économique, les entreprises #PME ou #ETI doivent réagir vite à l'évolution d'un carnet de commandes, une crise économique dans un pays en particulier (Espagne), un nouvel entrant dans le secteur..., c'est une nécessité, c'est vital.
Elles doivent aussi avoir une stratégie qui soit compréhensible par les investisseurs.
A ce propos, retrouvez les interviews Tv du directeur financier de SQLI, Nicolas Rebours alors qu'il y a un an c'était Julien Mériaudeau, Directeur Général, qui s'exprimait au nom de SQLI, spécialiste de la conception et de la mise en oeuvre de systèmes d'informations. Oui mais voilà, ce dernier a été débarqué en fin de semaine dernière, pour divergence stratégique avec la majorité des administrateurs !
Ça bouge dans les PME. Et ce n'est qu'un début, car certaines d'entre-elles intéresseront à terme un plus gros acteur, et/ou des questions de successions se poseront.
L'économie à portée de clics, à travers ces PME et des centaines d'interviews en est une belle illustration.
La #Bourse de l'#entreprise est "née" en 2009, le media qui lui est consacré s'appelle la Web Tv www.labourseetlavie.com, Nous y reviendrons prochainement car 2013 apportera son lot d'avancées sur ce sujet.
mardi 23 avril 2013
Une vision d'entrepreneur qui n'a pas pris une ride : Jean-Louis Descours (André)
par Didier Testot.
Depuis des années les commentaires sur nos handicaps économiques aboutissent souvent au constat du manque en France de PME de tailles internationales, comparable à celles qui en Allemagne permettent à notre voisin de caracoler en tête pour le dynamisme économique.
C'est un sujet qui a ce jour ne trouve pas de solutions véritables, même si une prise de conscience semble se dessiner. Encore faudrait-il que la culture star-up, PME, soit prise en compte par les décideurs politiques. Le déballage du patrimoine des élus de la République semble prouver le contraire : cherchez bien, vous ne trouverez pas ou peu d'investissements dans des PME ou dans une start-up, c'est culturel.
Reste à convaincre les dirigeants politiques et les cadres à penser aussi qu'une PME peut être un formidable tremplin international pour peu que sa stratégie mondiale soit bien établie. Et que derrière le CAC40, il est possible, dans certains cas d'avoir une carrière exponentielle et passionnante.
Plutôt que de déballer leur argent sur la place publique, les responsables politiques devraient avoir eu une expérience d'entreprise, de PME ou autre, comme salarié ou comme entrepreneur.
Le cas emblématique d'André, le "chausseur sachant chausser", raconté dans ce livre que je viens de découvrir par son fondateur Jean-Louis Descours en est une illustration intéressante.
Jean-Louis Descours, personnage atypique, qui aurait pu faire une carrière tranquille de fonctionnaire, a choisi à un moment de sa vie de tenter l'aventure entrepreneuriale.
Cela n'est pas arrivé complètement par hasard. Comme il me l'a raconté lors d'un entretien le 9 avril 2013, à son domicile parisien, en plein centre de Paris, petit déjà il avait cette fibre du commerçant et allait voir ce que faisaient les concurrents de sa mère qui tenait un commerce à Sainte Sigolène (commune de la Haute-Loire), près de Saint-Etienne.
Derrière André, peu de gens le savent, se cachent aussi un groupe avec les marques Minelli, San Marina, la Halle aux Chaussures, la Halle aux Vêtements, Kookaï ou Caroll...Des marques qui sont venues au fil des années rejoindre André pour constituer un groupe international.
Avant de parler de nos échanges avec M. Descours, j'avais été étonné je l'avoue, quand j'avais reçu le communiqué de presse annonçant l'ouvrage "Entreprendre à Grands Pas, comment faire d'une PME une multinationale?", car j'avais le souvenir de Jean-Louis Descours, dans les années 90, avec Gustave Leven, la presse les avait d'ailleurs surnommé "Les Goldens Papy", notre rencontre fût donc exceptionnelle à plus d'un titre avec cet homme agé aujourd'hui de 97 ans, mais qui garde toutes ses convictions d'entrepreneur.
C'est cette rencontre que j'ai eu envie de partager ici, car depuis le début de l'aventure du media que j'ai créé, la Web Tv www.labourseetlavie.com, nous parlons souvent d'entreprises, d'hommes et de femmes dirigeantes, de ceux qui ont eu à un moment de leur vie, une occasion, un choix à faire de basculer dans la direction d'une entreprise.
La PME André devenue multinationale, j'étais loin d'imaginer tous ces développements. Un homme, une vision. C'est sans doute ce qu'il faut retenir de cette aventure. Mais quelle vision ?
Jean-Louis Descours avait très vite compris lorsqu'il pris la direction du groupe André que s'il voulait développer l'entreprise, elle devrait évoluer de la fabrication à la distribution. Une intuition qui conduisit à des changements radicaux dans le profil de l'entreprise, mais qu'il faut mettre en rapport avec sa pérennité. Sans ces changements, André aurait sombré victime de la concurrence asiatique.
"La chaussure, c'est beaucoup de main d'oeuvre, beaucoup de salaires" me dit Jean-Louis Descours, et pour conduire cette PME vers l'international, il aura fallu ouvrir de nombreux magasins avec de moins en moins d'usines, en tout cas en France.
C'est un schéma qu'il est impossible de décrire sereinement aujourd'hui tellement nos débats sur l'économie sont caricaturaux en France. A force d'avoir tergiversé sur des secteurs en concurrence frontale avec l'Asie, nous n'avons collectivement pas su nous adapter pour innover, alors que de nouveaux marchés s'ouvraient aux entreprises françaises. La transformation d'André de fabricant en distributeur fût non seulement la clé de sa réussite, mais de sa survie d'abord dans un Monde en pleine mutation. (Dans un secteur traditionnel, l'automobile, j'avais récemment raconté la transformation d'Audi).
Dans ce livre, il affirme aussi que "quand la différence de rémunération est trop importante entre les ouvriers français et les ouvriers étrangers, le patriotisme économique devient une absurdité".
Dans le débat du moment toujours : "Les entreprises françaises avaient trop de charges ? Cela me posait des problèmes mais je savais que mes concurrents supportaient les mêmes".
Alors cette vision comment s'exprime-t-elle au quotidien, dans les choix stratégiques ?
Jean-Louis Descours le dira plusieurs fois lors de notre entretien.
Pour lui, les trois choses qui comptent dans une entreprise sont :
- Les équipes (les meilleurs)
- Les concurrents : nos adversaires
- Les Produits
Il faut donc être au courant de ce qui se passe chez les concurrents pour pouvoir anticiper.
Dans le débat actuel sur les entreprises et l'Etat, il n'hésite pas à dire que "la fiscalité, la politique, l'important, ce qui compte, c'est la valeur des équipes par rapport aux concurrents".
De son expérience de dirigeant du groupe André, il retient de "garder les pieds sur Terre" et d'être capable d'arrêter ce qui ne va pas". Et pour cela la "fidélité des cadres", "l'équipe solidaire qui connaît ses concurrents pour faire mieux qu'eux", est indispensable. L'ancien agent du fisc qu'il est le reconnaît, "la fiscalité a une importance considérable". Il faut donc bien la comprendre.
Quel peut-être le rôle d'un chef d'entreprise dans cette période ?
Sa ligne de conduite a toujours été celle-là et il n'en changera pas aujourd'hui : "Faire mieux que les concurrents, avec une équipe qui veut vous faire gagner...". Pour le secteur qu'il a représenté :
Les Trois C : Concurrence, Collaborateurs, Chaussures..."auquel pour toutes les entreprises, il faudra ajouter le Chef "anticipation, délégation, motivation des collaborateurs." et les Clients "votre préoccupation principale".
"Toute ma vie, j'ai été poussé par le désir d'être le premier. C'est sans doute cela qui m'a permis de faire d'une PME, un des plus grands groupes mondiaux de son secteur" (page 112).
La longue vie d'André et de son fondateur l'ont conduit également "sacrifier beaucoup de choses". "Ma vie privée n'a pas eu d'influence, j'avais la niaque", me dit Jean-Louis Descours.
Nicole (son épouse), "elle m'a toujours suivi, les yeux fermés".
Cet esprit de compétition qu'il a toujours eu rappelle à Nicole, l'une des phrases fétiches de son mari : "Lorsque le problème sera réglé, quand ça ira mieux, on ira au cinéma".
Beaucoup d'entrepreneurs se reconnaîtront dans cette vie si particulière et intense des dirigeants d'entreprise dont la passion prime mais qui les conduit aussi à aller tellement loin dans leurs projets.
Aujourd'hui, c'est à travers son petit-fils Christopher qui développe le groupe EPI (Weston, Bonpoint, Figaret, les champagnes Piper-Heidsieck...) que la vie d'entrepreneur de Jean-Louis Descours se poursuit.
Et à l'adresse des jeunes de ce pays qui manquent parfois d'espoir (Page 156) : "Tant de domaines...restent inexploités et ne demandent qu'à se développer tout comme tant de secteurs traditionnels ont besoin d'être bousculés, modernisés, remis sur des rails nouveaux"...Et un peu plus loin : "À la base de toutes ces réussites, il doit y avoir un pionnier, un empêcher de tourner en rond, un visionnaire".
L'envie de gagner, Jean-Louis Descours l'a toujours eue, comme beaucoup de chefs d'entreprise que j'ai rencontré au cours de ma carrière, sans que les Français le réalisent à ce jour, c'est pourquoi j'avais envie de partager cette rencontre, unique, passionnante, éclairante sur ce "métier" d'entrepreneur.
Merci M. Descours de m'avoir reçu.
"Entreprendre à Grands Pas, Comment faire d'une PME une multinationale ?" par Jean-Louis Descours en collaboration avec Gabriel Milési est publié aux Editions Michel de Maule
Depuis des années les commentaires sur nos handicaps économiques aboutissent souvent au constat du manque en France de PME de tailles internationales, comparable à celles qui en Allemagne permettent à notre voisin de caracoler en tête pour le dynamisme économique.
C'est un sujet qui a ce jour ne trouve pas de solutions véritables, même si une prise de conscience semble se dessiner. Encore faudrait-il que la culture star-up, PME, soit prise en compte par les décideurs politiques. Le déballage du patrimoine des élus de la République semble prouver le contraire : cherchez bien, vous ne trouverez pas ou peu d'investissements dans des PME ou dans une start-up, c'est culturel.
Reste à convaincre les dirigeants politiques et les cadres à penser aussi qu'une PME peut être un formidable tremplin international pour peu que sa stratégie mondiale soit bien établie. Et que derrière le CAC40, il est possible, dans certains cas d'avoir une carrière exponentielle et passionnante.
Plutôt que de déballer leur argent sur la place publique, les responsables politiques devraient avoir eu une expérience d'entreprise, de PME ou autre, comme salarié ou comme entrepreneur.
Le cas emblématique d'André, le "chausseur sachant chausser", raconté dans ce livre que je viens de découvrir par son fondateur Jean-Louis Descours en est une illustration intéressante.
Jean-Louis Descours, personnage atypique, qui aurait pu faire une carrière tranquille de fonctionnaire, a choisi à un moment de sa vie de tenter l'aventure entrepreneuriale.
Cela n'est pas arrivé complètement par hasard. Comme il me l'a raconté lors d'un entretien le 9 avril 2013, à son domicile parisien, en plein centre de Paris, petit déjà il avait cette fibre du commerçant et allait voir ce que faisaient les concurrents de sa mère qui tenait un commerce à Sainte Sigolène (commune de la Haute-Loire), près de Saint-Etienne.
Derrière André, peu de gens le savent, se cachent aussi un groupe avec les marques Minelli, San Marina, la Halle aux Chaussures, la Halle aux Vêtements, Kookaï ou Caroll...Des marques qui sont venues au fil des années rejoindre André pour constituer un groupe international.
Avant de parler de nos échanges avec M. Descours, j'avais été étonné je l'avoue, quand j'avais reçu le communiqué de presse annonçant l'ouvrage "Entreprendre à Grands Pas, comment faire d'une PME une multinationale?", car j'avais le souvenir de Jean-Louis Descours, dans les années 90, avec Gustave Leven, la presse les avait d'ailleurs surnommé "Les Goldens Papy", notre rencontre fût donc exceptionnelle à plus d'un titre avec cet homme agé aujourd'hui de 97 ans, mais qui garde toutes ses convictions d'entrepreneur.
C'est cette rencontre que j'ai eu envie de partager ici, car depuis le début de l'aventure du media que j'ai créé, la Web Tv www.labourseetlavie.com, nous parlons souvent d'entreprises, d'hommes et de femmes dirigeantes, de ceux qui ont eu à un moment de leur vie, une occasion, un choix à faire de basculer dans la direction d'une entreprise.
La PME André devenue multinationale, j'étais loin d'imaginer tous ces développements. Un homme, une vision. C'est sans doute ce qu'il faut retenir de cette aventure. Mais quelle vision ?
Jean-Louis Descours avait très vite compris lorsqu'il pris la direction du groupe André que s'il voulait développer l'entreprise, elle devrait évoluer de la fabrication à la distribution. Une intuition qui conduisit à des changements radicaux dans le profil de l'entreprise, mais qu'il faut mettre en rapport avec sa pérennité. Sans ces changements, André aurait sombré victime de la concurrence asiatique.
"La chaussure, c'est beaucoup de main d'oeuvre, beaucoup de salaires" me dit Jean-Louis Descours, et pour conduire cette PME vers l'international, il aura fallu ouvrir de nombreux magasins avec de moins en moins d'usines, en tout cas en France.
C'est un schéma qu'il est impossible de décrire sereinement aujourd'hui tellement nos débats sur l'économie sont caricaturaux en France. A force d'avoir tergiversé sur des secteurs en concurrence frontale avec l'Asie, nous n'avons collectivement pas su nous adapter pour innover, alors que de nouveaux marchés s'ouvraient aux entreprises françaises. La transformation d'André de fabricant en distributeur fût non seulement la clé de sa réussite, mais de sa survie d'abord dans un Monde en pleine mutation. (Dans un secteur traditionnel, l'automobile, j'avais récemment raconté la transformation d'Audi).
Dans ce livre, il affirme aussi que "quand la différence de rémunération est trop importante entre les ouvriers français et les ouvriers étrangers, le patriotisme économique devient une absurdité".
Dans le débat du moment toujours : "Les entreprises françaises avaient trop de charges ? Cela me posait des problèmes mais je savais que mes concurrents supportaient les mêmes".
Alors cette vision comment s'exprime-t-elle au quotidien, dans les choix stratégiques ?
Jean-Louis Descours le dira plusieurs fois lors de notre entretien.
Pour lui, les trois choses qui comptent dans une entreprise sont :
- Les équipes (les meilleurs)
- Les concurrents : nos adversaires
- Les Produits
Il faut donc être au courant de ce qui se passe chez les concurrents pour pouvoir anticiper.
Dans le débat actuel sur les entreprises et l'Etat, il n'hésite pas à dire que "la fiscalité, la politique, l'important, ce qui compte, c'est la valeur des équipes par rapport aux concurrents".
De son expérience de dirigeant du groupe André, il retient de "garder les pieds sur Terre" et d'être capable d'arrêter ce qui ne va pas". Et pour cela la "fidélité des cadres", "l'équipe solidaire qui connaît ses concurrents pour faire mieux qu'eux", est indispensable. L'ancien agent du fisc qu'il est le reconnaît, "la fiscalité a une importance considérable". Il faut donc bien la comprendre.
Quel peut-être le rôle d'un chef d'entreprise dans cette période ?
Sa ligne de conduite a toujours été celle-là et il n'en changera pas aujourd'hui : "Faire mieux que les concurrents, avec une équipe qui veut vous faire gagner...". Pour le secteur qu'il a représenté :
Les Trois C : Concurrence, Collaborateurs, Chaussures..."auquel pour toutes les entreprises, il faudra ajouter le Chef "anticipation, délégation, motivation des collaborateurs." et les Clients "votre préoccupation principale".
"Toute ma vie, j'ai été poussé par le désir d'être le premier. C'est sans doute cela qui m'a permis de faire d'une PME, un des plus grands groupes mondiaux de son secteur" (page 112).
La longue vie d'André et de son fondateur l'ont conduit également "sacrifier beaucoup de choses". "Ma vie privée n'a pas eu d'influence, j'avais la niaque", me dit Jean-Louis Descours.
Nicole (son épouse), "elle m'a toujours suivi, les yeux fermés".
Cet esprit de compétition qu'il a toujours eu rappelle à Nicole, l'une des phrases fétiches de son mari : "Lorsque le problème sera réglé, quand ça ira mieux, on ira au cinéma".
Beaucoup d'entrepreneurs se reconnaîtront dans cette vie si particulière et intense des dirigeants d'entreprise dont la passion prime mais qui les conduit aussi à aller tellement loin dans leurs projets.
Aujourd'hui, c'est à travers son petit-fils Christopher qui développe le groupe EPI (Weston, Bonpoint, Figaret, les champagnes Piper-Heidsieck...) que la vie d'entrepreneur de Jean-Louis Descours se poursuit.
Et à l'adresse des jeunes de ce pays qui manquent parfois d'espoir (Page 156) : "Tant de domaines...restent inexploités et ne demandent qu'à se développer tout comme tant de secteurs traditionnels ont besoin d'être bousculés, modernisés, remis sur des rails nouveaux"...Et un peu plus loin : "À la base de toutes ces réussites, il doit y avoir un pionnier, un empêcher de tourner en rond, un visionnaire".
L'envie de gagner, Jean-Louis Descours l'a toujours eue, comme beaucoup de chefs d'entreprise que j'ai rencontré au cours de ma carrière, sans que les Français le réalisent à ce jour, c'est pourquoi j'avais envie de partager cette rencontre, unique, passionnante, éclairante sur ce "métier" d'entrepreneur.
Merci M. Descours de m'avoir reçu.
"Entreprendre à Grands Pas, Comment faire d'une PME une multinationale ?" par Jean-Louis Descours en collaboration avec Gabriel Milési est publié aux Editions Michel de Maule
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lundi 1 avril 2013
Un malheureux poisson d'avril : Dépense Publique en France = Tabou
par Didier Testot;
Et voilà via Twitter ou ailleurs vous êtes arrivés sur cette page, en vous disant, comment François Hollande, le Président de la République a pu trouver une solution pour la France, afin que celle-ci redonne espoir à ses habitants. Et ce contrairement aux habitudes bien ancrées de la Vème République, on pas en ajoutant une taxe aux taxes, mais en réduisant les dépenses publiques, sujet tabou depuis 40 ans. A chaque fois, soit les politiques n'ont pas osé, soit avec des solutions purement comptables, elles n'ont eu aucun effet.
Cette fois donc réduire la dépense publique semble en route, et chercher tout ce qui aujourd'hui dans le Budget de l'Etat ne sert pas les Français, est improductif, changer les mentalités, se dire que la France doit changer de modèle et vite, sauf à continuer à compter ses chômeurs et ses pauvres, mettre la France en ordre de marche pour affronter ce 21ème Siècle, plus compliqué mais aussi plein d'opportunités. La France n'a pas de pétrole, elle a des idées. Mais elle ne peut plus les exprimer, enfermée dans ses dogmes de privilèges "intouchables".
Déjà en 1987, c'est l'avantage de ranger ses affaires, l'Expansion titrait sur "le Sursaut ou le déclin". Dans une période de cohabitation "Balladuro-Mitterrandienne", les élites parlait relance de l'investissement des entreprises.
Cela veut bien dire que l'on avance pas, parce que les politiques usent toujours des mêmes ficelles : reporter les réformes essentielles pour le pays, faire des réformettes (cf les retraites) et laisser au suivant le soin de s'en occuper, ce qui le conduit en arrivant, à surseoir à statuer comme diraient les juristes, s'il le peut encore une fois.
En attendant, le Monde a changé, et cette politique largement inspirée par de hauts fonctionnaires "irresponsables ", au sens où ils n'affrontent jamais le suffrage des citoyens, ni la réalité des entreprises pour beaucoup d'entre-eux, est à bout de souffle.
Mais aucun changement de méthode ne semble s'annoncer. Comités "Théodule", fonction publique territoriale pléthorique, Niches fiscales....tout le monde connaît, pas besoin de faire un dessin !
Le "bateau ivre" de Bercy ne veut pas perdre ses privilèges, et préfère conseiller aux ministres qui se succèdent de ne pas faire de réformes, car cela pourrait empêcher leur réélection.
A force de ne rien faire, sauf à pénaliser ceux qui travaillent encore, ceux qui prennent des risques, ceux qui font des paris avec d'autres sur des créations d'entreprises, ceux qui veulent au sein de l'Education Nationale, faire évoluer les choses, tous ceux qui veulent faire bouger la France prennent des coups de "Taser" qui, avec une nouvelle loi, venant s'ajouter à l'ancienne, change des règles, arrive à une fiscalité confiscatoire, empêche l'investissement, avec des mesures non évaluées, et souvent de l'amateurisme....
Les initiatives existent, les idées pour redresser le pays, pour rendre nos entreprises plus compétitives, innover, faciliter l'accès au travail, il y a de la volonté, mais aucun relais au niveau de l'Etat, englué dans sa dette, qui est largement issue de tous les cadeaux qu'elle a octroyé à sa clientèle, depuis 40 ans.
Le fromage se réduit et la dette désormais entre les mains d'investisseurs étrangers, qui perdront patience et n'hésiteront pas à protéger leurs intérêts, le jour J.
Un Pdg m'avait dit un jour "Didier, cela ne changera pas" fataliste comme beaucoup, et c'est un peu l'ambiance du moment, le défi de trouver un homme ou une femme heureuse, qui malgré toutes les épreuves gardent l'espoir, a envie d'investir dans son pays. Ce n'est pas parce que nous sommes à Pâques que nous allons nous en remettre qu'à Dieu ?
Soyons courageux, donnons des perspectives pour avancer ensemble. Nous en avons besoin.
Et comme la figure de Franklin Roosevelt semble réapparaître dans cette crise, voici une citation qui lui est attribuée : « Il est dur d'échouer ; mais il est pire de n'avoir jamais tenté de réussir».
Comme un entrepreneur, l'Etat doit oser changer de stratégie, car il fait fausse route depuis 40 ans. Depuis le début de la crise, je ne vois que des entreprises et des dirigeants qui ont du s'adapter, et pour certains, revoir leurs modèles de développement, aucun n'a échappé à une révision de sa stratégie pour s'adapter à son nouvel environnement. L'Etat pas encore assez, loin de là, le temps presse !
Un malheureux poisson d'avril, je vous disais, oui malheureux...
Et voilà via Twitter ou ailleurs vous êtes arrivés sur cette page, en vous disant, comment François Hollande, le Président de la République a pu trouver une solution pour la France, afin que celle-ci redonne espoir à ses habitants. Et ce contrairement aux habitudes bien ancrées de la Vème République, on pas en ajoutant une taxe aux taxes, mais en réduisant les dépenses publiques, sujet tabou depuis 40 ans. A chaque fois, soit les politiques n'ont pas osé, soit avec des solutions purement comptables, elles n'ont eu aucun effet.
Cette fois donc réduire la dépense publique semble en route, et chercher tout ce qui aujourd'hui dans le Budget de l'Etat ne sert pas les Français, est improductif, changer les mentalités, se dire que la France doit changer de modèle et vite, sauf à continuer à compter ses chômeurs et ses pauvres, mettre la France en ordre de marche pour affronter ce 21ème Siècle, plus compliqué mais aussi plein d'opportunités. La France n'a pas de pétrole, elle a des idées. Mais elle ne peut plus les exprimer, enfermée dans ses dogmes de privilèges "intouchables".
Déjà en 1987, c'est l'avantage de ranger ses affaires, l'Expansion titrait sur "le Sursaut ou le déclin". Dans une période de cohabitation "Balladuro-Mitterrandienne", les élites parlait relance de l'investissement des entreprises.
Cela veut bien dire que l'on avance pas, parce que les politiques usent toujours des mêmes ficelles : reporter les réformes essentielles pour le pays, faire des réformettes (cf les retraites) et laisser au suivant le soin de s'en occuper, ce qui le conduit en arrivant, à surseoir à statuer comme diraient les juristes, s'il le peut encore une fois.
En attendant, le Monde a changé, et cette politique largement inspirée par de hauts fonctionnaires "irresponsables ", au sens où ils n'affrontent jamais le suffrage des citoyens, ni la réalité des entreprises pour beaucoup d'entre-eux, est à bout de souffle.
Mais aucun changement de méthode ne semble s'annoncer. Comités "Théodule", fonction publique territoriale pléthorique, Niches fiscales....tout le monde connaît, pas besoin de faire un dessin !
Le "bateau ivre" de Bercy ne veut pas perdre ses privilèges, et préfère conseiller aux ministres qui se succèdent de ne pas faire de réformes, car cela pourrait empêcher leur réélection.
A force de ne rien faire, sauf à pénaliser ceux qui travaillent encore, ceux qui prennent des risques, ceux qui font des paris avec d'autres sur des créations d'entreprises, ceux qui veulent au sein de l'Education Nationale, faire évoluer les choses, tous ceux qui veulent faire bouger la France prennent des coups de "Taser" qui, avec une nouvelle loi, venant s'ajouter à l'ancienne, change des règles, arrive à une fiscalité confiscatoire, empêche l'investissement, avec des mesures non évaluées, et souvent de l'amateurisme....
Les initiatives existent, les idées pour redresser le pays, pour rendre nos entreprises plus compétitives, innover, faciliter l'accès au travail, il y a de la volonté, mais aucun relais au niveau de l'Etat, englué dans sa dette, qui est largement issue de tous les cadeaux qu'elle a octroyé à sa clientèle, depuis 40 ans.
Le fromage se réduit et la dette désormais entre les mains d'investisseurs étrangers, qui perdront patience et n'hésiteront pas à protéger leurs intérêts, le jour J.
Un Pdg m'avait dit un jour "Didier, cela ne changera pas" fataliste comme beaucoup, et c'est un peu l'ambiance du moment, le défi de trouver un homme ou une femme heureuse, qui malgré toutes les épreuves gardent l'espoir, a envie d'investir dans son pays. Ce n'est pas parce que nous sommes à Pâques que nous allons nous en remettre qu'à Dieu ?
Soyons courageux, donnons des perspectives pour avancer ensemble. Nous en avons besoin.
Et comme la figure de Franklin Roosevelt semble réapparaître dans cette crise, voici une citation qui lui est attribuée : « Il est dur d'échouer ; mais il est pire de n'avoir jamais tenté de réussir».
Comme un entrepreneur, l'Etat doit oser changer de stratégie, car il fait fausse route depuis 40 ans. Depuis le début de la crise, je ne vois que des entreprises et des dirigeants qui ont du s'adapter, et pour certains, revoir leurs modèles de développement, aucun n'a échappé à une révision de sa stratégie pour s'adapter à son nouvel environnement. L'Etat pas encore assez, loin de là, le temps presse !
Un malheureux poisson d'avril, je vous disais, oui malheureux...
samedi 16 mars 2013
Automobile : Audi se pose en exemple européen
par Didier Testot.
Lorsque l'on parle du secteur automobile, il faut éviter les approximations. Il en est une qui circule depuis longtemps dans nos têtes : l'industrie automobile va mal. Voyant les groupes PSA Peugeot Citroën sous assistance de l'Etat et Renault dépendre plus de Nissan et de Dacia que de sa propre stratégie commerciale, nous serions tenté de n'avoir que cette vision.
Et puis si l'on écoute un équipementier qui a su prendre le virage de la mondialisation, et réagir très vite lors de la crise économique et financière qui a débuté en 2007 (Plastic Omnium), on entend déjà un autre son de cloche : "l'automobile n'est pas cyclique elle est en croissance", c'est ce que dit sans ambages mon invité Laurent Burelle Pdg de Plastic Omnium qui a renforcé le visage international du groupe, pour capter la croissance de ce marché. (Interview Laurent Burelle Pdg Plastic Omnium diffusé sur la Web Tv www.labourseetlavie.com).
Nous voilà donc déjà loin des approximations, mais après un vol Paris - Munich le 11 mars 2013, et quelques kilomètres dans une grande berline noire en direction du siège d'Ingolsdadt, chez Audi, la marque premium emblématique du groupe Volkswagen, nous basculons dans un autre univers.
L'annonce par Audi lors de sa conférence de presse d'une prime à ses salariés de 8.030 euros et pour l'intéressement de 1.000 € est venu enfoncer le clou : la réussite automobile en Europe existe.
A l'est de la France ! En arrivant su siège d'Audi, coup d'eil aux voitures exposées dehors, des Audi, mais aussi des Lamborghini et des motos Ducati, l'allemand s'est "italianisé".
Quel chemin parcouru depuis 20 ans, car la démonstration que fait Audi en ce jour, n'est pas le fruit du hasard, mais plutôt celui d'une sacrée volonté d'en arriver là et de pouvoir s'en féliciter devant le monde entier. Le musée à l'entrée du siège social d'Audi qui présente de nombreux modèles, certains de collections, d'autres rappellent d'où vient Audi, de loin si l'on se souvient de ses modèles avec de gros blocs plastiques en guise de pare-chocs. Ou encore plus loin de cette Audi 80 !
Mais même si la marge a baissé en 2012, quel autre constructeur automobile pourrait se plaindre d'une marge opérationnelle de 11% !
Audi a le vent de poupe. Ce qui lui permet de déclarer dans la voie de son Président Rupert Stadler : "Toutes les 22 secondes, nous faisons un nouveau client Audi heureux dans l'un de nos 100 marchés mondiaux".
Et le plus frappant sans doute de cette conférence de presse 2012, furent les chiffres des ventes en Chine : Ce que vend Audi aujourd'hui seulement en Chine représente ce que vendait Audi dans le Monde en 1995. Plus de 400.000 véhicules.
Et la leçon de stratégie pour les constructeurs français est à lire ici : "Pendant dix ans, pas de croissance sur le marché européen, nous nous avons fait +30%". Et "26 mois de croissance consécutifs aux Etats-Unis", marché où les marques françaises sont absentes.
Comme le disait Laurent Burelle, Pdg de Plastic Omnium, l'exception automobile est l'Europe de l'Ouest. Car la demande mondiale est en progression de 7,2% à 66 millions voitures particulières. Et le plus gros marché est en Chine.
Rupert Stadler estime toutefois que "toute l'industrie à des défis importants" et que ses "clients premium attendent des prix stables". Mais il vise pour 2013, une marge dans la "fourchette haute 8-10%".
Pour cela, le groupe va déployer un programme d'investissements massifs (quand on génère 2,9 milliards de cash flow net, c'est plus facile), de 11,3 milliards d'euros, visant à renforcer ses sites en Allemagne, et dans le Monde (Mexique, et Chine)...
La promesse du groupe le "Made By Audi" quelque soit le lieu de production, avec des formations internationales par alternance et un standard pour la production. Une idée en Chine ? C'est "une nouvelle concession Audi qui ouvre toutes les semaines en 2013".
Audi se retrouve aujourd'hui avec une offre commerciale la plus grande depuis 30 ans et confirme la tendance mondiale à la demande de véhicule SUV, notamment dans le segment premium, un véhicule sur 3 d'ici 2030 selon le groupe allemand sera un SUV. Audi qui compte beaucoup aussi sur sa série A3 qui verra sa gamme s'étoffer prochainement. Une gamme qui lui permet en France notamment d'aller chercher des clients chez les constructeurs généralistes. Avec l'A1, c'est même 80% de conquêtes selon Luca de Meo, le responsable des Ventes et du Marketing d'Audi.
L'autre changement d'Audi, c'est l'apport italien. "Nous devenons de plus en plus italien, avec Ducati, cela commence à faire beaucoup d'italiens dans le groupe".
Le Design, c'est aussi avec la vision de ce qu'était Audi (cf les photos) et ce qu'il est aujourd'hui. Il y a 20 ans, 9 modèles, aujourd'hui 40 !
Et si l'on veut bien comprendre : cela prend du temps, design, segment premium, haut de gamme, investissements, technologies, services, réseaux, le groupe Audi que nous avons vu cette semaine, est issu de tous ces choix stratégiques.
A ce jour, ils portent leur fruits, et rien ne permet de penser que cela puisse changer dans le mauvais sens rapidement. Même s'il est vrai qu'en matière automobile, rien n'est jamais totalement figé, et les lignes peuvent bouger. La Chine qui a raté à ce jour sa domination dans le secteur automobile pourrait vouloir mettre fin à cette suprématie allemande. La maison-mère Volkswagen vient d'entre-apercevoir sous quelle forme cela peut arriver : Article du Point le 16 mars 2013 sur "La Chine cherche des poux à VW et à sa boîte DSG".
En attendant Audi continue son ascension.
Le seul "hic" trouvé chez Audi fut la composition du conseil d'administration 100% masculin et à la traduction de ma question en Allemand, mais "Pourquoi vous nous avez parlé autant d'innovation et qu'aucune femme ne se trouve au sein de votre Conseil d'Administration, cela paraît étonnant" ? Rupert Stadler comme le Directeur des Ressources humaines auront alors esquissé un petit sourire géné qui en disait long sur le fait qu'ils ne s'attendaient pas à cette question. Sans doute Audi pourra progresser dans ce domaine comme il a su le faire dans bien d'autres avec succès.
A suivre.
NB : En Allemagne, sans autoroutes où parfois la limitation de vitesse disparait, sans doute que Ni Audi, Ni Mercedes, Ni BMW n'auraient eu autant d'opportunités. Mais c'est déjà de l'histoire.
Lorsque l'on parle du secteur automobile, il faut éviter les approximations. Il en est une qui circule depuis longtemps dans nos têtes : l'industrie automobile va mal. Voyant les groupes PSA Peugeot Citroën sous assistance de l'Etat et Renault dépendre plus de Nissan et de Dacia que de sa propre stratégie commerciale, nous serions tenté de n'avoir que cette vision.
Et puis si l'on écoute un équipementier qui a su prendre le virage de la mondialisation, et réagir très vite lors de la crise économique et financière qui a débuté en 2007 (Plastic Omnium), on entend déjà un autre son de cloche : "l'automobile n'est pas cyclique elle est en croissance", c'est ce que dit sans ambages mon invité Laurent Burelle Pdg de Plastic Omnium qui a renforcé le visage international du groupe, pour capter la croissance de ce marché. (Interview Laurent Burelle Pdg Plastic Omnium diffusé sur la Web Tv www.labourseetlavie.com).
Nous voilà donc déjà loin des approximations, mais après un vol Paris - Munich le 11 mars 2013, et quelques kilomètres dans une grande berline noire en direction du siège d'Ingolsdadt, chez Audi, la marque premium emblématique du groupe Volkswagen, nous basculons dans un autre univers.
L'annonce par Audi lors de sa conférence de presse d'une prime à ses salariés de 8.030 euros et pour l'intéressement de 1.000 € est venu enfoncer le clou : la réussite automobile en Europe existe.
A l'est de la France ! En arrivant su siège d'Audi, coup d'eil aux voitures exposées dehors, des Audi, mais aussi des Lamborghini et des motos Ducati, l'allemand s'est "italianisé".
| Conférence de Presse Audi 12 mars 2013 |
Quel chemin parcouru depuis 20 ans, car la démonstration que fait Audi en ce jour, n'est pas le fruit du hasard, mais plutôt celui d'une sacrée volonté d'en arriver là et de pouvoir s'en féliciter devant le monde entier. Le musée à l'entrée du siège social d'Audi qui présente de nombreux modèles, certains de collections, d'autres rappellent d'où vient Audi, de loin si l'on se souvient de ses modèles avec de gros blocs plastiques en guise de pare-chocs. Ou encore plus loin de cette Audi 80 !
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| Audi 80 |
Mais même si la marge a baissé en 2012, quel autre constructeur automobile pourrait se plaindre d'une marge opérationnelle de 11% !
Audi a le vent de poupe. Ce qui lui permet de déclarer dans la voie de son Président Rupert Stadler : "Toutes les 22 secondes, nous faisons un nouveau client Audi heureux dans l'un de nos 100 marchés mondiaux".
Et le plus frappant sans doute de cette conférence de presse 2012, furent les chiffres des ventes en Chine : Ce que vend Audi aujourd'hui seulement en Chine représente ce que vendait Audi dans le Monde en 1995. Plus de 400.000 véhicules.
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| Siège Audi |
Et la leçon de stratégie pour les constructeurs français est à lire ici : "Pendant dix ans, pas de croissance sur le marché européen, nous nous avons fait +30%". Et "26 mois de croissance consécutifs aux Etats-Unis", marché où les marques françaises sont absentes.
Comme le disait Laurent Burelle, Pdg de Plastic Omnium, l'exception automobile est l'Europe de l'Ouest. Car la demande mondiale est en progression de 7,2% à 66 millions voitures particulières. Et le plus gros marché est en Chine.
Rupert Stadler estime toutefois que "toute l'industrie à des défis importants" et que ses "clients premium attendent des prix stables". Mais il vise pour 2013, une marge dans la "fourchette haute 8-10%".
Pour cela, le groupe va déployer un programme d'investissements massifs (quand on génère 2,9 milliards de cash flow net, c'est plus facile), de 11,3 milliards d'euros, visant à renforcer ses sites en Allemagne, et dans le Monde (Mexique, et Chine)...
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| Audi SQ5 TDI |
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| Audi A3 Sportback |
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| Ducati Hyperstrada |
Le Design, c'est aussi avec la vision de ce qu'était Audi (cf les photos) et ce qu'il est aujourd'hui. Il y a 20 ans, 9 modèles, aujourd'hui 40 !
Et si l'on veut bien comprendre : cela prend du temps, design, segment premium, haut de gamme, investissements, technologies, services, réseaux, le groupe Audi que nous avons vu cette semaine, est issu de tous ces choix stratégiques.
A ce jour, ils portent leur fruits, et rien ne permet de penser que cela puisse changer dans le mauvais sens rapidement. Même s'il est vrai qu'en matière automobile, rien n'est jamais totalement figé, et les lignes peuvent bouger. La Chine qui a raté à ce jour sa domination dans le secteur automobile pourrait vouloir mettre fin à cette suprématie allemande. La maison-mère Volkswagen vient d'entre-apercevoir sous quelle forme cela peut arriver : Article du Point le 16 mars 2013 sur "La Chine cherche des poux à VW et à sa boîte DSG".
En attendant Audi continue son ascension.
Le seul "hic" trouvé chez Audi fut la composition du conseil d'administration 100% masculin et à la traduction de ma question en Allemand, mais "Pourquoi vous nous avez parlé autant d'innovation et qu'aucune femme ne se trouve au sein de votre Conseil d'Administration, cela paraît étonnant" ? Rupert Stadler comme le Directeur des Ressources humaines auront alors esquissé un petit sourire géné qui en disait long sur le fait qu'ils ne s'attendaient pas à cette question. Sans doute Audi pourra progresser dans ce domaine comme il a su le faire dans bien d'autres avec succès.
A suivre.
NB : En Allemagne, sans autoroutes où parfois la limitation de vitesse disparait, sans doute que Ni Audi, Ni Mercedes, Ni BMW n'auraient eu autant d'opportunités. Mais c'est déjà de l'histoire.
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